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François Hollande : « Je laisserai un pays en bien meilleur état que je l'ai trouvé »

Rédigé par la rédaction le 20 Avril 2017 à 22:39 | Lu 512 fois

En déplacement dans le Lot ce jeudi, le chef de l'Etat a défendu son bilan à l'Élysée.


Loin des plateaux TVoùse retrouveront encore ce jeudi soirles onze candidats à l'élection présidentielle pour un ultime round avant le premier tour, François Hollande continue de son côté à sillonner les routes de France. Avant l'ouverture dimanche des bureaux de vote, le chef de l'Etat a souhaité aller à la rencontre des électeurs toute la semaine pour lancer des messages d'alerte  contre les risques que représentent selon lui certaines candidatures. Dans son viseur: Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

François Hollande profite également de sa tournée pour vanter le bilan de son quinquennat. C'était encore le cas ce jeudi dans le Lot, où le chef de l'Etat a choisi de faire halte. En marge d'une visite à l'Usine Andros dans la commune de Biars-sur-Cère, il a défendu les bonnes actions menées lors de sa présidence. «Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j'ai trouvé», a-t-il notamment déclaré en se félicitant de la hausse record des perspectives d'embauches annoncée par Pôle emploi mercredi . «Nous avons plus d'embauches, le chômage baisse, nous avons des investissements, une croissance qui repart», a tenu à souligner François Hollande.

«Je veux que mon successeur puisse, à partir de ce socle, aller plus loin, et ne soit pas tenté, comme certains l'expriment, de démolir, de déconstruire, de défaire ce qui a été engagé depuis cinq ans», a-t-il martelé devant la presse, méfiant face aux intentions de certains candidats. «Il n'y a rien de pire que ce jeu qui, par les alternances successives (consiste à) démolir ce qu'ont fait les prédécesseurs, en n'étant même pas capables de construire pour l'avenir

Pas de consigne de vote

S'il ne cache plus son admiration pour le jeune Emmanuel Macron , le chef de l'Etat laisse toujours planer le doute sur le nom qu'il glissera dans l'urne dimanche. «Ce que je sais en tout cas, c'est ce que je ne veux pas: un pays qui se coupe du monde, qui s'écarte de l'Europe, qui abandonne ses alliances, qui sème la division et le trouble alors que nous sommes devant une menace qui exige le rassemblement», a-t-il déclaré en référence aux programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.

Le candidat des Républicains, François Fillon, en a eu lui aussi pour son grade. François Hollande a mis en garde les électeurs contre les «purges qui ne sont pas nécessaires» proposées par le vainqueur de la primaire de la droite. «Nous avons fait les efforts indispensables pour être compétitifs mais aussi pour faire avancer le progrès social», a estimé le chef de l'Etat promettant que «des fuites en avant n'aboutiraient qu'à des crises supplémentaires ».

lefigaro