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François Hollande dit mesurer «le poids des contraintes»

le 15 Mai 2012 à 12:20 | Lu 567 fois

Dans son discours d'investiture, le nouveau chef de l'État a évoqué la crise économique que traverse l'Europe tout en promettant une présidence «impartiale», basée sur «l'espoir».


François Hollande dit mesurer «le poids des contraintes»
Solennité et gravité au palais de l'Elysée. Pour sa première allocution en tant que président de la République, François Hollande a dit mesurer «le poids des contraintes» auxquelles la France doit faire face: «Une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée, une Europe qui peine à sortir de la crise…» Pour autant, pas de fatalisme dans le discours du chef de l'État socialiste: «Les atouts de la France sont considérables», a-t-il assuré. Avant de s'envoler mardi après-midi pour Berlin, il a rappelé qu'il entendait «ouvrir une voie nouvelle en Europe», insistant sur la «nécessité» de «réciprocité» dans les échanges commerciaux de l'Union européenne avec l'extérieur.

Dans une prise de parole très politique, François Hollande est revenu sur ses engagements pris lors de la campagne. «L'Etat sera impartial parce qu'il est la propriété de tous les Français», a-t-il promis, assurant que «le pouvoir sera exercé au sommet de l'Etat avec dignité et simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements». Celui qui répétait à longueur de meeting qu'il ne serait ni chef de gouvernement, ni chef de majorité, pour mieux se distinguer d'un Nicolas Sarkozy souvent qualifié d' «omniprésident», a ajouté: «Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas» de tout, «pour tout et partout». «Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la Nation, le Parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance», a-t-il poursuivi.

La France «a besoin de rassemblement»
François Hollande a également insisté sur «l'unité de la Nation», la «première condition de la confiance retrouvée». La France «a besoin d'apaisement, de réconciliation, de rassemblement», a-t-il jugé. «Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes», a-t-il plaidé, insistant sur les «valeurs» de la République et rappelant qu'il «réaffirmerait en toute circonstance nos principes intangibles de laïcité» et lutterait «contre le racisme, contre l'antisémitisme et contre toutes les discriminations». Il a rappelé son intention de «revivifier la démocratie locale par un nouvel acte de décentralisation, susceptible de donner des libertés nouvelles pour le développement de nos territoires. Autres priorités , «la transition énergétique et écologique» et «le développement technologique et pour l'innovation».

François Hollande a terminé son discours d'investiture en rendant hommage à ses prédécesseurs à la tête de l'Etat, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac, en passant bien évidemment par François Mitterrand, «qui fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social». Service minimum en revanche pour Nicolas Sarkozy, à qui François Hollande a simplement adressé ses «vœux pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui»… Et de conclure: «Mesdames, messieurs, je veux servir une grande cause, le rassemblement, le redressement, le dépassement, et l'espoir doit en être le fil conducteur».


Par lefigaro.fr


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