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Fronde contre le projet de loi portant sur les universités : Le Saes prévoit une marche nationale dans trois jours

Depuis qu’un projet de loi portant sur les universités a été annoncé, le Syndicat automne de l’enseignent supérieur (Saes) et le ministre de l’Enseignement supérieur ne parlent plus le même langage. En effet, même si le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane considère cette nouvelle loi comme «le vecteur d’un partenariat dynamique entre l’université et l’entreprise pour une meilleure ouverture sur le monde du travail», le Saes soutient fortement le contraire. En ce sens, il affûte des stratégies pour combattre cette loi qu’il juge «dangereuse pour un bon fonctionnement des universités qui peinent d’ailleurs à s’adapter aux multiples réformes dont elles deviennent victimes».


Rédigé par leral.net le Mardi 13 Janvier 2015 à 13:15 | | 4 commentaire(s)|

Fronde contre le projet de loi portant sur les universités : Le Saes prévoit une marche nationale dans trois jours
Moustapha Sall, chargé des revendications du Saes est revenu, lors de la conférence de presse organisée par le syndicat, hier, sur les méfaits de cette nouvelle loi adoptée par l’Assemblée nationale le 26 décembre 2014. «Ce qui nous dérange dans ce projet de loi c’est qu’elle va complètement basculer les universités nationales sous la botte du pouvoir politique, car en réformant le statut des universités on leur fera perdre l’autonomie.

La preuve c’est qu’on nous convoque demain dans un cafouillage extrême pour étudier le projet de loi cadre qui est déjà voté», explique M. Sall. Ce dernier d’indiquer, par ailleurs, qu’au niveau du conseil d’administration qui gère l’université, la nomination de 20 membres dont 10 du monde socio-professionnel nommé par le ministre affectera négativement l’administration des universités. Administration, renseigne le syndicat, qui va être structurée «autour du conseil d’administration, du conseil académique et du rectorat qui, en conséquence, deviendra une institution administrée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Fonction publique, mais aussi d’un conseil académique constitué par des universitaires incompétents qui ne tarderont pas à handicaper le bon fonctionnement des universités».

Cependant, face à ce phénomène, le syndicaliste informe : «Le Saes est déterminé et s’engage dans une guerre totale pour combattre ce projet de loi. D’ailleurs, nous envisageons une marche nationale d’ici trois jours et des débrayages continuelles pour la défense de l’école et de l’université».

Yankhoba Seydi, coordonateur du Saes, d’ajouter que «ce tissu de mensonge que le ministre vient de publier a travers un communiqué dans la presse disant que le projet est en phase de validation parce qu’il a été examiné par toutes les instances nationales est un grand mensonge ministériel, car ça n’a jamais été le cas. Les assemblée ont rejeté ce texte». Sur ce, il atteste que le ministre a fait adopter ce texte sans l’avis des différentes instances nationaux qui sont démocratiques et le personnel de recherche. Moment pour M. Seydi de rappeler que «l’enseignement supérieur ne peut avancer sans la recherche».

Le Populaire






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