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G20: Les Chinois privent Obama de tapis rouge

le 5 Septembre 2016 à 14:25 | Lu 5251 fois

Pour le dernier voyage en Chine de sa présidence, Barack Obama a été privé de tapis rouge à son arrivée au sommet du G20 de Hangzhou, samedi 3 septembre. L’image du président descendant d’Air Force One par une porte basse et un escalier court, qu’il utilise quand il arrive dans un pays à risques, a nourri les débats. Les chefs d’Etat qui l’ont suivi ont emprunté l’escalier d’honneur recouvert d’un tapis rouge. Ce « red carpet gate » (« scandale du tapis rouge ») reflète les frictions entre les Etats-Unis et la puissance chinoise.


Le quotidien hongkongais South China Morning Post, moins neutre depuis qu’il est aux mains de Jack Ma, le patron du géant chinois Alibaba, a révélé que les Américains avaient exigé à l’aéroport un opérateur d’escalier mobile parlant anglais, pour qu’il puisse comprendre les consignes des agents américains. Les Chinois n’ayant pu en dénicher un, les Américains se sont passés de leurs services.

Les couacs protocolaires ne se sont pas arrêtés là. Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale de M. Obama, a été empêchée un moment de rejoindre le président. Puis une responsable de la presse de la Maison Blanche s’est accrochée avec un officiel chinois. « Vous êtes en Chine, c’est notre aéroport »,lui a lancé celui-ci. La blogosphère nationaliste chinoise en a fait un héros.

Une nouvelle algarade a éclaté entre les agents de sécurité américains et les officiels chinois samedi après-midi, cette fois pour l’accès au lieu des discussions entre M. Obama et son hôte, le président Xi Jinping. « On a craint un moment que la confrontation devienne physique », a écrit un journaliste du New York Times. Dimanche, la révélation d’un tweet de l’agence de renseignement du Pentagone, la Defense Intelligence Agency (DIA), diffusé samedi, a relancé la polémique : « Toujours aussi classe, la Chine ! », y lisait-on. La DIA s’est depuis « excusée ».
M. Obama a rappelé que, si les Etats-Unis ne transigeaient pas sur l’accès de leurs journalistes, l’« empreinte » sécuritaire de ses déplacements pouvait parfois déconcerter les pays hôtes : « Nous avons beaucoup d’avions, d’hélicoptères, de voitures , de personnel », a-t-il expliqué, avant de chercher à rassurer sur la bonne santé des relations des Etats-Unis avec la Chine.
Le Monde


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