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« G7 », des branquignoles déguisés en Samouraïs ! - Par Alioune Badara Niang


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Mai 2015 à 14:49 | | 6 commentaire(s)|

« G7 », des branquignoles déguisés en Samouraïs ! - Par Alioune Badara Niang
A la franche rigolade suite à la vaguelette du bonimenteur sec(k) des faubourgs nord du Sénégal (qui pourra l’absoudre des deals multiples qu’il trimballe comme autant de marmites sonores et rebondies ?), sombrant dans sa sempiternelle posture du « tous pourris » pour tenter de guignoliser l’opinion mais surtout de nihiliser les efforts du pouvoir en place, se succèdent la consternation et un ferme agacement en voyant les manœuvres de prétentieux politocards (lui et les autres !) qui ambitionnent vulgairement de « sauver le pays ». Éperdument démagogique hein ! Ont-ils perdu la boussole, ces petits excités mal habillés ?

Pas seulement. A vrai dire, s’opposer (ou pas) à Macky Sall est un droit. Le faire avec des arguments objectifs devrait être un devoir. Mais une montée populiste avec 7 faussaires qui usurpent une belle expression, pour se mettre au service de la réaction, pensant que les sénégalais sont bons à tondre et à avaler des couleuvres à la sauce langue de bois, ce n’est pas à la hauteur.

Et manque de chance ! Car comme tous ses semblables, ce « Front Anti Macky » a les apparences de la vraisemblance, il produit au premier abord un saisissant effet de vérité, mais il procède d’une entreprise de veulerie, dont il ne faut pas être dupe. Et ça sent le déjà vécu à l’image d’une hydre qui se renouvelle, c’est pourquoi bien peu de gens persistent à nier que la situation de ces « frontistes » est désespérée et ne manquent même, sèchement, d’invoquer Audiard : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » !

Des conneries au quotidien sur la scène politique sénégalaise qui justifient donc qu’ Idrissa Seck, Mamadou Diop, Cheikh Bamba Dièye, Pape Diop, Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé et Djibo Ka , soient béatement persuadés qu’avec cette nouvelle alliance, ils auront un meilleur destin alors qu’il faut bien reconnaître qu’en dehors de leur concierge, avant les étrennes, personne d’autre qu’eux, n’y croit. Pardi !

Hum ! Tout ce que promettent ces fanatiques de l’optimisme béat est-il bon à prendre ? À mon avis, non. Ceux qui ont deux sous de jugeote savent très bien ce qui se trame derrière cette plateforme circonstancielle, mais tant pis, allons-y voir ces goulots qui l’étranglent. L’exercice, du reste, est aussi éclairant qu’amusant.

1. L’ombre (pénalisante) qui surgit du Parti démocratique Sénégalais …
S’il y a bien une chose frappante, c’est qu’en dehors du « sans grade » Cheikh Bamba Dieye, tous les autres leaders qui composent cette alliance (alliage, faut dire !) sont issus du (défunt) Parti Démocratique Sénégalais ou sont des transfuges de l’ancienne majorité présidentielle. Pour l’arithmétique élémentaire, sur les 12 ans de magistère du voyoucrate Wade, ces rescapés (caduques wadistes) y comptent entre 8 et 10ans ou plus, de règne dans plusieurs départements ministériels. Avec le piètre résultat que l’on connait : Gabegie, détournements, scandales. Bref, un bilan négatif à tout point de vue qui prouve que ces personnages de comédie politique à la moralité « tortueuse » et adeptes du syndrome de la girouette, sont tous nuls et qu’il n'y en a pas « un pour racheter l'autre » ; De même l’ illustration qu’ils ne sont pas dignes de confiance, qu’ils n’ont absolument pas l’étoffe d’homme d’Etat, encore moins de « sauveur » d’un pays en marche vers l’émergence (ah, j’allais oublier ce détail délicieux). Ils marchent sur la tête et ne comprennent pas qu’ils ne peuvent pas être la solution parce qu’ils sont le problème. Rien que ça !

2. L’inconfort de sauver un pays pas en danger
Sur un ton condescendant (et pif), cette bande de guignols en dépression avérée, promet de « sauver le Sénégal » (et paf) en infligeant une défaite cuisante au pouvoir de Macky Sall (et vlan). Un objectif illusoire, vu leur rejet de la part des Sénégalais, sans compter qu’un discours pareil, une telle suffisance, constitue la plus éclatante des démonstrations de la nature véritable de ces rêveurs assoiffés de sommeil, habitués des jeux d’alliance et de chaises musicales (CPC- Cadre Permanent de Concertation, FSS - Front Siggil Senegaal, CA 2000, BSS-Benno Siggil Senegaal...). A mon avis, se présenter ostentatoirement en sauveurs d’un pays stable avec des acquis concrets, et dans le même temps s’abrutir de dérivatifs plus stupides les uns que les autres, n’est rien d’autre que se contenter de provoquer cyniquement la bonne société pour augmenter une visibilité médiatique. Oui, décidément, ce « Front Anti Macky » est faussement ambitieux car nous savons tous qu’il n’existe pas de souffrance encore moins de colère au Sénégal dans lesquelles, il peut s’enraciner. Loin s’en faut. Le pays est entre de bonnes mains, celles du Président Sall (il n’y a qu’eux pour nier cela).

3. Une offre politique inexistante
De ce qui précède, il est clair et visible que ce «Front Anti Macky » conclu n’a qu’une portée électorale (elle concourt uniquement pour plus d’assise et d’audience populaires, renforcer leurs capacités de briguer et d’engranger le maximum de suffrages), et encore limitée. Elle n’est en rien porteuse d’un programme ni d’un projet de gouvernement. Ces gens gagneraient (nécessairement) donc à actualiser leur discours et rentrer dans un autre débat et non pas se contenter de proclamer leur désir de changement car leur haine du Président Sall ne convainc vraiment pas. Et le peuple l’a compris.

4. Le choc des ambitions personnelles
Il s’y ajoute le choc des ambitions avec l’exemple d’Idrissa Seck (son « cas » décidément s’aggrave et son obsession du fauteuil de Macky pourrait bien être une maladie honteuse encore plus grave que ne la diagnostiquent ses pires ennemis !) qui n’aime pas partager la lumière. Le chef, c’est lui. Ça devrait d’ailleurs pimenter le jeu interne de cette plateforme ! Et comme il est né pour être président de la République tel qu’il se targue fièrement sans aucune modestie, il cherchera d’en faire un pis-aller, ce qui serait plus que gênant pour ses « amis » Abdoulaye Baldé, Pape Diop, Karim Wade et les autres, qui aspirent eux aussi à la Magistrature suprême.

Aussi vrai que glaçant ! N’est –ce pas ce même Idrissa Seck qui refusait de siéger avec Djibo ka dans un même gouvernement ? (Ah ben oui ! mais chut faut pas ébruiter l’affaire). Visiblement, ce n’est pas le même sentiment s’agissant d’une alliance du «tous contre Macky » ! D’où la confirmation (malheureusement) que l'amitié en politique fluctue souvent en fonction des intérêts personnels (et des échéances électorales) au mépris de ceux du peuple qu’on se vautre à tournebouler.

Indubitablement, un choc des égos aura bien lieu et prendra le pas sur la confrontation des idées. Donc une tradition de la guerre des chefs qui risque de relancer, la célèbre « machine à perdre» et élever la technique de l’échec au rang d’art. De la peine pour « sauver le pays» ?

Le constat est là : Au manque de charisme maintenant évident des amibes hideuses de ses politocards avec leurs assauts ridicules contre Macky Sall, il faut aussi ajouter leur décontraction complète vis-à-vis des problèmes réels des Sénégalais, ce qui aide évidemment à leur donner, même de loin, une stature de branquignoles, c’est à dire d’individus peu sérieux, sur lequel on ne peut pas compter… J’ai peur que d’une manière ou d’une autre, 2017 ne soit la « deadline » pour leur retraite … (J’espère ne pas être trop optimiste en accordant ce délai …). Qu’importent donc les manœuvres politiques car le réveil est fait : Les sénégalais en ont marre de toute cette engeance et se refusent absolument à ingurgiter le remède de ces marchands d’orviétan. Sûr que ce « G7 » de Tartuffes est l'espoir de... Macky !

aliounebadaraniangjunior@gmail.com






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