leral.net | S'informer en temps réel

GARDÉE A VUE AU COMMISSARIAT CENTRAL POUR LE MEURTRE D’UNE FRANçAISE: La dame Aïda Camara avoue et se suicide

La présumée meurtrière de la Française Marie-Claude Emonet s’est suicidée hier jeudi 27 novembre 2008, dans le violon de la police centrale de Dakar. Des sources policières renseignent qu’elle s’est pendue à la porte de la cellule. Avant de passer à l’acte, elle a écrit des mots d’adieu adressés à sa famille, sur les murs du violon. Le corps sans vie a été déposé à la morgue de l’hôpital Le Dantec et une autopsie a été ordonnée pour révéler les causes exactes de la mort.


Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Novembre 2008 à 18:28 | | 0 commentaire(s)|

GARDÉE A VUE AU COMMISSARIAT CENTRAL POUR LE MEURTRE D’UNE FRANçAISE: La dame Aïda Camara avoue et se suicide
« Pardon mon mari, pardon mes enfants ». Ce sont les derniers mots qu’Aïda Camara a laissés sur les murs de la cellule du commissariat central de Dakar où elle était gardée à vue. Avant de mettre fin à sa vie, Aïda Camara s’est bandée les yeux avec un tissu blanc. Sans doute, pour affronter ces terribles moments qui accompagnent la fin d’une vie qui a brusquement basculé dans le noir. En fait, le destin d’Aïda Camara a commencé à basculer le jour même où le corps sans vie de la Française a été découvert au petit matin de la journée du vendredi 21 novembre aux Hlm Grand-Yoff. La Française, Marie-Claude Emonet, a été trouvée morte à l’intérieur de sa voiture 4X4, étalée sur la banquette arrière de sa Land Cruiser garée devant une villa non loin du stade Léopold Sédar Senghor. Les commissaires de Grand-Yoff et des Parcelles assainies ainsi que les sapeurs-pompiers de la Caserne des Parcelles assainies, appelés, rappliquent sur les lieux. Aucune trace de blessure n’a été retrouvée sur le corps. Ce qui a d’ailleurs fait penser à un empoisonnement. Pas une goutte de sang encore moins de désordre notés dans le véhicule. Après les constatations matérielles d’usage effectuées par les policiers, les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps à la morgue de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’Observateur qui avait enquêté sur cette mort évoquait d’ailleurs dans son édition du samedi 22 novembre le mystère qui entoure cette affaire. En effet, Marie Claude Emonet, âgée d’une cinquantaine d’années, habite à la Gueule Tapée. Mais elle a été retrouvée morte dans un quartier où on ne la connaît pas. Par contre Marie-Claude Emonet connaît bien le Sénégal. Elle qui était associée à un Sénégalais dans un célèbre restaurant bien couru établi au quartier résidentiel de Dakar, le Point E. Badou Bèye, avec qui elle était en affaire. Qui est en même temps le beau-frère d’Aïda Camara n’en revient toujours pas. « Je suis consterné. Je ne comprends pas », lâche-t-il au téléphone, sur fond d’un long soupir désespéré. Visiblement, l’enquête ouverte par la police est allée très vite. Soixante-douze heures après les faits, les enquêteurs de la Sûreté urbaine tenaient déjà une piste sérieuse : celle qui a mené tout droit à Aïda Camara. Qui a sans doute été trahie par ses empreintes digitales et…ses derniers coups de fil. Coincée par les enquêteurs, elle se met à table et explique comment elle a attiré la Française à Bel-Air pour ensuite mettre fin à ses jours en…l’empoisonnant.

Un mystère en chasse un autre…

Si le mystère de la mort de la riche Française a été élucidé, les circonstances dans lesquelles elle est passée à cet acte de désespoir suprême restent encore floues. Et la désolation se lisait hier sur les visages de policiers du Commissariat central où régnait un silence de Cathédrale dans la matinée d’hier. Quid des raisons de ce développement tragique de l’affaire du meurtre de la Française Marie-Claude Emonet ? Qu’est ce qui a poussé Aïda Camara à mettre fin à sa vie. « Elle était dans un désarroi total depuis son arrestation », nous confie une proche de l’enquête. Qui ajoute que « la femme a craqué ». Mais des sources plus sérieuses avancent qu’elle n’a pas supporté de voir son conjoint être mêlé à l’affaire alors qu’elle a tout fait pour prouver son innocence. Elle a même refusé de signer le procès-verbal d’interrogatoire, de même que son époux. Tous les deux jugeant que leurs propos n’avaient pas été fidèlement rendus lors de l’enquête préliminaire.

En tout cas, l’enquête ouverte pour faire la lumière sur cette affaire ne devrait pas tarder à révéler la vérité sur cette affaire. « Les policiers qui étaient de garde dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 seront entendus dans les jours à venir sur procès-verbal pour les besoins d’un rapport sur la mort de la femme », expliquent les mêmes sources.

Il faut du reste dire que le commissaire central qui a été informé des faits a alerté les Sapeurs-pompiers pour les besoins du constat. Après ces formalités, le corps a été acheminé à la morgue de l’hôpital Dantec. Une autopsie a été ordonnée pour se faire une religion…scientifique sur les causes réelles de sa mort.

Source: L'observateur






Hebergeur d'image



Hebergeur d'image