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Gabon: appel à l’insurection de l’opposition: « Les auteurs de ces actes ainsi que les le médias qui en assurent le relais devront répondre devant les juridictions compétenctes. Foirces reste à la loi » Alain Claude Billie By Nzé

le 20 Décembre 2014 à 19:58 | Lu 153 fois

Nous publions in extenso la déclaration du porte parole de la présidence, faite au cours de la conférence de presse hebdomadaire du 18 décembre 2014


Gabon: appel à l’insurection de l’opposition: « Les auteurs de ces actes ainsi que les le médias qui en assurent le relais devront répondre devant les juridictions compétenctes. Foirces reste à la loi » Alain Claude Billie By Nzé
CONFERENCE DE PRESSE DU JEUDI 18 DECEMBRE 2014


ORDRE DU JOUR

I/- AGENDA DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A/- LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RENCONTRE LES RESPONSABLES RELIGIEUX

B/- LA PRESENTATION OFFICIELLE DU PROGRAMME GRAINE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II/- ACTUALITES ECONOMIQUES ET POLITIQUES

A/- REGLEMENT PAR L’ETAT DE LA DETTE DUE AUX ENTREPRISES

B/- MENACES D’INSURRECTION D’UNE CERTAINE OPPOSITION

I/- AGENDA DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A/- LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RENCONTRE LES RESPONSABLES RELIGIEUX

Dans le prolongement des échanges engagés avec les différents corps sociaux de notre pays, le Président de la République recevra les confessions religieuses le samedi 20 décembre 2014.

B/- LA PRESENTATION OFFICIELLE DU PROGRAMME GRAINE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le lundi 22 décembre 2014, le Président de la République présidera la cérémonie de présentation du programme GRAINE qui porte sur l’agriculture.

Cette rencontre rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte Social.

Des ONG, associations et coopératives intervenant dans ce domaine y seront conviées par les voies autorisées.

II/- ACTUALITES ECONOMIQUES ET POLITIQUES

A/- REGLEMENT PAR L’ETAT DE LA DETTE DUE AUX ENTREPRISES

Suite aux très hautes instructions du Président de la République, le Gouvernement vient de dégager une enveloppe de 155 milliards de francs CFA en vue de régler la dette due aux entreprises au terme d’un audit réalisé par la Direction Générale du Contrôle des Ressources et des Charges Publiques.

Une démarche de bonne gouvernance financière qui a été saluée par la mission du FMI au Gabon.

Avec le versement de cette somme, l’Etat porte à plus de 540 milliards de francs CFA les versements aux entreprises.

B/- MENACES D’INSURRECTION D’UNE CERTAINE OPPOSITION

Depuis plusieurs jours, certains acteurs politiques appellent à des manifestations insurrectionnelles. Ces appels sont relayés par une certaine presse proche de l’opposition.

Il est à rappeler que le peuple gabonais, en organisant en 1990 la conférence nationale, avait opté pour un système politique pluriel et démocratique.

Ces pourparlers politiques nous ont permis de mettre en place des institutions de gestion et de régulation de notre société. En démocratie le choix des dirigeants se fait sur la base des élections libres et transparentes.

Ce système politique dynamique connaît chaque fois des évolutions dont la dernière demeure la confection de la liste électorale à partir des données biométriques.

Les élections locales de 2013 organisées sur la base de cette liste n’ont pas donné lieu à plusieurs recours comme par le passé.

Les pouvoirs publics qui se satisfont de ces avancées, ne ménageront aucun effort pour améliorer davantage l’organisation des élections dans notre pays.

Malgré les progrès enregistrés, il est surprenant de constater que certains acteurs politiques, en mal de popularité et incapables d’affronter le suffrage universel, en viennent à prôner la haine, la xénophobie, la violence, la déstabilisation de nos institutions, et préconisent le renversement de celles-ci par la force. Ce qui s’appelle un coup d’Etat.

Ces putschistes sont sans ignorer que des actes d’insurrection sont prévus et punis par la loi gabonaise.

Par conséquent, les auteurs de ces actes ainsi que les médias qui en assurent le relais devront en répondre devant les juridictions compétentes. Force restera à la Loi.

Ces acteurs politiques, habités par des élans putschistes, appellent certains pans de la jeunesse gabonaise à des manifestations de rue, alors que dans le même temps, leurs propres enfants poursuivent des études dans des universités à l’étranger grâce à la fortune accumulée lorsqu’ils étaient aux affaires.

Les manifestations d’étudiants auxquelles nous assistons ces derniers temps n’ont aucun lien avec des revendications académiques ou sociales. Elles se caractérisent en outre par des violences et voies de faits qui ont conduit à des interpellations et à des incarcérations de leurs auteurs présumés. Ces auteurs présumés ont pour noms OLLO, ONDO, KOUMBA, mais jamais PING ni MYBOTO.

Doit-on penser que le destin de certains de nos enfants serait la prison, tandis que celui des autres, les enfants de ces anciens barons, serait la réussite ?

Il est tout aussi surprenant que ces appels à l’insurrection interviennent au moment où nous observons par ailleurs la radicalisation de certains syndicats, alors même que le Gouvernement de la République est en pleine négociation sociale globale avec les partenaires sociaux, sur les très hautes instructions du Président de la République.

C’est le cas par exemple des perturbations observées dans la distribution des carburants qui sont la traduction de la radicalisation de certains leaders de l’ONEP à maintenir coûte que coûte la grève, même si des emplois et l’économie nationale devaient en être menacés.

Ces façons de faire masquent mal les objectifs politiciens de ces leaders syndicaux.

Le Président de la République interpelle l’opinion nationale sur la gravité de ces actes dont la persistance pourrait perturber le fonctionnement de notre Administration, ralentir notre processus de développement, menacer la paix à laquelle nous sommes tous attachés, et la stabilité de nos institutions.

Le Président de la République, qui condamne toute forme de violence, demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions utiles afin de garantir la sécurité des personnes et des biens, la libre circulation, l’ordre public et le fonctionnement régulier des services de l’Etat.

Par ailleurs, certains médias internationaux, comme France 24, diffusent sur leurs sites des vidéos qui trompent la réalité des faits sur le campus universitaire de l’USTM.

Il est à rappeler, que les étudiants interpelés par la justice à l’USTM, sont poursuivis pour des violences inacceptables sur d’autres étudiants, au nom d’un soi-disant bizutage. Ce sont des faits graves réprimés par le code pénal gabonais aussi bien que par le code pénal français. Aucune manifestation de rue, aussi violente soit-elle, ne peut absoudre la responsabilité des auteurs de tels actes.

Il en est de même des violences et voies de faits observées hier et aujourd’hui à Libreville, et dont les auteurs se présentent comme des leaders et activistes étudiants. Les auteurs de ces actes en répondront devant les juridictions compétentes.

http://www.gabon-infos.com/