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Gambie : Jammeh fusionne l'armée avec la police

Le Président Yahya Jammeh a décidé de fusionner la police d’intervention de son pays avec l’armée. La mesure, annoncée mercredi, veut que désormais, tous les policiers de la PIU soient transférés dans l’armée gambienne avec effet immédiat, sans donner plus d’explications. Il revient maintenant au général Saul Badjie, le chef d’Etat-major de l’armée gambienne, de matérialiser cette fusion que Jammeh veut rapide.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Août 2016 à 09:46 | | 1 commentaire(s)|

L’Etat-major de l’armée, la direction de la police secrète de la NIA et le commandement de la police d’intervention gambienne se sont rencontrés, mercredi après-midi, pour discuter de la mise en œuvre de cette fusion voulue par Yahya Jammeh qui est très remonté contre ses troupes. Selon EnQuête, l’homme fort de Banjul ne comprend toujours pas pourquoi ses fidèles n’arrivent pas à mettre la main sur « le commando de pyromanes », qui met le feu à ses biens les plus symboliques, sans être inquiété. Depuis deux semaines, rappelle le journal, un commando de pyromanes incendie à certains biens de Jammeh triés sur le volet, provoquant ainsi une ambiance électrique entre le palais de Banjul et la retraite de Kanilai, les deux repaires de Yahya Jammeh. Jusqu’ici non identifié, le commando de pyromanes s’en est d’abord pris au dépôt d’hydrocarbures du Président et de ses associés situé à Abuko.

L’installation et les camions citernes qui s’y trouvaient ont été carbonisés. Trois jours plus tard, le même commando qui, selon des témoins, circule toujours à bord d’un véhicule rouge, mettait le feu à la station Total de Bakau, l’une des plus lucratives de la chaîne de stations acquises au forceps par le Président gambien depuis deux ans. Mais le commando de pyromanes a surtout fait fort, dans la nuit de jeudi dernier, lorsqu’il a brûlé l’immeuble abritant le quartier général du parti de Yahya Jammeh, à Kanifing. Les assaillants ont neutralisé puis ligoté les quatre vigiles avant de brûler le bâtiment, un R+1 et tous les équipements qui s’y trouvaient.

D’habitude prompts à mettre la main sur leurs compatriotes pour calmer Yahya Jammeh, le journal rapporte que les enquêteurs de la police secrète de Banjul font pour l’instant face à un mur épais dans ce nouveau feuilleton où aucun Gambien n’a encore été interpellé, deux semaines après le premier incendie criminel. Est-ce la raison pour laquelle Jammeh veut fusionner la police d’intervention avec l’armée ? Donnons notre langue au chat.








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