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Gare routière des Baux maraichers de Pikine: Ébola hante le sommeil des usagers

Le premier cas du virus hémorragique Ebola décelé dans notre pays n’a pas été sans conséquences à la gare des Baux maraîchers de Pikine. Il a entraîné un changement de comportement et la prise de mesures préventives.


Rédigé par leral.net le Dimanche 31 Août 2014 à 11:22 | | 3 commentaire(s)|

Gare routière des Baux maraichers de Pikine: Ébola hante le sommeil des usagers
La gare routière n’était pas tellement grouillant de monde hier Au restaurant d’Awa Diop, les employés s’affairent autour du dîner. L’une d’elles verse sur la véranda du restaurant un liquide composé d’eau et de sel. La patronne nous renseigne que c’est pour chasser les mouches qui pullulent. Le marché au poisson qui est à moins de 30m des lieux est indexé. Depuis que le premier cas d’Ebola est déclaré, la restauratrice est sous la hantised’une contamination. «Je savais que tôt au tard, le virus allait faire son entrée au Sénégal du fait de la porosité des frontières. J’avoue que j’ai très peur, car n’importe quel type de personne fréquente le restaurant. A défaut de savoir qui est qui, on a renforcé le dispositif d’hygiène et changé de comportement. Maintenant la tasse qui a servi à un client estaussitôt lavée avec l’eau de javel. Sait-on jamais», a-t-elle fait savoir. Au garage des véhicules en partance de Tambacounda, c’est aussi la psychose. A la zone de stationnement des véhicules en partance pour Tambacounda, non loin de la frontière avec la Guinée, le chauffeur M. Dioum a partagé une information de taille «La fermeture des frontières ne sert pas à grand-chose pour qui connaît les méthodes employées par les ressortissants d’un pays limitrophe. Si vous avez une fois entendu parler de chauffeurs «baffé», sachez que ce sont ceux qui servent d’éclaireurs aux voyageurs qui contournent les frontières pour passer par la brousse en marchant. La longueur de la distance est loin d’être un facteur contraignant pour eux. Ils peuvent dévorer plusieurs centaines de kilomètres en quelques heures sans se fatiguer.» Lui emboîtant le pas, son collègue raconte : «Hier, j’ai croisé vers Mbour un homme âgé qui avait son «Thiaya» pantalon bouffant tacheté de sang. J’ai aussitôt pris mes jambes à mon cou. C’est par la suite qu’on m’a dit qu’il souffrait d’hémorroïde.»

Des mesures préventives

Du côté de l’administration de la gare et bien avant l’apparition du virus, des mesures préventives avaient été prises. C’est dans ce cadre qu’en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’action sociale, une cinquante d’agents a été déployée sur les lieux pour sensibiliser les usagers. Des bouilloires, des sceaux et des produits détergents et antiseptiques ont été mis à la disposition des usagers.

L'Obs






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