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Gestion de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar: Entre faits et Fables


Rédigé par leral.net le Lundi 20 Mars 2017 à 02:37 | | 0 commentaire(s)|

Les constructions métaphysiques pour masquer les erreurs dans la gestion de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, les arguments irrationnels et les artifices d’alliances opportunistes et réactionnaires à la dynamique et au leadership transformationnel du Bennoo Bokk Yaakhaar, au-delà du manège politicien lèvent un coin du voile de la nature frigide d’une certaine frange de la population sénégalaise, notamment à Dakar. Celle-ci est insatiable, imprévisible, versatile à souhait selon les intérêts du moment. Sinon comment typer un Sénégalais qui ose sans sourciller, dénier au Président Macky Sall et à son gouvernement, une vision pour le Sénégal et un bilan élogieux au regard du lourd passif politique, socio-économique, du Sénégal de 2012, au point qu’il puisse  craindre de potentiels adversaires poids plumes et de surcroît dépourvus de culture, de sagesse et d’intelligence politiques, plus est encore de parcours politico-social et d’expertises requises à un tel niveau élevé de responsabilité. Non dans un conflit le Sénégalais ne juge pas souvent mais il prend parti,  il préfère  philosopher sur les effets du problème plutôt que sur les causes,  il met en avant  ses sentiments, l’accent sur le sensationnel plutôt que d’user de sa raison et de cognitif.
Ainsi il y a eu beaucoup de tentatives d’affabulation des faits sur la caisse d’avance de la Mairie  mais qui au bout du compte se sont avérées trop  insinuantes sur l’intégrité morale des auteurs mêmes d’un tel exercice périlleux. Aussi voudrions nous faire la part des choses entre faits et Fables par devoir de vérité.
1)les faits :
  Ce dont il s’agit à la ville de Dakar et qui est concevable dans le budget de toutes organisations dont le bon fonctionnement l’exige,  est bien une Régie ou  Caisse d’avance qui respecte les règles de comptabilité publique.
L’autre fait est que il n’existe pas dans la nomenclature du budget communal un chapitre « Fond spécial » ni  « caisse noire » ou « Fond politique » dédié à un Maire qui n’est qu’un Conseiller élu sur une liste électorale  et choisi par ses pairs parmi  tant d’autres. Alors au nom des principes basiques de la démocratie compétitive, une caisse noire ou des Fonds politiques ne sauraient être retenus, de même qu’un statut particulier du Maire,  dans une gestion directe à la base et c’est une aberration notoire que de servir de telles arguties inspirées par un instinct de conervation.
 Un autre fait gravissime est qu’on a géré la caisse d’avance de la Mairie de Dakar  sur des méthodes  et pratiques d’une caisse d’avance en donnant des justificatifs pour sa réalimentation tout en la prenant et en usant de ses fonds comme si c’était une Caisse noire ou un Fond politique : les justificatifs fournis ne justifient rien selon les éditeurs or les décaissements sont effectifs.
Il découle alors de cela un fait irréfutable qu’il y a bel et bien malversation ou détournement d’objectifs
2)Les fables
----Mes « prédécesseurs » l’ont toujours fait, j’ai fait comme eux, l’implacable vérité de la similitude, du loup
---- Avec le GIE écran on a ressuscité un mort pour le faire vendre du riz et du mil, il serait donc sur réaliste de voir que du riz  et du mil puissent être livrés et réceptionnés par des vivants.
----l’allégation insolite selon laquelle les sommes dépensées ont été destinées à des personnes que la pudeur empêche de citer alors que dans le Budget de chaque commune il existe déjà des lignes budgétaires connues sous le vocable secours ou assistance aux indigents, aux lieux de culte, aux ASC, gérées par la commission sociale, indépendamment des interventions d’autres commissions telles celles de l’Education, de la Santé, des Sports etc…
----l’acharnement ou le complot politique : alors bon sang ! est-il logique de se positionner confortablement dans le champ politique en affichant ses ambitions politiques , en déroulant sa stratégie politique contre ses adversaires et se plaindre ou refuser qu’on vous apporte la riposte sur votre propre terrain de prédilection ? Non, soyons sérieux et fair play, quand on est professionnel politique, on ne sait rien faire d’autre que la politique, il faut souffrir qu’on vous combatte avec des armes politiques, si d’aventure cela était le cas.
La fable c’est aussi la comparaison désobligeante et attentatoire à l’éthique Républicaine d’un  Maire au Président de la République,  au Président du Parlement ou au Premier Ministre dont les fonds politiques, logés dans leurs institutions par la loi, répondent à des obligations internes et externes de portefeuille budgétaire, à la fois  diplomatique et protocolaire, au nom de la République toute  entière. Ici encore le caractère discrétionnaire  relève de la posture abstraite de l’Etat impersonnel même incarné.
Enfin l’autre facette de la Fable consiste à taxer à tort , la justice d’être manipulée à des niveaux parfois de traitement des dossiers où le juge du siège, seul habilité à rendre un jugement, encore contestable,  n’est pas encore en possession du dossier. Faut-il le souligner, le fait est que tout ce qui est en amont du jugement ou en aval de la chose jugée, n’est plus du ressort de la justice. Nos hommes politiques, du fait de leurs turpitudes quotidiennes, doivent donc éviter de jeter le discrédit sur les institutions de la République et en particulier sur l’institution judiciaire car sans elles, la vie en société et tout progrès social ne sont qu’utopies.
      Tous  « la patrie avant le Parti », le Sénégal y gagne !
                     W.  Ndiaye , membre commission des Cadres de Benno Bokk Yaakhaar
                        wandiaye@gmail.com