La question des inondations a relancé le débat sur les fonds politiques à l’occasion de l’examen du projet de loi portant suppression du Sénat selon Sud quotidien. Les députés libéraux ont soutenu l’idée que le Président Macky Sall devait renoncer à ses fonds politiques pour venir au secours des victimes des inondations. Le débat est donc relancé. C’est pourquoi, l’on est en droit de s’interroger, si la gouvernance de rupture préconisée par Macky Sall peut s’accommoder d’une gestion nébuleuse des fonds politiques?
Véritable grenier à milliards sous l’ancien régime (60 milliards de Fcfa sous Wade), ces fonds destinés avant tout à un usage social (soutien d’urgences médicales, gestion des catastrophes…) ont été utilisés pour enrichir une certaine classe politique et financer des entreprises électoralistes. Dans un schéma de gouvernance dite « vertueuse », marqué par les promesses de rupture, de réduction du train de vie de l'Etat, de transparence dans l’administration des ressources publiques, Macky peut-il laisser les choses en l'état ? En somme, cautionner une utilisation « clientéliste» de ces fonds alors même qu’ils pourraient être d’un apport significatif, dans un contexte d’inondations, d’insécurité alimentaire et de cherté du coût de la vie.
Abdallah Sarr
Véritable grenier à milliards sous l’ancien régime (60 milliards de Fcfa sous Wade), ces fonds destinés avant tout à un usage social (soutien d’urgences médicales, gestion des catastrophes…) ont été utilisés pour enrichir une certaine classe politique et financer des entreprises électoralistes. Dans un schéma de gouvernance dite « vertueuse », marqué par les promesses de rupture, de réduction du train de vie de l'Etat, de transparence dans l’administration des ressources publiques, Macky peut-il laisser les choses en l'état ? En somme, cautionner une utilisation « clientéliste» de ces fonds alors même qu’ils pourraient être d’un apport significatif, dans un contexte d’inondations, d’insécurité alimentaire et de cherté du coût de la vie.
Abdallah Sarr






