Leral.net | S'informer en temps réel



Grève des concessionnaires : Les charretiers se frottent les mains

le 10 Juillet 2012 à 10:45 | Lu 400 fois

Les charretiers ont remplacé les éboueurs, dans la collecte des ordures, les concessionnaires étant en grève, depuis vendredi. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, ces charretiers se frottent grandement les mains, sublimés par cette véritable aubaine, même s’ils sont conscients de n’être pas en mesure de drainer le même poids que les grèvistes.


Grève des concessionnaires : Les charretiers se frottent les mains
Les charretiers se sont érigés en boucliers, pour au moins, réparer une part du préjudice causé par la grève des concessionnaires. Depuis vendredi, face au retrait de ces derniers de leurs outils de travail, la capitale régorge d’ordures, au grand dam des populations. Cependant, les charretiers ont une autre vision de ce fait qui les enrichit davantage. Et donc, à la place des klaxons des camions annonçant la décharge des poubelles, l’on entend plus que le son du sifflet des conducteurs de charrettes qui entrent dans les maisons pour ramasser les poubelles. Seulement, il faut le préciser, ce service n’est pas public, comme avec les éboueurs, il est plutôt privé et se paye cash chez les ménagers. « Ce fait existe même en temps normal, parce que les véhicules ne viennent pas tous les jours », informe une dame, selon qui, en cette période de grève, la grande poubelle est déversée par les charretiers, moyennant 500f cfa, alors qu’avant, cela se faisait à 300 francs seulement, soit une hausse de 200 fr. Une assertion confirmée par les charretiers qui annoncent un chiffre d’affaire journalier de 30 à 40 mille frcs. Aussi, l’ancienne méthode qui consistait à implanter de grands bacs à ordures, un peu partout dans la capitale, est-elle préconisée par ces ménagères qui s’apitoient sur leur sort. On les voyait dans certaines rues de Dakar, même s’ils étaient en nombre insuffisant et n’existent presque plus, de nos jours. Ces bacs doivent être non seulement, près des populations mais aussi, être vidés régulièrement par les agents du nettoiement. Si cela est réitéré, la grève des éboueurs ne se fera plus sentir car, les personnes apprendront à y aller, avec leurs poubelles.
Cheikh Moussa Sarr(Stagiaire)

REWMI QUOTIDIEN