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Grogne des enseignants sur la rentrée scolaire : "Ubbi tey grève tey"

Les signaux sont déjà au rouge pour la prochaine rentrée scolaire si le gouvernement ne prend pas ses dispositions. En effet, le Grand Cadre des syndicats d’enseignants (Gcse), les deux versions, entend matérialiser, dès la prochaine année académique, le slogan « Ubbi tey grève tey » (Ouverture aujourd’hui, grève aujourd’hui). Parce que, disent-ils, le gouvernement veut de la confrontation à la place du dialogue et de la concertation.


Rédigé par leral.net le Mardi 4 Août 2015 à 10:59 | | 16 commentaire(s)|

Les deux versions du Grand cadre des syndicats d’enseignants ne sont pas restées insensibles sur les premières tendances des résultats catastrophiques du Baccalauréat et du Bfem (Brevet de fin d’études moyennes) et l’inertie du gouvernement sur les points inscrits dans le procès-verbal signé. S’accordant à relever les résultats des deux examens résultent du manque de volonté des autorités sur l’effectivité du protocole d’accords qui a conduit à deux mois de perturbations, il n’en fallait pas moins pour Oumar Waly Zoumarou et Abdou Faty de tirer la sonnette d’alarme en prônant d’ores et déjà le « Ubbi tey grève tey » pour la prochaine rentrée.

Par conséquent, l’année académique 2015-2016 dont le calendrier n’est pas encore déterminé par les autorités, est partie pour revivre la même cette situation que les défuntes années : grève sur grève. Occasionnant encore le non-respect du quantum horaire qui est en deçà des 900h souhaitées au moment où le déficit d’enseignants et la pédagogie font défaut. Le résultat est sans appel : c’est la grande désillusion et désolation sur le taux de réussite aux examens de fin d’années, notamment le Cfee, le Bfem et le Bac.

Sous ce sillage, Oumar Waly Zoumarou, trouve la cause des résultats des examens nationaux sur le fait que « le Gouvernement a tardé à ouvrir d’abord les négociations et de matérialiser les points discutés dans un procès-verbal. Ce qui nous a valu 2 mois de grèves». Non sans rappeler «la sortie du ministre de l’Education affirmant que la grève n’avait pas impacté le quantum horaire, on a fini de constater que les perturbations ont contribué à ce résultat ».

La version Abdou Faty du Gcse revient sur les différents points inscrits dans le protocole d’accords avec le gouvernement qui tarde à être matérialisé. Il s‘agit, selon lui, «du paiement des rappels sur le reclassement. Les questions des actes administratifs et de la gestion démocratique sont restées sans suite. Le ministre du Budget refuse de se prononcer sur la question. Le directeur de la Solde est injoignable ».

«Nous avons une grande déception. C’est très grave dans la mesure où le Premier ministre avait dit, le 30 avril, que si ces engagements ne sont pas respectés, il en tirera toutes les conséquences », a soutenu Abdou Faty. Suffisant pour lui de proposer à la place de «ubbi tey jang tey », nous lui disons « ubbi tey grève tey ». Le 1er octobre, des assemblées générales se tiendront ».

Le chevauchement des examens indexé

Le vice-coordonnateur du Gcse, Oumar Waly Zoumarou, indexe l’organisation des examens du Bac et du Bfem où les professeurs, dit-il, étaient obligés d’être écartelés entre deux examens. Ce qui montre à suffisance, soutient-il, que les « autorités ont foulé au pied sur quoi nous étions tombés d’accord. Rien n’a été respecté. Nous sommes en droit dès la rentrée prochaine de mettre l’accélérateur pour pousser les autorités à respecter les engagements ».

« La manière dont les examens ont été organisés laisse à désirer. Le gouvernement privilégie la confrontation à la place du dialogue et de la concertation. Nous prenons acte tout en sachant que l’école n’est pas une priorité pour ce pays», peste M. Zoumarou.

Sud Quotidien






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