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Groupe Avenir Communication : la section SYNPICS va protester contre les paies en retard (communiqué)

La section SYNPICS du Groupe Avenir Communication (GAC) envisage de tenir un sit-in et de dérouler "d'autres plans de lutte" syndicale, pour protester contre les paies en retard et le mauvais état du parc automobile et informatique de l’entreprise.


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Septembre 2014 à 20:52 | | 1 commentaire(s)|

Groupe Avenir Communication : la section SYNPICS va protester contre les paies en retard (communiqué)
Selon un communiqué parvenu lundi à l’APS, ses membres "ont décidé d’agir conformément aux moyens conférés par la loi : des journées de port de brassards rouges sont prévues, de même qu’un sit-in dans les prochains jours".

"D’autres plans de lutte sont déjà définis, pour amener l’Administration générale [du GAC] à améliorer les conditions de travail et à respecter le droit [des agents de l’entreprise] à disposer de [leur] salaire avant le 8 de chaque mois", annonce le communiqué.

La section SYNPICS du GAC "déplore la situation qui prévaut au sein de l’entreprise" et les "contraintes d’ordre matériel" constituant "la toile de fond d’un malaise général (…) qui crispe la productivité, grippe l’engouement des reporters et bride leurs efforts".

Elle affirme, dans le communiqué reçu de son secrétaire général Aly Fall, que "le groupe vient de renouer avec ses crises cycliques, toujours ponctuées par la menace de fermeture d’un démembrement de la boîte ou par des licenciements pour motif économique".

"Le spectre des retards de salaire qu’on avait cru avoir exorcisé a, depuis quelques mois, refait surface, à la plus grande désolation des travailleurs du GAC", écrit la section SYNPICS de ce groupe de presse privé, éditeur du journal Le Quotidien.

"Le parc automobile n’en finit pas d’enregistrer une baisse en nombre. Les seuls véhicules qui restent sont sujets à des pannes quasi journalières. Le parc informatique est réduit à sa simple expression et les reporters peinent à trouver des machines pour écrire leurs textes", déclarent les travailleurs du GAC membres du SYNPICS.

"A cela s’ajoute la suspension de la ligne téléphonique fixe, qui est incontournable dans le travail journalistique. La performance et la productivité du journal en ont subi les contrecoups. Il y a quelques jours, plusieurs reportages sont annulés faute de moyen de transport", poursuivent-ils.

Les employés du journal Le Quotidien affirment encore que "le chapelet de solutions brandies par l’Administration générale depuis la fermeture d’entités, la réduction du personnel, le licenciement pour motif économique de certains employés s’est révélé dérisoire".

Ils signalent que "le GAC fait toujours face à des crises, dont la résurgence et la fréquence sapent tout espoir d’un éventuel rétablissement de [son] équilibre financier".

La Section SYNPICS "déplore les solutions inefficaces, les colmatages improbables et se désole de la précarisation des emplois. Elle demande un plan de redressement crédible, une gestion professionnelle, en phase avec les standards des entreprises qui se respectent et des salaires qui tombent à temps", lit-on dans le communiqué.

L’administrateur général du GAC, Madiambal Diagne, joint par téléphone, a déclaré à l’APS qu’il n’avait pas de commentaire à faire sur la réaction de ses employés. "Je n’ai pas de commentaire à faire sur la question", a-t-il dit.






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