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Guinée-Bissau : « Je vais bien », assure le président après avoir été soigné à Dakar

Rédigé par (Plus d'informations demain sur leral .net) le 2 Novembre 2010 à 22:50 | Lu 395 fois

Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, a assuré qu’il allait « bien », mardi, à son retour à Bissau, après un séjour médical de 10 jours au Sénégal où il avait été évacué en urgence suite à un malaise. Le chef de l’Etat a déclaré à quelques journalistes dont l’AFP à l’aéroport : « je crois que vous le voyez, je vais bien, je peux même participer à un combat de lutte ! » traditionnelle, très populaire dans le pays.


Guinée-Bissau : « Je vais bien », assure le président après avoir été soigné à Dakar
Le dirigeant de la Guinée-Bissau, âgé de 63 ans, n’était pas rentré comme prévu samedi à Bissau et des rumeurs avaient aussitôt couru qu’il était décédé.

« Que ceux qui veulent m’enterrer sachent que nous allons mourir ensemble. (. . . ) En tout cas, je suis encore là et je rends grâce à Dieu », a-t-il lancé.

Le président, visiblement affaibli, affichait un large sourire et répondait, debout, aux questions des journalistes.

Pendant son trajet en voiture, il a salué de la main la foule des curieux massés le long des huit kilomètres séparant l’aéroport du palais présidentiel.

Malam Bacaï Sanha avait été évacué le 23 octobre vers Dakar, par avion militaire, à la suite d’un malaise. Aucune précision n’a été apportée, depuis, sur les raisons médicales de cette hospitalisation. Il n’a pas évoqué cette question mardi devant les journalistes.

En décembre 2009, le président avait déjà passé quatre semaines à l’étranger pour raisons médicales, à la suite d’un malaise. Il avait alors simplement déclaré : « on parle de +chute d’hémoglobine+ dans le sang. (. . . ) Il est vrai que je souffre aussi de diabète mais ce n’est pas si grave qu’on veut le faire croire ». Il avait cependant indiqué avoir été « longuement sous perfusion ».

Malam Bacaï Sanha avait remporté l’élection présidentielle de juillet 2009 avec 67% des voix au second tour, quatre mois après l’assassinat du président Joao Bernardo Vieira par des militaires.

AFP avec Jeuneafrique.com