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Hollande et Merkel tentent d'aplanir leurs divergences

le 19 Juin 2012 à 09:42 | Lu 1107 fois

Au sommet du G20, les dirigeants européens subissent des pressions pour qu'ils prennent des décisions afin de sortir la zone euro de la crise.


Hollande et Merkel tentent d'aplanir leurs divergences
De notre envoyé spécial à Los Cabos (Mexique).

Front commun au G20? Après une semaine de fortes tensions entre la France et l'Allemagne, François Hollande et Angela Merkel tentent d'afficher une nouvelle unité à Los Cabos au Mexique où, deux jours durant, les principaux dirigeants du monde vont mettre la zone euro sous pression pour qu'elle adopte enfin des mesures contre la crise qui la mine depuis 2009. Samedi dernier, le président de la République et la chancelière se sont téléphoné pendant plus d'une heure durant pour tenter d'aplanir leurs divergences. «On converge vers beaucoup de choses. Après, nous ne mettons pas forcément les curseurs aux même endroits. Mais c'est le rôle de la discussion de faire avancer cela», explique Emmanuel Macron, le sherpa de François Hollande sur l'économie.

Au G20, le communiqué final devrait ainsi faire état d'avancées significatives sur l'union bancaire européenne ainsi que sur les mécanismes de solidarité. «Ce sont des signaux très forts. Nous disons aux citoyens et aux marchés que nous allons dans le même sens», plaide Macron. François Hollande et Angela Merkel se verront également à Los Cabos lundi soir, mais pas en tête à tête. Avec l'ensemble des dirigeants européens, ils doivent rencontrer Barack Obama. «Pour assurer le suivi de ce qui s'était tenu à Camp David. c'est un exercice pas inutile», explique un diplomate. En fait, le président américain veut mettre à nouveau les Européens sous pression, et plus particulièrement Angela Merkel.

Pas de leçon à recevoir des Américains
Maintenant que le spectre d'une sortie de la Grèce de la zone euro semble éloigné, du moins temporairement, les membres du G20 attendent des décisions fermes de la part des dirigeants européens. Lundi matin avant l'ouverture officielle du sommet, le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, et le président de l'UE, Herman Van Rompuy, se sont employés à rassurer les dirigeants de la planète en assurant faire de la croissance une priorité. Mais dans le même temps, Barroso a fermement mis en garde contre toute forme de pression sur les Européens. «Franchement, nous ne sommes pas ici pour recevoir des leçons en termes de démocratie ou sur la façon de gérer l'économie», a-t-il répondu à un journaliste américain, qui l'interrogeait sur les lenteurs de l'Europe à trouver des solutions à la crise.

Les européens veulent faire plus pour la Grèce. Et surtout s'assurer que le pays répondra aux exigences imposées par l'Europe et la communauté internationale pour se redresser. Avec François Hollande et Angela Merkel à la manœuvre. Les deux dirigeants s'étaient d'ailleurs réparti les rôles. À François Hollande le coup de téléphone aux représentants de la gauche du Pasok, à Angela Merkel celui aux conservateurs. À Los Cabos lundi, on saluait dans l'entourage de François Hollande «le discours extraordinairement responsable de Samaras». Le dirigeant de Nouvelle Démocratie et probable premier ministre avait appelé à la création d'un gouvernement d'union nationale «pour le salut du pays».


Par François-Xavier Bourmaud


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