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Hôpital de Sédhiou : Exigence de transparence et gouvernance sobre et vertueuse au service des populations et des travailleurs

« La pire des choses, ce n'est pas la méchanceté des gens mauvais, c'est le silence des gens bien. » Norbert Zongo


Rédigé par leral.net le Mardi 29 Avril 2014 à 20:00 | | 0 commentaire(s)|

Hôpital de Sédhiou : Exigence de transparence et gouvernance sobre et vertueuse au service des populations et des travailleurs
Bonne gestion des ressources de l’hôpital

4.900F CFA de collation, ou 5 millions de carburant ou 50.000F CFA d’indemnité de session du conseil d’administration…le montant importe peu. Mais le principe reste le même : doit-on accepter que les maigres ressources de l’hôpital fasse l’objet d’une gestion patrimoniale et que les dirigeants les mangent comme ils veulent ? Nous avons choisi de dire non aux détournements des ressources de l’hôpital quelques soient leur montant. Nous avons choisi de refuser que les militants du Sutsas, particulièrement les dirigeants ne détournent les ressources de l’hôpital quelques soient leur montant.

C’est honteux de minimiser le détournement des collations des donneurs de sang en parlant de « 03 bananes » et tourne en dérision la critique en parlant de la « méchanceté » de Guy Marius Sagna (GMS). C’est grave que le SG de l’union régional reprenne ses propos et disent « manger ces collations qui restent comme vous voulez ». Faisons un petit calcul : si ce détournement de collation se faisait 4 fois dans le mois, cela donnerait : 19.600F CFA. Il y a des travailleurs qui font le même travail et dont la différence salariale est de 15.000F CFA depuis plus de 14 mois. Dans l’année cela ferait 235.200F CFA qui équivalent à 10 kits de césarienne que certaines femmes n’arrivent pas à acheter.

Imaginons que dans 07 autres services ces irresponsables aient des disciples qui font la même chose cela donne 156.800F CFA par mois et 1.881.600F CFA par an soit près du quart de la somme nécessaire pour donner des contrats à durée déterminée à tous les 28 prestataires. C’est le salaire de plusieurs agents dont les contrats vont bientôt expirer. Tout simplement grave et irresponsable. Les pertes, fuites de recettes et dilapidation des faibles ressources sont plus importantes que cela.

C’est cela l’enjeu, c’est cela la question de fonds et aucune exclusion, aucune arme de diversion massive ne nous détournera de la tâche de rappeler, de critiquer, de mobiliser et de lutter contre cela. Nous devons nous battre pour que tous les actes, toutes les mesures prises dans l’EPS1 par le Conseil d’Administration, le directeur et par chaque travailleur soient subordonnés aux besoins immédiats de la collectivité et du peuple de Sédhiou et non à des besoins individuels injustifiés.

Carburant de l’hôpital de Sédhiou: 01 dépense, 01 carnet, 01 signature, 01 personne

C’est pourquoi, il faut une gestion transparente des 5 millions de carburant de l’hôpital qui rappelons le sont une dépense comme les autres. Est-il normal et sain que le carnet de bons de carburant et la signature soient détenus par le seul directeur ? A quand la communication financière avec recettes et dépenses du premier trimestre (janvier-février-mars) 2014 ? Peut-on accepter que comme le dit le Directeur qu’il n’a de « compte à rendre à personne » ?

Les travailleurs doivent savoir pourquoi le personnel « prestataire » au nombre de 28 est dans une situation irrégulière (pas de contrat, salaire de misère, pas de prise en charge sociale). Les travailleurs doivent comprendre pourquoi leurs revendications à incidence financière sont bloquées. Les populations doivent savoir pourquoi elles doivent débourser lorsqu’elles bénéficient d’un don de sang ? Pourquoi les prix des tickets, des césariennes, des évacuations…ne peuvent pas être beaucoup moins chers ? N’y a-t-il pas un état de gaspillage manifeste dans la gestion du carburant ? Y a-t-il un lien entre le refus de fait du Directeur de communiquer financièrement et la gestion du carburant et d’autres choses ?

Dans un contexte où l’on parle de « gouvernance sobre et vertueuse », de « rupture » et d’ « accélération de la cadence » ne devons-nous pas réunir les conditions d’une prévention et d’une lutte contre le gaspillage ? D’une protection et d’une optimisation des fonds publics ? D’une promotion de la bonne gouvernance d’entreprise publique ? C’est pourquoi, nous devons promouvoir la bonne gouvernance des services et de l’entreprise publique qu’est l’hôpital afin de changer la situation des travailleurs « prestataires » et diminuer le prix des tickets de l’hôpital pour les populations.

Si cette gestion nous fait perdre, par exemple, 40L de carburant par mois cela donne en une année 380.160F CFA. C’est assurer la gratuité de la consultation à 253 personnes ;

Les rumeurs de menaces d’affectation ; menace de traduction en conseil de discipline et de radiation de la fonction publique ; plusieurs menaces de plaintes dont une portée par le SG régional du SUTSAS depuis 06 mois ; menace d’atteinte à mon intégrité physique…que vous entendez sur Guy Marius Sagna sont liées à son activité de dénonciation. Ces menaces ont augmenté depuis que GMS a commenté l’affaire des 50.000F CFA du gouverneur ou affaire du versement irrégulier de jetons de présence à un gouverneur.

On parle d’exclusion du Sutsas, et de textos anonymes (numéro de téléphone : 78 138 68 00) qui seraient des éléments d’un « complot contre GMS ». Quel crime reproche-t-on à GMS ? C’est qu’au moment où l’on se plaint de la faiblesse et de la lenteur de la subvention de l’Etat et du conseil régional qui va disparaître qu’il exige une bonne gestion du peu dont dispose l’EPS. Qu’il soit intransigeant dans la gestion des ressources de l’hôpital qu’ils s’agissent des autorités administratives ou politiques, des dirigeants syndicaux, des agents ou du directeur de l’hôpital. Ils disent : « GMS ne mange pas et refuse que les autres mangent ».

A ceux qui viennent nous dire « paraît que le directeur et GMS ont la même copine d’où leurs divergences ». Nous disons, c’est vrai que nous avons la même « copine » qui s’appelle : hôpital de Sédhiou. Et cette copine certains l’utilisent, l’usent, l’abusent, la violent, la violentent…pour leurs intérêts pendant que les « prestataires » souffrent, pendant que certains triment pour une évacuation, une césarienne...Que devons nous faire ? Nous taire et ne rien faire ou nous battre malgré chantages et menaces? Le choix de vivre debout ou couché ?

Suspension et radiation du Sutsas

En lieu et place d’une Assemblée Générale qui conformément à l’article 35 des statuts du Sutsas dit : « (…) la personne visée par une de ces sanctions devra se faire entendre par l’instance immédiatement supérieure », le secrétaire général régional est venu en disant : « la suspension et la proposition de GMS est derrière nous. Nous avons transmis au comité exécutif national et nous attendons sa décision ». Nous continuons à rejeter ces « suspension » et « proposition de radiation ». Et nous nous en tenons aux paroles pleines de sagesse du doyen Ansoumana TAMBA : « même si c’est ton enfant, avant de le frapper tu écouteras ses explications ».

Guy Marius Sagna

guymarius_sagna@yahoo.fr






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