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IL NE FAUDRAIT POINT PLONGER LE PEUPLE DANS UN NUAGE DE CENDRE

Le pouvoir voudrait, peut-être, gagner en appliquant le théorème politique qui indique, quelques fois, que « du désordre peut émerger un ordre.» En maintenant l’aléatoire il faudra, également, penser aux cicatrices et savoir, enfin, comme le dit le sage : ‘’ qu’il n’y a d’obscurité plus épaisse que celle de la passion et du moi’’


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Juillet 2011 à 00:29 | | 0 commentaire(s)|

IL  NE FAUDRAIT POINT PLONGER LE PEUPLE DANS UN NUAGE DE CENDRE
Il ne faut pas gouverner contre le peuple.
Les populations sénégalaises entendent, avant de tourner, cette fois, la page, la lire. Parce que le peuple, dans l’espoir de pardonner, s’était gardé de lire la page politique écrite entre1960 et 2000 avant de la tourner. Mais devant l’importance de la culpabilité collective des acteurs politiques il s’engage à lire celle écrite entre 2OOO et 2011.Car certains, au lieu de se comporter en bâtisseurs de société, cherchent aujourd’hui à plonger notre nation dans un nuage de cendre.
Nous sommes tous des entraineurs d’homme. Que ceux qui s’estiment prophètes de la construction nationale se détrompent car il ne faut point confondre prostitution de la politique et génie de la politique. Après l’ère des incertitudes le peuple inaugure l’ère du génie de la politique afin qu’on ne gouverne plus contre le peuple.
Gouverner contre le peuple c’est :
S’enrichir de façon illicite,
Faire des ressources publiques son patrimoine,
Brader l’intérêt national,
Confier l’exercice du pouvoir à des médiocres,
Promouvoir la parade et l’apparat au détriment des priorités et des urgences.
promouvoir les moralités variables,
ignorer les centres des jeux politiques afférents au développement,
négliger le futur et cultiver le bluff enveloppé de démagogie et de populisme comme si l’intelligence collective ne s’était développée entre le XX° siècle et le début du XXI° siècle
Rustines aux pneus crevés du Sénégal n’est point modernisation. Et le peuple, d’ailleurs, entend entamer des réformes radicales pour offrir aux générations montantes un économique viable après avoir combattu l’esclavage, le colonialisme et construit un Etat- Nation solide.
Il ne s’agit, point, pour le peuple, de rester dans les antichambres de l’histoire. Ou de subir le poids des hégémonies créées par des acteurs politiques spécialisées dans les antagonismes, férus de désintégration non créatrice et séduits par la surabondance vulgaire.
L’ère de la folie dangereuse des gouvernements est révolue. Mais l’étonnement du peuple mal gouverné s’enfle devant l’accentuation de la mal gouvernance, la corruption et l’impunité. Au point que la page 2000 à 2011, contrairement à la page 1960-2000, sera lue avant d’être tournée.
Une dynamique citoyenne positive devient la seule ressource, après l’Islam, qui puisse aider à la réalisation d’un comportement exemplaire capable de nous sortir de la logique de doute dans laquelle les populistes et les groupes minoritaires au service de modèles encombrants cherchent, sans doute, à nous enfermer.
Cette présente approche a une seule prétention. Celle de faire comprendre aux acteurs de tous ordres que le Sénégal a réussi un équilibre déterminant en matière de sauvegarde de la paix sociale, de gestion de l’ordre civil national. Bien que l’irrédentisme sévit au sud du pays. Cependant, ce qui mine le pays c’est l’accaparement des richesses par une minorité issue des positions de pouvoir d’Etat et l’institutionnalisation d’un carriérisme conférant, de façon arbitraire, des rentes de situations ou de manière indue. Enfin, la naissance d’une tendance ne cherchant qu’à garder le pouvoir justifie le radicalisme enregistré auprès des citoyens qui n’admettent , en aucune façon, que l’égalité de place et de chance soit battue en brèche par de petits héros dépouillés de vertus et pleins de vices . D’ailleurs la journée du jeudi 23 juin confirme, à suffisance, le propos. Sachons que 2011 marque la fin du cycle des bricoles .Quant à 2012, Allah seul sait….
En affirmant que pour 2012 personne n’ose se prononcer c’est parce que la virtualité des directoires de campagne est évidente, l’absence de lignes d’horizon reste effective, les fondamentaux programmatiques inexistants. Au moment où une escalade, à un rythme galopant, de candidatures agace les populations.

Au Sénégal, il semblerait que la nation pourrait bien exister sans un Etat parce que des faits le confirment depuis 2007 .Et cette situation de non Etat devient, malheureusement, une réalité féroce. De plus, le fondamental constitutionnel se désagrège dans la pratique, la suprématie de la coalition au pouvoir sur l’Etat est d’une évidence banale. Et complique, naturellement, la gouvernance.
Les réformes attendues, sur la base du contrat citoyen élaboré depuis 2000, tardent à être opérationnelles. Du fait de l’absence de système de pertinence politique, de l’accentuation de l’improvisation et de sa persistance, de l’impréparation et de l’impunité.
Contribuer à une prise de conscience collective afin d’éviter une colère de la nation est un devoir. Car les dérives, la forme actuelle de la gouvernance, la persistance des inégalités devenue criarde, demeurent, certes, des considérations qui confirment la phase finale de l’incubation de la colère nationale.
Le niveau du mal vivre, l’absence de futur pour la jeunesse qui constitue 80% de la population générale du Sénégal expliquent, sans doute, les risques et un débordement après l’incubation des facteurs pouvant, en effet, hâter une révolte populaire. Pour bien scruter l’avenir compte tenu des événements du jeudi 23 juin. Du fait de l’éventualité ou de la probabilité réelle d’un ras-le-bol généralisé. La souffrance et l’amertume enregistrées au sein de la société constituent, réellement, un signe très éloquent pour admettre la réalité de la menace et le fait que l’Etat gouverne contre le peuple.


Wagane FAYE
Professeur d’Anglais
Coordonnateur des Cadres du F.A.P
Expert Associé à CARED AFRIQUE
E-mail : waganecoumbasandiane@gmail.com






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