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Il faut sauver le soldat Macky !

La gouvernance sobre, vertueuse, de rupture prônée par son excellence le président Macky Sall, trouve tout son sens dans le fameux slogan inspiré par l’actuel locataire du palais de l’avenue Roume : « la patrie avant le parti ! ».


Rédigé par leral.net le Lundi 14 Octobre 2013 à 13:19 | | 2 commentaire(s)|

Ce cri de ralliement est, pour le moins , dès sa première lecture , tellement impactant ; il est rassembleur et confère à son géniteur un préjugé favorable dans l’exercice de sa haute mission en termes d’équidistance entre les acteurs politiques , de respect de la séparation des pouvoirs , d’égalité des chances pour tous les citoyens , de lutte contre le clanisme et l’impunité bref de promotion de la bonne gouvernance .
Je salue l’initiative dans ses principes et dans ses fondements moraux mais émets de sérieuses réserves dans son application ; dès lors je ne pus m’empêcher de me demander s’il existait un antagonisme entre la patrie et le parti ? Etre militant empêcherait-il d’être patriote ?
Pour rappel, le mot patrie (Vater land ou Heimat en allemand ou father land ou birthplace en anglais) désigne étymologiquement, le pays des pères. Une version relativement moderne dit que la patrie est le pays, la nation pour laquelle on est prêt à se sacrifier ; c’est le lieu où l’on a ses attaches familiales et/ou émotionnelles. Le parti politique, lui, est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle cherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir.
Ainsi, de mon point de vue, la patrie et le parti sont intimement liés à l’image des deux lames d’une paire de ciseaux, l’une ne pouvant aller sans l’autre ; proprement le parti politique travaille pour la patrie et ses citoyens.
Pourtant cette noble réclame, chère au chef de l’Etat, semble l’éloigner du seul véritable outil dont il dispose pour bien diriger le pays et réussir son « yoonu yokuté », son parti politique en l’occurrence l’Alliance pour la République (APR). Il doit comprendre qu’il ne pourra rien réussir sans un parti politique fort ; absolument il doit s’adosser sur un APR massifié, exceptionnel appareil politique, pour asseoir davantage de légitimité, de confiance donc de sérénité dans l’accomplissement de sa mission. Un parti présidentiel ne doit pas douter de ses capacités, il doit être puissant et craint. Malheureusement l’establishment Sall doute sérieusement de sa force de frappe et choisit finalement de reporter les élections locales prochaines ; pour mieux s’armer ?
En réalité, le président Sall étouffe, suffoque ; la faute à des alliés politiques encombrants, opportunistes, calculateurs, usurpateurs qui font croire qu’ils l’ont élu. Ce qui est archi faux ! Comment peut- on élire un adversaire politique quand on n’est pas capable de gagner des élections pour soi- même. Seul le peuple sénégalais souverain, dans sa diversité et surtout à travers sa jeunesse a porté l’apôtre du Yoonu Yokuté au pouvoir. Ce dernier doit comprendre que ce choix de raison voulait marquer à jamais l’alternance générationnelle dans le landerneau politique sénégalais en envoyant à la retraite politique tous les dinosaures d’un autre âge. Absolument, Macky sall se devait de symboliser le renouveau politique au risque de trahir l’idéal de ses compatriotes et s’entêter à recycler un personnel politique obsolète constitue un sérieux manque de clairvoyance et risque de peser lourdement à l’heure du bilan. Son accession au pouvoir a d’abord une valeur symbolique qui marque l’avènement au Sénégal de leaders politiques nés après les indépendances.
Ainsi, tenir un conseil interministériel sur la communication gouvernementale avec une déclinaison précise des grandes orientations est pertinent ; mais il est encore plus judicieux d’identifier et de disposer au préalable d’une redoutable machine de guerre prête à livrer et à gagner les batailles de la communication les plus épiques. A ce jour la communication de la galaxie Sall souffre pour beaucoup d’une absence notoire de vrais défenseurs prêts à se constituer en sentinelles et boucliers pour le chef. La communication, qu’elle soit présidentielle ou gouvernementale, est purement politique et requiert des acteurs aguerris et dotés d’une culture politique éprouvée. Ici, elle poursuit deux impératifs : l’obligation d’existence et l’obligation de pertinence. Exister pour ne pas laisser la place aux autres (la nature ayant horreur du vide), être pertinent pour convaincre (même sans avoir raison). Je préfère la communication proactive à la communication de réaction ; l’APR doit imprimer le rythme en animant la vie politique du pays bref elle doit faire et défaire l’actualité. Le balbutiement prêté à la communication gouvernementale n’est que le reflet d’un déficit criard en engagement militant noté du côté de la majorité; il en serait autrement que je serais particulièrement surpris tant les intérêts sont divergents dans Benno Bokk Yakaar. Au rendez-vous du partage du gâteau tout le monde répond présent non sans rappeler la fameuse rengaine « on gagne ensemble, on gère ensemble » mais quand il s’agit de défendre le soldat Macky aucun allié ne se mouille réellement ; sinon comment comprendre le silence coupable (quid de la solidarité gouvernementale ?) de ces derniers sur un sujet aussi sensible que constitue la problématique de la pénurie d’eau de Dakar. Effectivement à quelques encablures des élections locales, la raison politique sinon la realpolitik commande d’affiner au mieux son image et d’éviter comme la peste toute attitude ou position susceptible d’entamer sérieusement sa crédibilité pour laisser au chef de l’APR et à son écurie le sale boulot. En réalité , Macky Sall est trop seul et exposé pour un président de la République , autrement il aurait sollicité l’avis et la collaboration d’une personne ressource autre que maître Elhadji Diouf ( si l’on en croit ses propres déclarations) sur un sujet éminemment stratégique , technique et politique qu’est la traque des biens mal acquis . Le militant engagé qui croit en un idéal politique, vit et porte les idées et projets du chef pour lequel il est prêt à assumer seul les erreurs au péril de sa carrière en se constituant volontiers « fusible » ; jamais il ne pensera convoquer un point de presse pour se dédouaner et tenter d’enfoncer son leader. Rien que pour cet exemple, je préfère le militant engagé à l’allié. Nous autres sénégalais, de quelque bord où l’on se situe, avons intérêt à disposer d’un exécutif fort mais non écrasant, siège de toutes les espérances et espoirs en ce qu’il définit la politique de la nation, sans préjudice d’une réelle et nette séparation des pouvoirs. Dans un pays où tout est priorité, gouverner c’est simplement se doter d’un courage politique pour opérer des arbitrages osés, s’attaquer à des intérêts, porter des ruptures les plus impopulaires; ce qui suppose la nécessité de faire reposer l’action du chef de l’Etat sur un socle politique solide à même de lui permettre de porter et de proposer au peuple sénégalais les rêves les plus révolutionnaires et improbables.
Pour être véritablement efficace au service de la mère patrie, le Sénégal, absolument son excellence le président Macky Sall devra rapidement et inéluctablement faire de l’APR le parti le plus représentatif du landerneau politique national ; et ceci à tout prix.
Nous tenons d’Albert Einstein, je cite : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». La politique aussi.
Dr Mamadou Badara Seck
mamadoubadara@yahoo.fr




1.Posté par Melle BonkoBâditeBambiBâ le 14/10/2013 17:58 | Alerter
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salut
Tout ça n'intéresse pas les misérables que nous sommes.Eh oui les économiquement faibles voudraient bien renifler l'odeur des cinq milliards que Mr le Souverain veut offrir philanthropique-ment aux gens de la boule.Mais est que ceci serait durable et perrénne.Les familles pauvres sénégalaises n'ont pas une bonne culture de gestion des pécules domestiques.Leur offrir des bourses n’atténuera pas la cour des choses.Quand Mr le Souverain est parti aux États unis pour répondre à l'Invitation de Mr Obama,il a dit:"Nous sommes pas venus pour quémander de l'argent,mais pour créer un partenariat durable"...Cette belle philosophie devrait se répercuter dans les agissements de tous les jours.Le pauvre qui quémande ne vaudrait pas quémander ,mais travailler pour gagner sa vie à la sueur de son front.
Je parle même pas des cinq ronds,mais avec 4 200 000 000 l'on peut créer plusieurs projets de bases dans les quartiers pauvres que comptes le 14 régions du Sénégal.Linéairement,il est possible d'établir 30 projets x 14 régions dont 420 projets au total.autrement dit dans chaque région 30 quartiers pauvres bénéficieront d'un projet 10 000000 de franc cfa.
Cependant au dé là de cette étude linéaire,l'on fera le dispatching en tenant compte de la densité de population et du pourcentage de localités pauvres.
Pour parler simplement ,le nombre de quartiers pauvres existant dans la capitale est supérieur au nombres de quartiers pauvres dans d'autres régions,comme Fatick,Thiés ou Louga.Donc la somme qui sera allouée dépendra de ces dits paramètres,lesquels paramètres sont déterminant du financement et du dispatching des fonds de projets.
Ce processus permettra la responsabilisation des jeunes des quartiers pauvres dans des initiatives très productive pour leur milieu respectif.
Apprendre aux jeunes des milieux défavorisés à gérer les ressources disponibles,à reconnaître leur priorités pour un développement endogène de leur environnement directe constituerait quelque solution à leur problèmes de tous les jours...
MelleBonkoBâditeBambiBâ tél 773055545 Thiés Sénégal
Vendeuse ambulante de produits cosmétiques
Vendeuse de racines pour soin bio
Voyante africain en stand bye.
pour parler comme Ndéye takhawalou:la quarantaine dépassée et toujours dans le pétrin

2.Posté par GOOGALAVERITE le 15/10/2013 12:59 | Alerter
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FRANCHEMENT DR SECK A PARFAITEMENT RAISON. MACKY SALL A ETE ELU PAR LE PEUPLE GRACE A SON PARTI APR D'ABORD ET SA COALITION AU PREMIER TOUR. BBY N'AVAIT PAS DE CHOIX AU SECOND TOUR. SIL NE MASSIFIE PAS SON PARTI IL PEUT SE CONTENTER DUN SEUL MANDAT ET ENCORE! BBY EST UN LEUR C'EST LA PLUS GRANDE ESCROQUERIE POLITIQUE CONCOCTE PAR CES VIEUX CAIMANS QUE LE PEUPLE A REJETTE AU PREMIER TOUR QUI SE REFONT UNE VIRGINITE POLITIQUE ET PRENNENT LE PRESIDENT MACKY SALL EN OTAGE ET LE MENACE CONTINUELLEMENT' DE LE DESTABILISE. SAUVONS LE SOLDAT MACKY AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD!

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