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Il y a cinq ans, la paix en Casamance

Nous sommes le 30 décembre 2004. En cette journée ensoleillée, Ziguinchor est le théâtre d'un événement historique: la signature de l’accord de paix entre les autorités sénégalaises et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom et l’abbé Diamacoune Senghor, leader historique du mouvement rebelle, paraphent solennellement le texte, sous le patronnage du président Abdoulaye Wade en personne. Lors de son accession au pouvoir, ce dernier s’était juré de régler la question casamançaise en cent jours. Après vingt-deux ans de guerre, l’espoir d’un retour à la normale renaissait véritablement.


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Décembre 2009 à 14:58 | | 1 commentaire(s)|

Le conflit en Casamance a pris fin le 30 décembre 2004
Le conflit en Casamance a pris fin le 30 décembre 2004
Ce 30 décembre, le MFDC s’engage à « renoncer définitivement à la lutte armée et à l’usage de la violence ». Outre la création d’un Conseil de surveillance de l’accord de paix (composé de représentants de l’Etat, du MFDC et de la société civile), le document prévoit la mise en place d’un groupe d’observateurs chargés de la démobilisation et du désarmement des rebelles. Le contrôle des armes stockées incombe notamment au comité international de la Croix-Rouge (CICR). On ne conclut pas des pourparlers mais on définit « le cadre global de la paix, à l’intérieur duquel des négociations vont être menées », ce qui est une solution originale.

La question est sur toutes les lèvres : cette tentative d'accord sera-t-elle la bonne ? L’optimisme règne cependant pour les Casamançais. Car le nouvel accord implique pour la première fois toutes les factions du MFDC, y compris la branche armée. La présence de Lansana Goudiaby, Mamadou Goudiaby et Bertrand Diamacoune, les influents lieutenants du chef historique du mouvement séparatiste, lors de la cérémonie de signature, conforte ces espoirs. Les précédents traités signés en 1991 (Cacheu, Guinée-Bissau) et en 1999 (à Banjul, Gambie, par le général Lamine Cissé, alors ministre de l’Intérieur), n’avaient pas réussi à mettre fin au conflit. Même la visite du pape Jean-Paul II en Casamance, en 1992, n’y avait rien changé.

C’est le 18 décembre 1983 que le conflit commence, lors de la radicalisation du MFDC qui lance sa première opération armée pour exprimer son impatience vis à vis du pouvoir central. La crise est née d’une frustration des habitants de la Casamance, convaincus que l’Etat sénégalais ne prend pas suffisamment en compte leurs problèmes socio-économiques. Enclavée au Nord par la Gambie et au Sud par la Guinée-Bissau, la région est considérée comme le grenier du pays. Mais au début des années 1980, elle a bien du mal à revitaliser le secteur agricole, affaibli par les sécheresses des années 1970 et le choc pétrolier de 1973. Les vagues de violence ont eu lieu en 1982, au début des années 1990 et en 1997. Si le nombre de tués (qui seraient des centaines) demeure inconnu, on comptait en 2009, 10 700 personnes déplacées à Ziguinchor…

Depuis la signature de l'accord de 2004, la région méridionale connaît une accalmie relative. Mais le conflit continue à hanter la population. Et pour cause: des hostilités ont repris en milieu d'année 2009 et ont justifié le renforcement des effectifs militaires dans la région. Le MFDC est affaibli par ses divisions internes et la population vit de nouveau dans la crainte de violents heurts. De petites factions continuent de s’opposer à la réconciliation. La sortie de crise semble d'autant plus difficile qu'il est désormais impossible de distinguer les « bons » des « mauvais » - et les vrais rebelles des bandits -, même au sein des 97 ONG implantées dans la région…

Jeune Afrique



1.Posté par Mody Niang Jr le 30/12/2009 17:30 | Alerter
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Le larbinisme comme modèle d’engagement politique chez Amadou Lamine Faye

Nous l’avons déjà facilement relevé, tout au long de cet article, Amadou Lamine Faye se livre à un véritable larbinisme. Après son livre pour lequel il a été vachement récompensé, on lui découvre un nouveau talent : l’imposture d’Amadou Lamine Faye n’est pas seulement intellectuelle, mais aussi politique. Il a posté partout sur son site alpha-2 des articles défendant Karim Meissa Wade. On soulignera dans le vif du sujet que c’est également de la sorte que naissent les larbins. Un larbinisme si lamentable, qu’après une bonne rigolade de la mise en scène, l’auteur inspire davantage de pitié que de colère.
Par ailleurs, nous savons de sources sûres que Monsieur Faye a passé le plus clair de son temps à vilipender le fils du président dans certains salons de la capitale. Il a toujours soutenu que Karim est incapable de faire une carrière politique ou de gagner quoi que ce soit. Que c'est bon de dire du mal en cachette. Pourquoi pas en face ? C'est moins risqué peut être !
Mais pourquoi ce revirement de situation ? Amadou Lamine Faye s’est rapproché de certains responsables libéraux (surtout les anciens) susceptibles, à ses yeux, de reprendre le flambeau du parti après le départ de l’actuel patron. Mis en quarantaine par ces derniers, et opportuniste à mort, il fait aujourd’hui un clin d’œil à Karim. D’où cette mise en scène puérile (Cf. les bandes sonores du site alpha) pour entrer dans les bonnes grâces de Karim Wade.
Les livres qu’il publie et son site internet ne sont qu’une stratégie, voire une posture qu’il affectionne particulièrement, et qui lui servira sans doute d’ARGUMENT-MARKETING pour continuer à vendre à bon prix son engagement politique au président et à son fils. Et comme certains leaders politiques ne sont heureux que quand on chante leurs louanges, on peut prédire alors à Amadou Lamine Faye un bel avenir politique.

Vous êtes donc un larbin dans l’âme. Un vendu, un vil pleutre sans honneur et sans une once de fierté. Mais cela ne vous suffit pas, vous voulez que votre talent « d’apprenti intellectuel » soit enfin reconnu. Tous vos efforts, y compris le fait de vouloir endosser la toge du Professeur restent vains. Vous portez finalement ce magnifique habit en clous rouillés de l’usurpateur qui vous sied si bien! Peut-être Karim l’aurait compris ; c’est pourquoi il refuse toujours de vous laisser cirer ses souliers !

Auteur : Mody Niang Jr

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