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Infrastructures : l’Afrique en perte de vitesse selon Deloitte

Le cabinet international d’audit et de conseil Deloitte vient de publier une nouvelle étude sur la dynamique infrastructurelle en Afrique en 2016, révélant que globalement, l’Afrique a connu une dynamique moins intense. Toutefois, il y a quelques exceptions.


Rédigé par leral.net le Mercredi 15 Février 2017 à 16:45 | | 0 commentaire(s)|

Macky Sall à l'inauguration de l'autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia : « Un jalon de notre marche résolue vers le Sénégal émergent ».
Macky Sall à l'inauguration de l'autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia : « Un jalon de notre marche résolue vers le Sénégal émergent ».
« Cette année, la dynamique africaine commence à battre de l'aile », c'est le constat fait par le cabinet international d'audit et de conseil Deloitte dans son nouveau rapport sur les dernières tendances infrastructurelles en Afrique.
 
En 2016 en effet, le nombre de projets de BTP mis sur pied en Afrique est passé à 286 projets, contre 301 l'année précédente, soit une baisse de 5%. De même, leur coût cumulé passé à 324 milliards de dollars a reculé de 14% sur la même période. C'est ce que révèle le rapport fraîchement publié par Deloitte.
 
Cette perte de vitesse, Deloitte l'attribue aux pressions exercées sur le modèle économique africain par le « contexte macroéconomique mondial morose » qui prévaut actuellement, conjugué au « recul de son partenaire commercial chinois ».
 
L'Afrique de l'Ouest, mobilisateur infrastructurel par excellence
 
En dépit de la tendance générale, l'Afrique du Sud reste le pays le plus actif dans le domaine des infrastructures avec 42 projets en cours en 2016. Le Nigéria lui emboîte le pas avec 38 projets.
 
En termes de sous-régions, l'Afrique de l'Ouest est celle qui abrite le plus grand nombre de projets, soit 92 projets, pour un coût cumulé de 120 milliards de dollars. Selon le rapport, il s'agit de l'investissement le plus important à l'échelle continentale.
 
deloitte
L'Afrique du Nord elle-aussi s'est bien illustrée en 2016, voyant le nombre de projets augmenter de 44,8 %, pour un coût total en hausse de 195 %. Les auteurs du rapport expliquent ce bon cru par « une recrudescence de confiance dans la région dont l'instabilité politique s'est résorbée ».
 
Par ailleurs, trois secteurs d'activités représentent les moteurs de croissance des infrastructures, mobilisant 220 projets, soit 78 % des projets du continent.
 
D'abord, celui des Transports qui reste le plus grand bénéficiaire des investissements, reculant toutefois à 34% en 2016, contre 37% l'année précédente. Vient ensuite l'immobilier dont la part dans les investissements infrastructurels a presque quadruplé en un an, passé de 6% en 2015 à 22% en 2016. L'Energie en troisième position, reste un grand mobilisateur d'investissements avec 21% des projets. 

Par Ristel Tchounand (Tribuneafrique)










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