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Inondations dans la banlieue : 1 430 familles encore sous les eaux et 148 autres hébergées dans les écoles

Elles sont 1 430 familles à continuer à manger et dormir encore sous les eaux dans la banlieue dakaroise pendant que 148 autres squattent les établissements scolaires. La révélation a été faite hier par le secrétaire général de la Croix-rouge sénégalaise, lors de l’atelier sur la gestion des risques climatiques ouvert hier à Dakar et organisé par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge (Ficr). Un atelier au cours duquel devraient être identifiés les éventuels risques pouvant découler du changement climatique et recherchées des solutions spécifiques.


Rédigé par leral.net le Mardi 14 Octobre 2008 à 15:49 | | 0 commentaire(s)|

Inondations dans la banlieue : 1 430 familles encore sous les eaux et 148 autres hébergées dans les écoles
De nombreux établissements scolaires de la banlieue dakaroise ne sont pas encore prêts à recevoir leurs élèves pour la présente rentrée des classes. S’ils ne sont pas sous les eaux, ils hébergent les familles victimes des inondations. C’est ainsi que plus de 148 familles sont logées dans certaines écoles sans compter les 1 430 familles qui mangent et dorment encore sous les eaux. La révélation est d’Adama Camara, Secrétaire général de la Croix-rouge sénégalaise qui s’exprimait hier lors de l’atelier sur la gestion des risques climatiques, organisé par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant rouge.

Changements climatiques et désastres, cette question a été au centre des débats lors de cette rencontre de Dakar sur la gestion des risques climatiques. Le but de cet atelier est de nouer un partenariat avec les institutions s’occupant du climat afin de partager des préoccupations communes, d’identifier le cadre idéal pour la collaboration et d’améliorer la qualité des programmes de gestion des catastrophes au niveau communautaire. Un climat imprévisible et variable aura un impact majeur sur les conditions de vie de ces populations. Ainsi, pour Youcef Ait-Chellouche, coordonnateur de la gestion des catastrophes au niveau de la Ficr, il s’agit d’assister les communautés à se préparer aux désastres liés aux changements climatiques.

La Ficr considère que les changements climatiques constituent un problème humanitaire. De brusques changements climatiques, provoquant des inondations, sont susceptibles d’être plus fréquents, et peuvent provoquer d’importantes perturbations, préjudices et décès en cas de non anticipation. ‘La gestion des urgences est bien, mais la réponse aux désastres s’inscrit dans une logique de prévention, en aidant les communautés à faire face à ces catastrophes qui peuvent affecter aussi bien les habitats que les récoltes’, souligne Youcef Ait-Chellouche. Le coordonnateur de la gestion des catastrophes de la Ficr déplorer également que les pays pauvres payent le plus lourd tribut des catastrophes alors qu’ils ne produisent pas les gaz à effet de Serre.

Pour sa part, Marième Diop Kâne du Centre africain des applications de la météorologie et du climat pour le développement (Acmad) a souligné la nécessité pour les pays africains de prendre au sérieux les services nationaux de météorologie. ‘Le système d’alerte précoce est assuré par les services météorologiques des pays qui se sont réunis à Niamey pour faire les prévisions. La tendance se résumait à la tombée d’énormes pluies surtout au niveau de la façade ouest-africaine’, révèle la Chef du département veille et prévision de l’Acmad. De son avis, les pays africains doivent porter plus d’attention aux données et prévisions météorologiques.

Avec cette rencontre de Dakar, les participants auront à se familiariser avec la nature et les outils de gestion des risques climatiques et les informations météorologiques afin d’utiliser ces outils pour des actions communautaires bénéfiques aux populations vulnérables, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.

Auteur: Issa NIANG Walf Fadjri







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