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Interpellation : ExceIlence, il est temps que l’OIF s’intéresse à ce qui se passe au Sénégal ! Lettre ouverte à Abdou Diouf, Secrétaire général de l'organisation internationale de la francophonie (OIF)

Excellence,

Notre pays le Sénégal traverse une période lourde de menaces du fait dune métamorphose subite d'un homme en qui le monde entier prêtait une considération sans pareille. Sous votre magistère, vous vous êtes évertué à construire un État démocratique en dépit des insuffisances ou quelques aspects négatifs qu’on peut relever ça et là. Notre pays, était souvent cité en exemple sur le continent africain et jouissait d’une très grande crédibilité auprès des partenaires bilatéraux ou multilatéraux. Le statut de « pays en voie de démocratisation » que le Sénégal avait acquis était en grande partie une résultante de votre comportement dont le soubassement a toujours été les valeurs et principes republicains. En témoigne votre fameux coup de fil à votre opposant historique et principal adversaire aux joutes présidentielles de 2000, Me Abdoulaye Wade, pour reconnaître votre défaite et pour féliciter ce dernier. Cet acte hautement démocratique a, indéniablement, permis au Sénégal d’éviter de sombrer dans un cercle vicieux de contestations – répressions inhérent aux logiques de confiscation du pouvoir propre aux régimes autocratiques. Ce geste dune beauté sublime a été magnifie par la communauté international.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Octobre 2010 à 04:07 | | 3 commentaire(s)|

Interpellation : ExceIlence, il est temps que l’OIF s’intéresse à ce qui se passe au Sénégal ! Lettre ouverte à Abdou Diouf, Secrétaire général de l'organisation internationale de la francophonie (OIF)
Excellence,

Dix ans après force est de reconnaître que votre successeur a plongé le Sénégal au fond de l’abîme en rétrogradant celui-ci à l’époque des royaumes. N’est-ce pas c’est Me Wade qui a eu l’outrecuidance de s’autoproclamer « Buur Salaoum » en pleine effervescence d’un meeting partisan tenu à Kaolack ? Alors que durant tout votre magistère vous avez su tenir à l’écart vos enfants de la gestion du pays, lui, par contre, s’ingénie à construire un gouvernement parallèle dans le gouvernement officiel du Sénégal dont l’épicentre n’est rien d’autre que son propre fils. C’est ainsi que Karim Meïssa Wade, fils de son père, avec comme simple fait d’armes un bref passage nébuleux à la « City » de Londres s’est vu confié l’organisation de la dernière grande messe de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) à Dakar avec à la clé un budget de plus de 470 milliards dépensés sans que possibilité ne soit donnée aux organes de contrôle de l’État d’en vérifier l’effectivité et la sincérité des comptes. Pourtant, beaucoup de récriminations ont fait jour sur la manière dont cette immence cagnotte a été dépensée de manière opaque. Jusqu’ici aucune réponse ni justification sinon le regroupement de toutes les compétences essentielles ou de souveraineté d’un État régalien au sein d’un même département ministériel et en confier les rennes à Karim Meïssa Wade (infrastructures, coopération internationale, énergie, etc.). Le fils est ainsi mis sur une rampe devant le mener, à terme, au sommet de l’État grâce à une dévolution dynastique du pouvoir qui aurait des « atours démocratiques ». Ce qui viole l’esprit et la lettre des principes républicains qui ont toujours dicté, Excellence, votre conduite et qui vous avez amené à céder le pouvoir de façon pacifique et démocratique.

Excellence,

Toute la Francophonie vous a rendu un vibrant hommage au sommet qui vient de se clôturer à Montreux en Suisse grâce au positionnement et au rayonnement politiques de l’OIF à travers le monde sous votre direction. Cela vous a valu un troisième mandat à l’unanimité et par acclamations. Vous-même, avez proclamé, « urbi » et « orbi » que l’OIF s’impliquera dans tous les États membres où des dysfonctionnements démocratiques ou des ruptures de l’ordre constitutionnel sont ou seront notés. C’est fort de cette ligne de conduite que l’OIF est intervenue, entre autres, en Guinée, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Madagascar et au Togo. Est-ce que le Sénégal ne fait pas partie de l’OIF ou a-t-il un statut particulier qui fait que vous abstenez, délibérément, de dénoncer ce qui s’y passe ? Ou bien, attendez-vous qu’il ait morts d’hommes ou renversement de l’ordre constitutionnel pour dénoncer les ambitions de dévolution monarchique ouvertement assumée, maintenant, par Me Wade pour agir ? Ou avez-vous passé des accords de « non agression » occultes qui font que Me Wade peut se livrer, en toute impunité, aux tripatouillages constitutionnels et à la domestication des pouvoirs judiciaire et législatif sans que l’OIF en fasse cas ? J’espère que non, Excellence ! Le « serment » que vous vous êtes fait, celui de ne jamais parler des affaires politiques sénégalaises qui vous « interdit » de prendre position en qualité de Secrétaire Général de l’OIF ne tient pas. Avez-vous oublié, Excellence, que le sacerdoce de « serviteur » qui est actuellement le vôtre fait de vous le dépositaire et le point de convergence de toutes les nationalités des États membres de l’OIF et non un sénégalais ? Par conséquent, il est inapproprié que vous abritiez derrière votre « sénégalité » pour refuser de dénoncer les dérives politiques et démocratiques qui se passent au Sénégal. Vous nous avez appris à vous situer au-dessus de la mêlée. Aujourd’hui, plus que par le passé, nous avons besoin de cet « détachement » de votre part et de traiter le Sénégal comme un pays à l’instar de tous les autres. C’est-à-dire de jouer pleinement votre rôle de veille, d’alerte voire de dénonciation lorsque vous êtes en face de dérives susceptibles de faire basculer le Sénégal dans le chaos. Il est temps que votre votre voix se fasse attendre, Excellence monsieur le Secrétaire Général !


Interpellation : ExceIlence, il est temps que l’OIF s’intéresse à ce qui se passe au Sénégal ! Lettre ouverte à Abdou Diouf, Secrétaire général de l'organisation internationale de la francophonie (OIF)

Excellence,

Notre pays le Sénégal traverse une période lourde de menaces du fait dune métamorphose subite d'un homme en qui le monde entier prêtait une considération sans pareille. Sous votre magistère, vous vous êtes évertué à construire un État démocratique en dépit des insuffisances ou quelques aspects négatifs qu’on peut relever ça et là. Notre pays, était souvent cité en exemple sur le continent africain et jouissait d’une très grande crédibilité auprès des partenaires bilatéraux ou multilatéraux. Le statut de « pays en voie de démocratisation » que le Sénégal avait acquis était en grande partie une résultante de votre comportement dont le soubassement a toujours été les valeurs et principes republicains. En témoigne votre fameux coup de fil à votre opposant historique et principal adversaire aux joutes présidentielles de 2000, Me Abdoulaye Wade, pour reconnaître votre défaite et pour féliciter ce dernier. Cet acte hautement démocratique a, indéniablement, permis au Sénégal d’éviter de sombrer dans un cercle vicieux de contestations – répressions inhérent aux logiques de confiscation du pouvoir propre aux régimes autocratiques. Ce geste dune beauté sublime a été magnifie par la communauté international.

Excellence,

Dix ans après force est de reconnaître que votre successeur a plongé le Sénégal au fond de l’abîme en rétrogradant celui-ci à l’époque des royaumes. N’est-ce pas c’est Me Wade qui a eu l’outrecuidance de s’autoproclamer « Buur Salaoum » en pleine effervescence d’un meeting partisan tenu à Kaolack ? Alors que durant tout votre magistère vous avez su tenir à l’écart vos enfants de la gestion du pays, lui, par contre, s’ingénie à construire un gouvernement parallèle dans le gouvernement officiel du Sénégal dont l’épicentre n’est rien d’autre que son propre fils. C’est ainsi que Karim Meïssa Wade, fils de son père, avec comme simple fait d’armes un bref passage nébuleux à la « City » de Londres s’est vu confié l’organisation de la dernière grande messe de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) à Dakar avec à la clé un budget de plus de 470 milliards dépensés sans que possibilité ne soit donnée aux organes de contrôle de l’État d’en vérifier l’effectivité et la sincérité des comptes. Pourtant, beaucoup de récriminations ont fait jour sur la manière dont cette immence cagnotte a été dépensée de manière opaque. Jusqu’ici aucune réponse ni justification sinon le regroupement de toutes les compétences essentielles ou de souveraineté d’un État régalien au sein d’un même département ministériel et en confier les rennes à Karim Meïssa Wade (infrastructures, coopération internationale, énergie, etc.). Le fils est ainsi mis sur une rampe devant le mener, à terme, au sommet de l’État grâce à une dévolution dynastique du pouvoir qui aurait des « atours démocratiques ». Ce qui viole l’esprit et la lettre des principes républicains qui ont toujours dicté, Excellence, votre conduite et qui vous avez amené à céder le pouvoir de façon pacifique et démocratique.

Excellence,

Toute la Francophonie vous a rendu un vibrant hommage au sommet qui vient de se clôturer à Montreux en Suisse grâce au positionnement et au rayonnement politiques de l’OIF à travers le monde sous votre direction. Cela vous a valu un troisième mandat à l’unanimité et par acclamations. Vous-même, avez proclamé, « urbi » et « orbi » que l’OIF s’impliquera dans tous les États membres où des dysfonctionnements démocratiques ou des ruptures de l’ordre constitutionnel sont ou seront notés. C’est fort de cette ligne de conduite que l’OIF est intervenue, entre autres, en Guinée, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Madagascar et au Togo. Est-ce que le Sénégal ne fait pas partie de l’OIF ou a-t-il un statut particulier qui fait que vous abstenez, délibérément, de dénoncer ce qui s’y passe ? Ou bien, attendez-vous qu’il ait morts d’hommes ou renversement de l’ordre constitutionnel pour dénoncer les ambitions de dévolution monarchique ouvertement assumée, maintenant, par Me Wade pour agir ? Ou avez-vous passé des accords de « non agression » occultes qui font que Me Wade peut se livrer, en toute impunité, aux tripatouillages constitutionnels et à la domestication des pouvoirs judiciaire et législatif sans que l’OIF en fasse cas ? J’espère que non, Excellence ! Le « serment » que vous vous êtes fait, celui de ne jamais parler des affaires politiques sénégalaises qui vous « interdit » de prendre position en qualité de Secrétaire Général de l’OIF ne tient pas. Avez-vous oublié, Excellence, que le sacerdoce de « serviteur » qui est actuellement le vôtre fait de vous le dépositaire et le point de convergence de toutes les nationalités des États membres de l’OIF et non un sénégalais ? Par conséquent, il est inapproprié que vous abritiez derrière votre « sénégalité » pour refuser de dénoncer les dérives politiques et démocratiques qui se passent au Sénégal. Vous nous avez appris à vous situer au-dessus de la mêlée. Aujourd’hui, plus que par le passé, nous avons besoin de cet « détachement » de votre part et de traiter le Sénégal comme un pays à l’instar de tous les autres. C’est-à-dire de jouer pleinement votre rôle de veille, d’alerte voire de dénonciation lorsque vous êtes en face de dérives susceptibles de faire basculer le Sénégal dans le chaos. Il est temps que votre votre voix se fasse attendre, Excellence monsieur le Secrétaire Général !

momladoumom24@yahoo.fr





1.Posté par LongueVieAsjd le 29/10/2010 15:54 | Alerter
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Pour résumer Abdou doit parler du Sénégal comme il le fait des autres pays !

2.Posté par ousmane dieng le 29/10/2010 19:45 | Alerter
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Je suis tres fier de cette lettre ouverte d`un compatriote qui ne veut qu`il n `ait d`abord des morts dans notre pays pour que Abdou Diouf sorte de son mutisme tres suspect.
Merci cher compatriote.Je me joins a ta vigilance d`esprit

3.Posté par pape sow bordeaux le 29/10/2010 21:25 | Alerter
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ce soir 29_10_2010 ,sur la chaine de télévision la 5 ,a été diffusé justement un documentaire sur abdou diouf , et aussi sur l'oif et jacques chirac , c'était la cour des grands , la classe , celle qui est inhérente aux démocrates , quelque soient certains dérapages avérés mais, oh combien à défaut d'être insignifiants, sont, comparés à l'oeuvre totale , peut être pardonnables
abdoulaye wade doit savoir une chose , ce ne sont pas les grands hommes qui font l'histoire , mais l'histoire qui fait les grands hommes . le jugement de l'histoire sur son magistère sera terrible.

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