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JUAN « J'aimerais affronter Eumeu Sène pour venger Balla Gaye 2»

Juan Francesco Espino (30 ans, 135 kg), le roi des arènes de «Las Palmas de Gran Canaria » en Espagne, trace sa voie dans l'arène sénégalaise. Le « lion blanc» a accroché sa deuxième proie (Pape Cargo) samedi passé en 6 secondes au stadium Iba Mar Diop. Juan réclame déjà les lutteurs d'un autre standing. A défaut d'affronter Yékini, ce qui serait un manque de respect, selon lui, l'Espagnol a envie d'en découdre avec Eumeu Sène pour venger son ami Balla Gaye 2 et Pakala qui avait mis Ko, son autre frangin Boy Nar.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Juillet 2011 à 04:00 | | 1 commentaire(s)|

JUAN « J'aimerais affronter Eumeu Sène pour venger Balla Gaye 2»
En terrassant Pape Cargo samedi dernier, vous avez confirmé que vous êtes un lutteur à prendre au sérieux ?

J'ai commencé à lutte en 1996. J'ai presque fait le tour de l'Europe. J'ai remporté toutes sortes de trophées. J'ai pratiqué une multitude de formes de lutte (Canaris, Brésil, Japon, Thaïlande, Bretagne, France, Turquie, etc...) J'ai été plusieurs fois champion du monde. Il ne me restait que la lutte sénégalaise à explorer, c'est pourquoi je suis là. De toutes les formes de lutte que j'ai connues, celle du Sénégal est la plus populaire. Il n'y a qu'au Sénégal qu'un combat de lutte mobilise plus de trente mille personnes au stade. Au Sénégal, la lutte est une culture extraordinaire. Je suis au Sénégal, parce que chez moi je n'ai plus rien à prouver. J'ai fait le vide, je suis indétrônable depuis des années.

Qui voulez-vous comme future adversaire ?

La lutte sénégalaise a une hiérarchie que je suis tenu de respecter. Aujourd'hui, si Yékini, le roi des arènes, vient chez moi en Espagne, il doit affronter environ 8 lutteurs de mon écurie avant de se mesurer à moi qui suis le chef. Je suis conscient que je ne peux pas en découdre avec Yékini du tic au tac, car ce serait un manque de respect à la lutte sénégalaise. Mais, une chose est sûre, je suis capable de l'affronter parce que j'ai un niveau mondial. Je vais faire mon chemin petit à petit pour atteindre le sommet. Mais cela ne veut pas dire que je vais continuer à affronter des lutteurs de second rang. Je vais prouver aux Sénégalais que je suis capable d'accéder à la cour des grands. Je suis là pour affronter tous ceux qui sont au sommet, sauf Balla Gaye 2, Elton, Lac de Guiers 2, Gris Bordeaux, Boy Nar. Ces derniers sont des amis à moi, ce sont des gens qui m'ont beaucoup aidé dans mon intégration. J'aurai bien aimé affronter Eumeu Sène pour venger Balla Gaye 2 et Pakala pour Boy Nar.

Après votre première victoire, il s'est dit que vous étiez tombé sur un adversaire léger. Samedi, vous avez terrassé un lourd de 135 kg. Est-ce une réponse à ceux qui ne vous prennent pas au sérieux ?

Quand j'ai battu mon premier adversaire, les gens ont dit que c'est normal, d'autant qu'il y avait une grande différence de poids. Pourtant ce combat avait duré une minute. Pape Cargo est venu avec 135 kg, le combat n'a duré que 6 secondes. Cela veut tout simplement dire que je sais lutter. Lors de la signature du contrat, Cargo a dit qu'il va me montrer que la lutte n'est pas faite pour les Blancs. Je l'ai battu en 6 secondes pour lui prouver le contraire. La seule chose que je regrette, c'est que je n'ai pas amené Cargo au Top 5.

Au coup de sifflet de l'arbitre, vous avez foncé sur l'adversaire. Est-ce que c'était pour éviter de prendre des coups ?

Si j'avais peur des coups de poing, je n'allais pas oser attaquer au coup de sifflet. J'ai donné un coup pour trouver une faille. À mon arrivée, j'ai entendu les gens dire que je ne peux pas affronter les lutteurs sénégalais parce que la lutte avec frappe est très dangereuse pour moi. Ce que les Sénégalais ne savent pas, c'est que chez moi, il y a une forme de lutte très agressive. C'est un vrai combat de la rue où tous les coups sont permis. J'ai fait les combats de la rue, le Kick-boxing, la boxe, le judo. Je suis assez outillé pour m'imposer dans la lutte avec frappe sénégalaise.

Samedi, vous êtes venu au stade avec un arsenal mystique. D'où proviennent ces gris-¬gris, de l'Espagne ou du Sénégal ?

J'ai porté ces gris-gris parce que c'est une réalité au Sénégal. Je crois bien à ces pouvoirs mystiques. J'ai mis les gris-gris pour me protéger, mais pas pour faire tomber un adversaire. Pour moi, l'arme premier d'un lutteur, c'est sa technique et sa force physique: Je me suis procuré des gris-gris et des bains mystiques chez des marabouts ici au Sénégal.

C'était bizarre de voir un Blanc garder votre Thioumikay (Vestiaires). Est-ce que ce dernier pouvait connaître le sens et comment utiliser chaque bain mystique ?

J'ai appris qu'en matière de pratique mystique il faut confier ses affaires à un homme de confiance. J'ai choisi un Espagnol en qui j'ai confiance pour garder mes trucs mystiques. C'est vrai qu'il ne s'y connaît pas en pratique mystique, mais sur chaque bouteille il y a une notification sur la signification et le mode d'utilisation du bain. Chez moi en Espagne, il y a certaines croyances mystiques comme le Brujo (Ndlr: une forme de sorcellerie). Mais quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai adopté les pratiques d'ici pour me protéger contre les mauvais sorts qu'on peut me jeter.

Étant basé en Espagne. Est-ce que ce sera facile pour vous de faire des allers-retours ? Est ¬ce que vous avez quelqu'un qui négocie vos combats ici ?

Je ne peux pas m'installer au Sénégal parce qu'en Espagne, je livre un combat chaque semaine. J'ai beaucoup d'activité chez moi. Je ne peux pas laisser tomber toutes mes activités en Espagne pour venir au Sénégal me concentrer uniquement à la lutte. Je travaille avec Moustapha Guèye. C'est lui qui se charge de me trouver des combats.

Vous êtes venus pratiquez la lutte sénégalaise pour l'argent ou pour le challenge ?

Ce que je gagne en Espagne, la lutte sénégalaise ne peut pas me l'offrir. Je suis là depuis trois ans, je n'ai rien gagné en termes d'argent. Je suis au Sénégal pour le challenge. Ce n'est pas l'argent qui a guidé mes pas au Sénégal, mais cette forme de lutte que je n'avais jamais pratiquée. J'ai été champion en France, j'y ai gagné des millions, mais personne ne me connaît. Au Sénégal, je ne gagne pas d'argent, mais tout le monde de la lutte me connaît. Si vous connaissez un lutteur sénégalais qui livre un combat gratuitement, dites son nom. Moi, je l'ai fait. J'ai livré des combats sans toucher un franc. Pour mon dernier combat, j'ai dépensé pour le déplacement et tout, plus que j'ai gagné.

Lors de votre deuxième séjour, vous aviez tenu une conférence de presse au cours de laquelle vous aviez annoncé que vous êtes en collaboration avec l'Ofejband, pour aider les enfants défavorisés de la Banlieue. Mais depuis deux ans, ce projet n'avance pas. Qu'est-ce qui se passe ?

Mon souhait était de mettre en place une structure où je vais verser tout ce que je gagne dans la lutte sénégalaise afin d'aider les enfants défavorisés. Malheureusement, ce projet n'avance pas parce que mes collaborateurs n'avaient pas joué franc-jeu. Maintenant, j'ai trouvé de nouveaux hommes de confiance avec qui je compte travailler sur ce projet.

Comment appréhendez-vous le combat Balla Gaye 2 - Tyson ?

Ce sera un combat très difficile. Mais si Balla Gaye 2 garde la même stratégie qu'il avait adoptée devant Modou Lô et Baboye, il va s'en sortir.

AVIS DES TECHNICIENS

BIRAHIM NDIAYE «Ce serait prématuré de chanter les louanges de Juan»

Pour le moment; je ne vois rien d'extraordinaire chez Juan. Pour confirmer qu'il est un bon lutteur ou pas, il faut attendre de le voir face à un vrai lutteur. Jusque-1à, il a croisé des adversaires faciles à battre. Attendons que Juan tombe sur un adversaire coriace capable de lui apporter la réplique aussi bien dans la boxe que dans la lutte. Il n'a pas encore encaissé de coups, il n'a pas encore livré un vrai combat de lutte avec frappe. Ce serait très prématuré pour chanter ses louanges. Maintenant, la présence de Juan dans l'arène sénégalaise est une bonne chose. Cela montre que la lutte sénégalaise a traversé nos frontières. La lutte avec frappe gagnerait à s'internationaliser. Il faut permettre aux autres d'intégrer cette forme de lutte.

MAX MBARGANE « Il m’a séduit »

Juan est à prendre au sérieux, Il m'a séduit lors de son combat contre Khadim Ndiaye 2. Ce jour, il a fait montre d'une grande technicité. Il a posé Khadim sur sa cuisse avant de le jongler, Khadim a voulu utiliser son bras comme appui, mais de tout son poids et le tour est joué. Juan est un technicien. Il suffit de constater les chutes pour s'en rendre compte. C'est un lourd qui a une capacité technique énorme. Tout lutteur qui va l'affronter doit le prendre au sérieux. Juan est capable d'affronter n'importe quel lutteur dans l'arène. Mon seul problème, c'est que pour qu'il puisse affronter ceux d'en haut, il lui faut une certaine côte de popularité. Les promoteurs ne mettent pas leur argent sur un lutteur qui ne leur rapporte pas gros.

SOURCE : L’OBS Idrissa SANE



1.Posté par bopam le 14/07/2011 16:54 | Alerter
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eumeu sene est plu fort ke ton papa balla gaye reste trankil espagnol

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