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JUSTICE - LE SyTJUST EN GRèVE : 72 heures de paralysie du secteur décrétées

Les travailleurs de la Justice affiliés au Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) ont décidé d’exécuter leur menace. Ils vont en grève, ce matin et ce jusqu’à jeudi, pour déplorer le manque d’engagement du gouvernement par rapport à leurs revendications. Ils n’entendent pas baisser les bras et comptent poursuivre leur mouvement, si rien n’est fait. Par Justin GOMIS


Rédigé par leral.net le Mardi 1 Décembre 2009 à 10:47 | | 0 commentaire(s)|

JUSTICE - LE SyTJUST EN GRèVE : 72 heures de paralysie du secteur décrétées
Le secteur de la Justice va connaître, dès ce matin, des perturbations. En fait, les travailleurs du secteur affiliés au Sytjust ont décidé d’entamer une grève de trois jours pour déplorer le non respect des engagements signés avec le gouvernement. «Nous avons décidé d’aller en grève pour protester contre des engagements non respectés de la part du ministère», informe Ousmane Diagne, le Secrétaire général du Sytjust. Pour lui, les deux parties avaient convenu d’un commun accord au respect de certains points de leur plateforme revendicative. Des points qui portaient sur l’indemnité de logement des greffiers en chef, l’effectivité du statut des fonctionnaires, le privilège de juridiction, entre autres. Mais depuis le protocole d’accord du 5 juillet, rien n’a bougé alors que le ministère du Travail avait donné un engagement de deux mois pour ce qui concerne la question de l’indemnité de logement des greffiers en chef.
Aujourd’hui, «nous en sommes au 6e mois et le dossier n’a connu aucune avancée significative», fustige Ousmane Diagne. Et, «c’est pourquoi nous avons décidé d’aller en grève de trois jours pour déplorer ce manque d’engagement», a-t-il fait remarquer.
Toutefois, les travailleurs de la Justice pensent qu’en ce qui concerne la question du statut des fonctionnaires, le blocage se trouve au niveau du ministère du Travail et quant à la question des indemnités elle est à rechercer du côté du ministère des Finances. Mais Ousmane Diagne pense que le changement intervenu à la tête du ministère du Travail ne justifie pas la lenteur de cette question. «Nous ne pouvons pas comprendre ce comportement, parce qu’il y a un changement de ministre qu’ils veulent tout chambouler». Ainsi, ils ont décidé de ne pas baisser les bras.
Une réunion d’évaluation de ce mouvement sera tenue le 7 décembre. Et si après cette date rien n’est fait, le Sytjust va déclencher un deuxième mouvement de trois jours, les 16, 17 et 18 décembre.
justin@lequotidien.snCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir






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