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James Campbell Badiane : Le Sénégal se souvient…

Leral.net – 07 avril 2010-07 avril 2011. Voilà un an que disparaissait James Campbell-Badiane. Un grand homme. Un homme qui a tout donné à l’art, à la culture et au cinéma. Egalement à son pays, le Sénégal. Un pays qu’il aimait tant. Malgré son agenda chargé, il ne manquait jamais de passer plusieurs jours dans son quartier de Sicap Darabis avant de reprendre les airs pour la France là où vit une partie de sa famille. Il a joué dans une trentaine de films. C’est seulement après sa mort qu’il été élevé au rang de chevalier dans l’Ordre national du Lion. Il repose au cimetière Saint Lazare de Béthanie.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Avril 2011 à 12:33 | | 0 commentaire(s)|

James Campbell Badiane : Le Sénégal se souvient…
James Campbell Badiane était un grand homme. Grande taille. Grand talent. Gros cœur. L’élégance dans les actes et les paroles étaient toujours au rendez-vous. Des discussions passionnantes, intéressantes et pleines d’enthousiasme et de convictions ont rythmé le temps qu’il passait à Dakar.
Tel un sympathique cow-boy des westerns, il ne se séparait presque jamais son chapeau, toujours vissé sur sa tête. Barbe poivre-sel, toujours le mot pour rire. Il n’oubliait non plus sa canne, sa « compagne » de toujours dans les ruelles de son quartier et les rues de la capitale.
1966 déclenche l’ascension de sa riche carrière auréolée de succès au sommet de l’art, du cinéma et du théâtre. En cette année du 1er Festival mondial des Arts nègres, James, comme l’appellent les intimes, tient le rôle de Hugonin-Baron dans l’adaptation de « La Tragédie du roi Christophe » de l’écrivain martiniquais Aimé Césaire. Ce 06 avril 2011, veille de la première commémoration de ta disparition, la nation française, dans son ensemble, rend hommage à Césaire au Panthéon. Et dix jours plus tard, le 17 avril de ce même mois, c’est le troisième anniversaire de la disparition du poète martiniquais. Difficile de croire à une coïncidence. Ce qui se ressemble se croise toujours même n’étant plus de ce monde éphémère, cette vallée de souffrances.
James Campbell-Badiane avait d'abord fait à Paris une carrière de danseur de claquettes et de chanteur de cabaret, avant de devenir comédien de théâtre et acteur de cinéma. Il a joué dans près de quarante films dont « La Dette », « Vol au-dessus d’un nid de coucou », « Le Prix du Pardon » (2001) de Mansour Sora Wade, « Le Sifflet » (2004) d'Ass Thiam. Durant sa carrière, il a partagé la scène avec Yves Montand, Eddie Constantine, Jack Nicholson, André Dussolier ou encore son compatriote Douta Seck.
Le combat contre l’oubli était une préoccupation réelle chez James Campbell-Badiane. Il le menait avec beaucoup d’abnégation et de courage. Il luttait pour que le rôle des Tirailleurs sénégalais dans la libération de la France soit connu, enseigné et même adapté au cinéma par des Africains. James, ta lutte contre l’oubli sera un combat de toujours. Le Sénégal ne t’oubliera jamais. Requiescat in pace !

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