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Jour de la Tabaski: L'Hôpital Philippe Maguilène Senghor, une seule destination pour survivre !


Rédigé par leral.net le Mardi 20 Septembre 2016 à 10:52 | | 4 commentaire(s)|

Le jour de la Tabaski a été un jour d’enfer pour de nombreux malades et accidentés. Presque toutes les structures hospitalières et autres centres de santé étaient non-opérationnels, faute de médecins, de sages-femmes et d’infirmiers. Il y a même des structures où les vigiles assuraient la «garde», histoire de faire patienter les malades en attendant l’arrivée du médecin ou de l’infirmier.

Tenez ! Domicilié à Pikine, le jeune Nd. Samb a senti que son épouse souffrait de contractions de fin de grossesse. Il fallait vite l’évacuer à l’hôpital où à la maternité. Etant un pauvre «gorgorlou», il n’était pas question pour lui d’aller à l’hôpital de Pikine sis Camp Thiaroye où les gestionnaires préfèrent traiter des clients que de soigner des patients.

Pire se désole «Le Témoin» quotidien, l’hôpital est inaccessible à cause des inondations dues aux fortes pluies de la veille. Il est 2h du matin, cap sur le centre de Santé Gaspard Camara de Grand-Dakar. Sur place, l’unique sage-femme fait savoir à la pauvre parturiente que l’accouchement n’est pas imminent !

Après une brève consultation, elle lui conseille de revenir le lendemain mardi à la même heure. Objection ? Avant que le couple quitte Gaspard Camara, un membre du personnel leur souffle que la sage-femme ne voulait pas prendre de risque de faire des accouchements toute seule puisqu’elle n’avait aucun collègue pour l’assister.

« D’ailleurs, vous êtes la neuvième personne qu’elle renvoie sur rendez-vous pour s’en débarrasser» murmure au couple cet employé. Cap sur l’hôpital Abass Ndao ! Ici, il ne faut même pas insister devant les vigiles car il n’y a ni médecin, ni infirmier, ni sage-femme. Tabaski oblige !

Destination, le centre de santé Philippe Maguilène Senghor de Yoff. Il est 3h 30 du matin. Ouf ! Ici, toutes les unités d’urgences sont opérationnelles. Médecins, infirmiers et sages-femmes s’activent au chevet des nombreux malades. Sans tarder, Nd. Samb et son épouse sont aussitôt pris en charge.

Pendant que le mari s’occupe du paiement des tickets et ordonnances, l’épouse est admise à la salle d’accouchement. Il est 6h 05 du matin, le bébé vient de naître ! «Sur place, j’ai prié deux rakkas pour remercier le Bon Dieu. Et dans mes prières, j’ai formulé des vœux pour l’ensemble du personnel de l’hôpital Philippe Senghor» nous a fait savoir Nd. Samb tout en déplorant l’absence du personnel de santé lors des jours de fête dans certaines structures publiques.


Du coup, «Le Témoin» exhume son défunt «Coup de Chapeau» pour le décerner au centre de Santé Philipe Senghor de Yoff pour ce bel exemple de conscience professionnelle de son personnel !

Source Le Temoin






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