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Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femme: Discours de l'ambassadeur des Etats-Unis à Dakar

Le 25 novembre est la journée choisie par l’Organisation des Nations unies pour évoquer dans le monde l’élimination de la violence à l’égard des femmes. A cette occasion, M. Lewis Lukens, Ambassadeur des Etats-Unis des États-Unis d'Amérique auprès de la République du Sénégal et de la République de Guinée-Bissau, nous parle des 16 jours d’activisme contre la Violence basée sur le genre.


Rédigé par leral.net le Samedi 26 Novembre 2011 à 09:20 | | 0 commentaire(s)|

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femme: Discours de l'ambassadeur des Etats-Unis à Dakar
"La violence contre les femmes et les filles touche chaque nation, y compris le Sénégal. La violence basée sur le genre est une pandémie mondiale qui peut menacer les femmes et les filles à tout moment de leur vie – de la manque d’opportunités de poursuivre une éducation, à un accès insuffisant à la nutrition, au mariage précoce, l’inceste, la violence domestique, le viol, les abus sexuels, jusqu’au traite de personnes. Mondialement, une femme sur trois connaîtra une certaine forme de violence basée sur le genre dans sa vie.
Cette année, alors que nous célébrons « 16 Jours d'activisme contre la violence faite aux femmes », de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes le 25 Novembre jusqu’à la Journée internationale des droits de l'homme le 10 Décembre, on nous rappelle que la violence basée sur le genre ne peut pas être traitée uniquement comme un problème de femmes – c’est un grand défi pour le monde entier. La violence basée sur le genre n'est pas seulement un affront aux droits humains et la dignité - il affecte profondément le bien-être de nos communautés. Lorsque les femmes et les filles sont victimes d'abus, les entreprises ferment, les revenus diminuent, et les familles souffrent de la faim.
Considérons le prix de tous les services médicaux et juridiques exigés à la suite des actes de violence. Calculons le coût de productivité per ménagère perdu et la réduction de revenu suite aux absences du travail.
En Ouganda, par exemple, environ 12,5 pour cent des femmes ont signalé avoir perdu du temps consacré aux taches ménagères vitales, comme chercher le bois pour le feu de cuisine, ou faire la lessive à cause de la violence par un partenaire intime. Près de 10 pour cent de ces incidents ont abouti à la perte de salaire pour 11 jours ouvrables annuellement. Les effets de ces coûts sont exacerbés lorsque la femme est l’unique soutien financière pour la famille.
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Aucun pays ni aucune région du monde n'est à l'abri des coûts explicites et implicites de la violence basée sur le genre. Aux États-Unis, le coût de la violence contre les femmes à lui seul est supérieur à 5,8 milliards de dollars par an. Les pertes de productivité et les frais de services médicaux s'élèvent à une somme de 5,9 milliards de dollars. Cela fait 11,7 milliards de dollars! La violence basée sur le genre n’est pas seulement moralement répréhensible – nous ne pouvons tout simplement pas continuer à payer ce prix!
Au Sénégal, le gouvernement des Etats-Unis, à travers l'Agence américaine pour le développement international, finance un programme qui engage les grands-mères et les anciennes du village comme agents du changement pour préserver les pratiques traditionnelles positives en créant des rites de passage alternatif qui n’incluent pas l'excision.
USAID aborde également les questions de violence basée sur le genre lié à l'école, du mariage précoce et des grossesses chez les adolescentes. Ils financent un programme qui offre aux jeunes en âge de procréer les leçons de «compétences de vie» nécessaires pour leur permettre de faire des choix informés tout en se protégeant des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses précoces.
Ces 16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre offrent une occasion de renouveler notre engagement à libérer les femmes et les filles du cauchemar de la violence.
Les pays ne peuvent progresser si la moitié de leur populations sont marginalisés, maltraités, et discriminés. Lorsque les femmes et les filles sont accordés leurs droits et un accès équitable à l'éducation, les services de santé, l'emploi, et la participation politique ; ils soulèvent leurs familles, leurs communautés et leurs nations - et deviennent les agents du changement.
Comme Secrétaire Clinton a récemment noté, «Investir globalement dans le potentiel des femmes et les filles est l'un des moyens les plus sûrs d'atteindre le progrès économique mondial, la stabilité politique et une plus grande prospérité pour les femmes – et hommes – du monde entier".

Ambassadeur Lukens











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