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Journée mondiale de la violence contre les femmes et les filles : « Casamance est le berceau du refus de paternité », selon Ismaila Kamby

C’est aujourd’hui que la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles va être célébrée. Dans cette perspective, le mouvement « Touche pas à ma sœur » a sorti un rapport d’enquête sur la situation du refus de paternité à Ziguinchor. Selon ledit mouvement, entre décembre 2012 et septembre 2015, 1587 cas de refus de paternité ont été recensés dans cette partie du sud.


Rédigé par leral.net le Mercredi 25 Novembre 2015 à 14:46 | | 3 commentaire(s)|

Les chiffres font froid dans le dos. Sur 100 enfants nés hors mariage dans ces zones, les 90% seraient victimes de refus de paternité. Le constat est fait par le mouvement « Touche pas à ma sœur » dans un rapport d’enquête publié, hier, à la veille de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

Effectué entre décembre 2012 et septembre 2015 dans les localités de Ziguinchor, Ousssouye, Bignona, Sédhiou, Vélingara, l’enquête a révélé que les filles qui sont dans cette situation ont entre 15 ans et 25 ans. Selon Grand-Place, la répartition des cas a démontré que Ziguinchor a est devant avec 512 cas. Suffisant pour « Touche pas à ma sœur » de soutenir que « Casamance est le berceau du refus de paternité ». A en croire le président du mouvement, Ismaila Kamby, beaucoup d’hommes, ayant été envoyés en prison dans la partie du sud du pays, ont laissé derrière eux des fils et filles dont, aujourd’hui, les mamans ne savent s’ils sont vivants ou pas.

Face à ce fléau, « Touche pas à ma sœur » demande plus de rigueur dans l’application de la loi. « C’est un sujet qui interpelle tout un chacun et précisément les représentants du peuples que sont les députés », martèle le président du mouvement.






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