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Jugés aujourd’hui pour terrorisme en Gambie: 12 Sénégalais risquent la peine de mort

Rédigé par leral .net le 12 Octobre 2009 à 19:41 | Lu 1665 fois

Le procès de douze jeunes Sénégalais et quatre Gambiens pour terrorisme et actes semblables devrait se tenir aujourd’hui à la Division criminelle de la Haute Cour de justice de Banjul. Appelée à nouveau le 24 septembre dernier, l’affaire a été encore renvoyée à ce lundi 12 octobre, pour le même motif : les accusés n’ont pas d’avocats.


Jugés aujourd’hui pour terrorisme en Gambie: 12 Sénégalais risquent la peine de mort
Le procès de douze jeunes Sénégalais et quatre Gambiens pour terrorisme et actes semblables devrait se tenir aujourd’hui à la Division criminelle de la Haute Cour de justice de Banjul. Appelée à nouveau le 24 septembre dernier, l’affaire a été encore renvoyée à ce lundi 12 octobre, pour le même motif : les accusés n’ont pas d’avocats. Or, considère le juge Justice Moses Richards, les faits dont ils sont accusés peuvent leur valoir la peine capitale. Donc, ils ne peuvent être jugés sans être assistés par un conseil.

par Aminatou M. DIOP le quotidien

Les douze Sénégalais détenus à la prison Mile 2 en Gambie, depuis 2006, ne sont pas encore jugés. Leur procès du 24 septembre dernier avait été encore renvoyé à ce lundi 12 octobre. Car, seul l’accusé Kebba Seckan dispose d’un avocat qui ne s’est pas présenté à l’audience. En effet, à l’appel de cette affaire ce jour, c’est l’avocat de l’Etat gambien Me S. H. Bakum qui s’est présenté et a précisé à la Cour, que l’avocat Lamine Camara l’a informé qu’il doit défendre le 13e accusé nommé Kebba Seckan, mais qu’il ne pourrait se présenter à l’audience du 24 septembre.
Si certains des co-accusés de M. Seckan indiquent être en concertation avec leur famille pour s’assurer les services d’un avocat, d’autres déclarent ne pas avoir du tout de quoi se payer une assistance judiciaire et sont certains que leur famille ne peut le faire pour eux.
Mais, le juge Justice Moses Richards insiste : ils sont présumés coupables d’une offense capitale. L’affaire est très sérieuse et le procès ne peut se tenir, si les uns sont assistés par des avocats et les autres laissés à leur propre sort.
Déjà, lors de l’audience du 10 septembre 2009, le juge Richards précisait à l’attention des accusés qu’il n’est pas facile pour l’Etat gambien de constituer des avocats pour eux, car la procédure pourrait durer deux mois. D’où son conseil pour qu’ils demandent à leur famille de leur trouver des avocats afin que leur procès puisse se tenir dans de brefs délais. Toutefois, a-t-il décidé de demander à la Haute Cour de justice de trouver des avocats pour ces seize accusés sénégalais et gambiens qui risquent la peine capitale.
Mais, lui explique le détenu Abdoulaye Diédhiou, supposé membre du Mfdc, au nom de ses co-accusés, la plupart de leurs parents ne sont pas informés de leur détention en Gambie et qu’ils ne sont pas tous du même village. Leurs parents ne se connaissent pas pour pouvoir se concerter afin de leur constituer des avocats. Une plaidoirie que le juge Richards dit comprendre et se dit conscient de leur longue détention préventive, mais sans avocat, leur cas ne peut connaître une évolution.
Pour rappel, ces seize détenus dont douze Sénégalais sont en détention préventive depuis plus de trois ans à la prison de Mile 2 en Gambie. Ils sont poursuivis par le ministère public gambien pour terrorisme et actes semblables, punis par la loi anti terroriste votée en Gambie en 2002. Des actes qu’ils auraient «commis, de concert, le 8 août 2006 à Darsilameh et diverses autres places dans l’Ouest de la Gambie et qui ont sérieusement déstabilisé le fondement de la Constitution et de la politique économique et des structures de la Gambie». Des faits qu’ils ont toujours niés.
Pour la première fois, leur cas avait été appelé devant le tribunal de Brikama le 10 juin 2009 avant d’être reporté au 24 juin d’abord, et au 8 juillet ensuite. Sans connaître d’évolution, l’affaire a été transférée à la Division criminelle, une section spéciale de la Haute Cour de justice de Banjul qui a connu de ces faits le 27 août 2009. Depuis, le procès ne cesse d’être reporté faute d’avocats. Cela, malgré les complaintes des accusés qui disent plaider non coupables des faits retenus contre eux et pour lesquels ils n’ont pas été entendus depuis 2006.
Il s’agit de Alassane Thomas Diédhiou, Maouloud Badji, Lansana Prosper Sambou, Ousmane Diédhiou, Mansour Diatta, Sidate Diatta, Fabia Nyafuné, Sidate Diatta, Pape Ousmane Badji, Abdoulaye Diatta, Moumini Bah et Abdoulaye Diédhiou. Tous des citoyens sénégalais supposés être des membres du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Leurs co-accusés gambiens se nomment : Kebba Seckan, Samesideen Jammeh, Sam Kambai et Kemo Conteh.
amdiop@lequotidien.sn


1.Posté par malick le 12/10/2009 20:51 | Alerter
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ce sont des rebelles. un rebelles ne se retire jamais ilfaut leur massacrer . leur combattre. oeuil pour oeuil dent pour dent. il faut les massacrer

2.Posté par didi le 13/10/2009 11:07 | Alerter
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et où est l'Etat du sénégal dans tout ça ? Ou bien c'est des journalisteries

3.Posté par Observateur - Avocat et défenseur des droits humains partout le 13/10/2009 12:27 | Alerter
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Indépendamment de la gravité de tout fait qui leur est reproché, chacune de ces personnes accusées est pour l'instant présumée innocente jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie au-delà de tout doute raisonnable, à la suite d’un procès public et équitable. Si ces personnes n'ont pas les moyens d'avoir les services d'un avocat, l'Etat Gambien à l'obligation - notamment en vertu des conventions internationales qu'il a signées - de s'assurer qu'elles bénéficient d'avocats commis d'office, rétribués par lui. De même, cet Etat a l'obligation d'assurer les services d'interprétation afin de permettre aux accusés de communiquer avec leur conseil et de suivre les débats aux fins de leur défense. Ces principes doivent être respectés, en tout temps et en tout, quel que soit le crime reproché, en particulier dans les cas où les poursuivies risquent la peine capitale. L’absence de ces garanties priverait le procès de tout sens et traduirait l’arbitraire d’une justice primitive.

4.Posté par humaniste le 13/10/2009 20:19 | Alerter
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qu'attend l'État sénégalais avec le poule d'avocat qu'il avait crée au de l'eta et de tous les senegalais ayant des problemes avec la justice
c'est le moment pour prouver au monde que l'affaire mame madoir n'était pas le prétexte pour mettre en place un poule d'avocat qui avait gagné mémé le procé contre
et les citoyens ne doivent pas être défendu

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