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Karim Wade-Abdoulaye Diop : Le fil de la discussion

Karim Wade a échangé avec l’ancien ministre de l’Economie et des Finances. Il a posé au témoin des questions sur le budget du Sénégal qu’il gérait et sur les différents projets dans lesquels ils étaient tous les deux impliqués. Quant à un accord de crédit que la Bmce (banque marocaine) aurait accepté pour le Plan Takkal, l’ex-argentier de l’Etat lui a rétorqué qu’il ne s’en souvient pas. Karim "auditionne" Abdoulaye Diop.


Rédigé par leral.net le Vendredi 9 Janvier 2015 à 13:29 | | 4 commentaire(s)|

Karim Wade-Abdoulaye Diop : Le fil de la discussion
Karim : Depuis combien de temps aviez-vous été ministre de l’Economie et des Finances ?

Abdoulaye Diop : De 2000 à 2001, j’étais ministre délégué en charge du Budget. De 2001 à 2012, j’étais ministre de l’Economie et des Finances.

Karim : Est-ce que 117 milliards ont manqué de votre budget ?

Abdoulaye Diop : Non.

Karim : Est-ce que 364 milliards ont manqué de votre budget ?

Abdoulaye Diop : Non.

Karim : Est-ce que 694 milliards ont manqué de votre budget ?

(Là, la Cour l’interrompt : Si 364 milliards n’ont pas manqué donc 694 milliards ne peuvent pas l’être. Enfin, continuez !)

Abdoulaye Diop : ça n’a jamais manqué de mon budget.

Karim : Est-ce que 2000 ou 4000 milliards ont manqué de votre budget ?

Abdoulaye Diop : Non.

Karim Wade : Vous voyez bien que vous êtes un excellent ministre des Finances (sourire). Etiez-vous au courant d’une propriété d’un terrain que mon père détenait depuis 1963 entre Ngor et Almadies ?

Abdoulaye Diop : Je sais que, bien avant 2000, le Président Abdoulaye Wade avait une propriété foncière à Ngor sur un terrain dont une partie avait été attribuée à un Sénégalais vivant au Gabon.

Karim : Etiez-vous membre du Conseil de surveillance de l’Anoci avec le Forum civil,... ?

Abdoulaye Diop : Oui, j’étais membre du Conseil d’administration, même si je n’assistais pas à beaucoup de réunions.

Karim : Saviez-vous qu’une audition a été faite par l’Assemblée nationale à laquelle Me El hadji Diouf, ici avocat de l’Etat, avait assisté ?

Abdoulaye Diop : J’en avais entendu parler, mais je n’étais pas présent.

Karim : Je m’en vais vous poser la dernière question. Avec le Plan Takkal, saviez- vous que toutes les banques qui avaient été démarchées, avec lesquelles on avait tenu des réunions pour financement, avaient refusé parce qu’elles disaient qu’il y avait un grand risque d’exposition financière ?

Abdoulaye Diop : Oui, les banques avaient refusé de financer le Plan Takkal.

Karim Wade : C’est la dernière question. Souveniez- vous que seule la Bmce avait accepté de financer ?

Abdoulaye Diop : Non, je ne m’en souviens pas.

(La Cour : vous aviez refusé de répondre aux questions de fond. Si vous aviez répondu, cette question de la Bmce allait être discutée. Mais continuez !)

Karim : La dernière question. Est-ce que vous vous souvenez la seule fois que je suis intervenu auprès de vous pour le compte d’une société ?

Abdoulaye Diop : Il y a beaucoup de "dernières questions" (rire) ! Beaucoup de ministres intervenaient pour des sociétés. Mais lui (Karim), il n’est jamais intervenu sur des questions de ce genre.

Karim Wade : Monsieur le président, je n’ai plus de question.

Le Quotidien






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