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Karim Wade, mon candidat en exil …forcé à Doha ? (Par Hawa Abdoul BA)


Rédigé par leral.net le Mardi 15 Novembre 2016 à 22:34 | | 2 commentaire(s)|

 
En réalité l’affaire du frère Karim Wade est plus grave que nous pouvions l’imaginer. Elle démontre, de bout en bout, les violations répétitives des droits pour lesquels notre peuple s’est battu avec tant de pugnacité et de sacrifices.
 
Karim Wade candidat désigné du PDS à la prochaine élection présidentielle prévue en 2019, vit, depuis sa libération de prison à Doha, capitale de l'Émirat du Qatar. Il y vit, depuis bientôt 5 mois loin de son pays, loin des siens, loin de son parti qui l'a l'investi.
 
L'hebdomadaire Jeune Afrique vient de confirmer ce que nous soupçonnions déjà. Karim Wade a été contraint à l'exil par le Président Macky Sall, lui l'infortuné de la revanche sociale. Il est important de souligner que Karim Wade a courageusement purgé la moitié de sa peine de prison sans broncher avec grandeur, courage et noblesse.
 
On l'a extirpé de prison et prié de quitter le territoire sénégalais nuitamment à bord d'un jet privé affrété par l'Emir du Qatar.
Voila comment le Président sénégalais règle ses comptes avec des adversaires politiques gênants. Il faut lui reconnaître qu'il a été cohérent avec lui-même.
N'a t-il pas dit et redit que sa volonté maintes fois affichée était de "réduire l'opposition à sa plus simple expression"
 
Nulle part, dans ce vaste monde, on avait vu un État  exiler, de force, son propre citoyen dans un autre État. Comment peut-on imaginer que de telles pratiques dignes d'un autre âge puissent de nos jours être observées au Sénégal, cette terre si hospitalière, si généreuse qui a accueilli et soutenu tant d'apatrides et d'exilés à travers le monde, sans jamais en produire même aux heures les plus sombres de notre histoire. Je pense entre autres aux Bissau guinéens, aux namibiens et aux sud-africains que notre beau pays a accueillis, soutenus et consolés.
 
Je parie qu'en ce mois béni de Safar, Karim Wade a son cœur et ses pensées tournés vers Touba la Sainte et son Grand Magal où il aurait voulu être, n’eut été la volonté de Macky Sall de l’exiler par la force.
 
Seulement Karim Wade a rendez-vous avec son destin et, aux Karimistes et aux Sénégalais épris de justice et de paix, je dis que la lutte doit continuer pour rétablir notre candidat dans ses droits civiques, à commencer par le plus simple d’entre ces droits : retrouver, sans délai, la terre de ses ancêtres ,la terre qu’il aime par-dessus tout, la terre pour qui il nourrit la plus noble des ambitions.
 
Hawa Abdoul BA
 






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