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Kédougou ou une zone de non-droit

Des institutions de l’Etat brûlées, aucune arrestation !


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Février 2017 à 00:38 | | 0 commentaire(s)|

Kédougou ou une zone de non-droit
Le Sénégal est-il un pays à deux Etats ? S’interroge « Le Témoin » quotidien. La réponse par Kédougou, une région qui semble dotée d’une autre loi ou d’un autre code de procédure pénale en dehors des textes que l’on applique à Dakar, Thiès ou Fatick par exemple.

Toujours est-il que, dans les zones aurifères de Kédougou, qui se trouvent en principe en territoire sénégalais, des ressortissants étrangers composés de miliciens sierra-léonais, maliens, ghanéens, burkinabè, guinéens et autres anciens soldats rebelles ou mercenaires pillent nos ressources minières sans qu’aucun gendarme ou douanier n’intervienne. Plus grave, en collusion avec les populations autochtones, ces voyous et bandits de la Cedeao brûlent nos brigades de gendarmerie et de douane sans être traqués, arrêtés et jugés alors que les gendarmes et autorités locales ont carrément identifié les incendiaires. Comme quoi, aucune personne n’a été inquiétée.

On tremble à l’idée de ce qui se serait passé sur une quelconque autre partie du territoire national si des gens avaient osé faire le centième de ce qui a été commis à Saraya et environs ! Pis, une autorité en service dans le commandement territorial nous a expliqué une situation alarmante et déplorable dans un Etat de droit. « Au moment où je vous parle, il n’y a aucune arrestation pour des faits criminels puisque les autorités politiques n’ont pas fait déclencher l’action publique. Cette impunité est considérée comme un trophée de guerre de la part de jeunes voyous qui n’hésitent pas à provoquer ou injurier les gendarmes dans leurs positions », se désole cette autorité territoriale dans la région de Kédougou, histoire de désapprouver la position du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo qui joue à l’apaisement là où il devait faire régner l’autorité de l’Etat.

Et surtout dans une zone où des assassinats, des enlèvements, des agressions sexuelles, des trafics de drogue, des fraudes minières, des conflits armés et des règlements de comptes font partie des règles de conduite communautaire. Et gare aux gendarmes, policiers ou douaniers qui tenteraient d’imposer les lois de la République ! Comme quoi, à Kédougou ou notre « Nord-Kivu », l’insécurité rime avec impunité. Une impunité synonyme d’une « médaille » décernée aux jeunes orpailleurs détestant l’école. Demain, le revers de cette médaille !

« Le Témoin » quotidien