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Khadidiatou Sarr Kébé, : «Des infirmières se permettent de se bagarrer dans un bloc de réanimation….»

Khadidiatou Sarr Kébé semble remontée contre des travailleurs de son hôpital, qui sont en mouvement d’humeur. Interrogée hier sur le sit-in et les revendications listées par les travailleurs, elle se démarque des accusations, tout en précisant qu’il n’a jamais été question de rompre le dialogue.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Décembre 2014 à 16:07 | | 2 commentaire(s)|

Khadidiatou Sarr Kébé, : «Des infirmières se permettent de se bagarrer dans un bloc de réanimation….»
«Le dialogue social n’a jamais été rompu, la preuve, nous avons eu une dernière séance de négociations le 8 décembre dernier et nous n’avons eu qu’un seul point d’achoppement», précise-t-elle. Avant de jurer que ce point est relatif à l’harmonisation des 29% d’augmentation. «J‘ai proposé depuis la première séance, que ce reversement fasse l’objet d’un calcul, qui n’a pas intégré le complément de solde et l’indemnité de résidence», assure Mme Kébé. Pour elle, c’est la raison pour laquelle, le montant est passé de 17 millions de francs Cfa à plus d’une trentaine de millions. «C‘est pourquoi, j’ai demandé que cette harmonisation soit gérée en deux années budgétaires, en 2015 pour la première partie et en 2016 pour la deuxième partie», explique-t-elle.

Dans ses précisions, elle indique que le bloc de 25 millions de francs Cfa, qui fait débat, est dans le projet d’établissement. «En 2014, dans le Budget consolidé d’investissement (Bci), 75 millions ont été destinés à la construction du bloc administratif. Donc ce bloc à 70%, est financé par le ministère de la Santé, je lance vraiment un appel à tout le personnel, pour l’entretien de ce bijou, qui est utile. Voici un hôpital qui paie régulièrement ses salaires, ses motivations, les charges sociales, l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale. Un hôpital qui reverse régulièrement la Tva, qui paie encore régulièrement ses fournisseurs, entre autres et tout ça est inclus dans le budget», soutient la directrice de l’hôpital de Thiaroye.
A propos des mises à pied adressées à trois agents et dénoncées par les syndicalistes, elle explique : «Il faut demander ce que ces agents ont fait ? Quand des infirmières se permettent de se bagarrer dans un bloc de réanimation, engagent toute les responsabilités de la structure, ça pose problème. Le Code du travail demande même, en de pareils cas, de les licencier, mais j’ai été indulgente en leur donnant des mises à pied. Cette sanction a été même revue à la baisse, avec l’intervention du Sutsas national. Ces infirmières ont aujourd’hui réintégré le service.»

latifmansaray@lequotidien.sn






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