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Kinshasa décrie l'ingérence de Paris et des Nations unies dans les affaires congolaises

Rédigé par la rédaction le 22 Septembre 2016 à 21:50 | Lu 566 fois

Ce jeudi 22 septembre, le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement Lambert Mende a dénoncé l'ingérence de François Hollande et des Nations unies dans la vie politique congolaise.

Le ministre s'est directement adressé à Paris lors de cette conférence de presse : "à se demander si la République Démocratique du Congo était devenue un nouveau département d'outre-mer issu de nouvelles conquêtes de l'Hexagone".

Le président français François Hollande, "s'est permis de tirer à boulets rouges" sur le gouvernement congolais, a déclaré Lambert Mende, dénonçant des "injonctions comminatoires".

Lambert Mende a estimé que François Hollande avait fait preuve d'une "compassion" sélective vis-à-vis des victimes de violences ayant fait plusieurs dizaines de morts.
En comparant à l'ingérence de la Libye par l'Europe, Lambert Mende a vivement critiqué François Hollande et son "intransigence" sur les dates de l'élection.

À la fin de son discours, Lambert Mende a appelé au dialogue : "le gouvernement continue à insister pour que la classe politique congolaise dans son ensemble se retrouve autour de la table du consensus dans l’intérêt supérieur de la Nation".
François Hollande à New York
"Il s'est produit des violences en République démocratique du Congo qui sont inadmissibles, insupportables", avait déclaré mardi à New York le président français.

"Ce qui est incontestable, c'est qu'il y a des victimes et qu'elles ont été provoquées par des exactions venant de l'État congolais lui-même", avait-il ajouté.
"Le principal parti d'opposition a vu son siège brûler", avait encore dit le président, "dans aucun pays on ne peut accepter de tels comportements, de tels agissements".

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lundi et mardi à Kinshasa. Les violences ont commencé en marge d'une manifestation d'opposition pour demander le départ du président Joseph Kabila au terme de son mandat le 20 décembre, et la convocation de l'élection présidentielle avant cette date.
Elles ont rapidement dégénéré en émeutes et en pillages, réprimés par la police et l'armée. M. Mende a vu dans ces événements "un schéma de coup d'État".

Voaafrique