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L'Amicale des cadres de la RTS répond à Futurs Médias


Rédigé par leral.net le Jeudi 27 Novembre 2014 à 03:23 | | 12 commentaire(s)|

L'Amicale des cadres de la RTS répond à Futurs Médias
La RADIODIFFUSION TELEVISION SENEGALAISE (RTS) a été nommément citée dans la « LETTRE OUVERTE » parue au journal L’OBS du 25 novembre 2014 et signée par « Le Comité Directeur du GROUPE FUTURS MEDIAS (GFM) ». Dans cette lettre, le GFM s’offusque de la mise à disposition de la RTS par l’Etat du Sénégal, d’équipements techniques pour les besoins de la couverture du Sommet de la Francophonie et menace, par conséquent, de boycotter ce grand événement. Cette lettre ouverte appelle de notre part les précisions ci-après :
1- Sur le statut : La Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est une société publique dont le Capital est détenu à 100% par l’Etat sénégalais qui en est donc l’actionnaire unique. A ce titre, et à chaque fois que de besoin, l’Etat met à la disposition de la RTS des équipements et moyens nécessaires à la réalisation de la mission de service public qui lui est assignée.
2- Sur le contexte du 15è Sommet de la Francophonie : Dans les pré-requis de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) la Télévision hôte (la RTS), doit être aux normes Haute Définition (HD) pour assurer une diffusion mondiovision des cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la conférence de presse finale. La RTS doit également assurer, gratuitement, la production pour toutes les télévisions des pays membres de l’OIF et des Etats invités. Elle doit aussi mettre à leur disposition les paramètres techniques du segment satellite, pour leur permettre de capter le signal en provenance de Dakar et procéder à la diffusion. C’est pourquoi, conformément à la tradition bien établie, à l’occasion d’événements nationaux et internationaux et d’opérations spéciales (Sommets, Coupe d’Afrique des Nations, Coupe du Monde, Campagne électorale, festival, etc.), il est du devoir de l’Etat de doter la RTS d’équipements techniques lui permettant d’être en phase avec les évolutions technologiques du moment. Avec cet appui, l’Etat fait d’une pierre deux coups puisque le matériel ainsi acquis permet à la RTS de se mettre à niveau pour répondre aux normes qu’exige la transition de l’Analogique au Numérique prévue en juin 2015. Bref, l’Etat du Sénégal ne fait que son devoir de mettre la RTS dans les conditions d’assurer convenablement sa mission. Si un privé décide d’investir, à des fins économiques, dans une société à 100% privée, dans laquelle l’Etat n’a aucune action sur le capital, il ne doit pas compter sur l’Etat pour le financement de ses investissements qui relève de l’entière responsabilité de ses actionnaires. Par ailleurs, est-il nécessaire de rappeler que les Groupes D-Média et Excaf ont gagné respectivement, le marché publicitaire du Sommet de la Francophonie et le marché de la transition de l’analogique au Numérique. Aucune contestation n’a été notée de notre part à ce niveau alors que la transition de l’Analogique au Numérique est presque partout en Afrique pilotée par l’Audiovisuel Public. Pour ce qui est du Financement de l’audiovisuel public, le tableau suivant fait état de la répartition des ressources des télévisions publiques de cinq pays africains :

PAYS RESSOURCES Publiques Commerciales

Cameroun 87% 13%

Bénin 62% 38%

Niger 67% 33%

Mali 67% 33%

Sénégal 54% 46%

Ces chiffres n’intègrent pas les subventions d’équipement périodiquement versées par les Etats cités. Des efforts supplémentaires sont nécessaires de la part de l’Etat. En effet, au vu de ce tableau, la RTS est l’une des Entreprises publiques de l’Audiovisuel qui bénéficient le moins de ressources publiques dans son financement. A notre avis, la seule bataille qui vaille pour le secteur privé de l’audiovisuel, c’est celle d’un financement conséquent et stable de l’audiovisuel public qui aura pour conséquence, la libération d’une part importante du marché publicitaire au profit du privé. Le vote du code de la Presse est une solution définitive au problème du financement de RTS et à la réglementation de l’accès des médias publics aux recettes publicitaires.

Fait à Dakar, le 26 novembre 2014

Le bureau de l'Amicale des cadres de la RTS






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