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L’Art d'éduquer avec des mots - Par Marcel Cassien Badji


Rédigé par leral.net le Lundi 23 Mai 2016 à 11:58 | | 0 commentaire(s)|

Conscients que la lecture est la base scolaire, on s’est proposé d’initier ce Concept « Hommage à la Poèsie »,une occasion pour nous de promouvoir une poésie existante et de rendre hommage aux grandes figures de la poésie africaine, française et voire du monde en déclamant certains de leurs œuvres. Certes, ce concept ne provient pas d’un enseignant de lettres, mais d’un artiste poète slameur amoureux de mots et de poésie. Et nous pensons pour faire revivre la poésie, il nous faut passer par les enfants afin de la faire voir et de la faire entendre par le canal des enfants en leur inculquant des valeurs et des vertus aux quels ils grandiront et pourront s’intéresser à la lecture et aussi à l’écriture. On ne peut pas blâmer les enfants parce qu'ils ne veulent pas lire sans apporter des solutions qui pourraient inciter les à avoir gout à la lecture . Il serait important que les structures qui travaillent autour du livre, réfléchissent ensemble à des approches pour voir comment valoriser le livre et de donner l’amour et le gout de la lecture aux enfants. Je pense à mon avis, ils auront plus à gagner dans ce sens et le livre pourrait mieux s’écouler. La question que je me pose, est s'il y’a un programme réel de promotion du livre ! Si oui qu’on nous dise la quelle car j’aimerai bien savoir pour en bénéficier et faire profiter d’autres.

Notre but dans cette activité, c’est de faire des ateliers de déclamation avec les enfants en veillant sur le gestuel, la diction et l’articulation qui sont des aspects très important dans la lecture juste pour démontrer que la poèsie est un atout indispensable dans la lecture car nous savons tous que la lecture est la base scolaire. Il sera très difficile qu’un enfant avance dans son cursus scolaire sans savoir lire, toutes les matières sont faites de lecture, donc pour les comprendre, il faut impérativement lire. Je pense à mon avis le manque de lecture entraine le baisse de niveau de nos élèves et cela pourrait continuer même jusqu’au plan professionnel, la lecture est l’expression de la langue, elle occupe une place importante dans notre vie et notre parcourt intellectuel. Imagine qu’on soit demain un responsable ou un leader , on est appelé à lire des discours ou à écrire des discours. C’est dans ce sens que l’esprit poétique pourrait être un apport très considérable. Il est rare de voir des gens qui aiment la poésie et détestent la lecture. Pour aimer un poème, il faut le lire. C’est dans ce sens que ce concept souhaite s’inscrire dans le renforcement des techniques de lecture en passant par la poèsie . Dans le but de leur donner le gout de la lecture et l’amour de l’écriture en passant par la poésie.

Je pense, que ce concept regorge ce que nous recherchons pour valoriser la lecture chez les plus petits mais aussi demande des moyens financiers ou matériels dans la réalisation et je pense cela n’est pas du sort des enseignants de faire aimer la poésie aux élèves, car pour mieux enseigner une chose, il faut l’aimer ou la pratiquer. Nous ne sommes pas tous fait pour écrire un poème, cela émane d’un esprit artistique et les enseignants n’ont pas tous le don d’écrire ou d’enseigner la poésie au tout petit et aux enfants. Donc, il serait important, que le ministère de l’éducation puisse réfléchir à des approches dans ce sens en invitant des poètes, des écrivains à une élaboration d’idées de mise en pratique pour relever le défit de la lecture chez les tout petit et je crois, c’est une erreur de supprimer l’entrée en sixième, mais les avis sont partagés. Il est parfois incompréhensible de voir les enfants du public qui traînent des lacunes en lecture et pourtant tout les enseignants ont presque tous les mêmes diplômes et mieux encore ceux du public sortent des concours publics et sont employés dans la fonction publique mais les enfants à qui ils enseignent traînent plus de lacunes en lecture et dans l’expression de la langue française que les autres. Je pense , cela pourrait naître d’un taux d’expression plus élevé en langue wolof au détriment du français, mais aussi nous assistons à un manque de dynamisme, à un manque de sérieux, à un manque de rigueur, à un manque de vocation de la part de certains enseignants qui sont des conséquences parmi tant d’autres de la baisse tendanciel dans nos écoles publiques . Mais aussi, nous assistons à des perturbations scolaires liées aux grèves des enseignants qui se répercutent sur le résultat des élèves. Parmi ces aspects, il y’a plusieurs qui provoquent le baisse de niveau des élèves. C’est juste quelques aspects que j’ai pu souligner mais s’ajoute encore d’autres liés à l’évolution de l’internet et certains jeux électroniques qui occupent et préoccupent plus les élèves à la place des études. Cette baisse est remarquable partout dans public comme dans le privé. Par contre, dans le privé catholique ou certaines écoles laïques, on impose les enfants à s’exprimer en français afin d’améliorer leur niveau d’expression linguistique. Cependant, dans la poèsie, la diction, l’articulation et le gestuel est fondamental pour pouvoir déclamer un poème en beauté. Cette activité reste une activité éducative culturel à l’éveille de l’enfant. Je préfère faire danser les enfants avec des mots en leur suscitant l’envie de réfléchir, de penser et de créer que de leur faire danser avec des jambes ou d’exposer leur beauté corporel . Le but principal, c’est de faire en sorte que les enfants décrivent leur environnement et écrivent leur propre poème, leur donner la parole, leur donner l’occasion de s’exprimer et de déclamer des poèmes d’auteurs ou leur propre poème en spectacle ou lors d’un concours inter scolaire.

A mon avis, quand on crée des matières de ce genre art scénique au primaire, il serait mieux de former ceux qui ont les prédispositions dans ces matières afin qu’ils échangent et partagent leur expérience aux enfants. Conscient, que ces matières sont enseigner parfois par des profanes, ils feront le plus souvent une reproduction de tout ce qu’on les enseigne. Cependant, il leur sera difficile de produire et pour être productif, il faut produire. C’est ça qui fait la différence entre le profane et le professionnel mais aussi l’amour et la passion qu’on a et qu’on porte pour ce qu’on fait. La naissance du génie ne provient pas de ce qu’on nous apprend mais de ce qu’on aime. Cependant, les écoles ne s’intéressent pas que aux objectifs et au but de l’initiateur mais surtout à l’apport et au résultat qu’ils peuvent en tirer dans cette activité au profit des enfants et je pense toute les écoles qui ont eu à participer à cette activité reconnaissent la pertinence de ce concept dans la pratique. Ceci n’est pas pour nous un défit à relever, car nous avons l’amour de cette poèsie et nous avons une expérience de ce qu’on fait. Notre présence à Dakar est juste pour nous, une plateforme qui donne plus de valeur et de visibilité à ce concept qu’on souhaite partager avec un grand public à travers une chaine prête à diffuser ce concept pour en faire une activité enfantine au profit de l’enfance dans le quel, ils seront acteurs et dans le futur les auteurs de leur spectacle.

Notre motivation est compatible à nos objectifs, notre but et notre résultat dépend d’une logistique matérielle et financière pour une meilleure réalisation. Nul n’ignore aujourd’hui l’importance de la langue française dans le système éducatif, voir économique dans notre pays et dans le monde. De nos jours la langue française occupe une place importante dans nos différents secteurs d’activités et dans notre monde contemporain. C’est dans ce sens, que j’ai décidé de m’engager dans l’éducation des enfants à travers la poèsie dans le but de développer l’amour de la poèsie chez les élèves du primaire et dans un sens plus large contribuer à leur éducation.

Cela reste une motivation citoyenne et un engagement artistique de faire participer des enfants à des nobles cause aux quelles, ils pourront s’exprimer.

L’objectif général poursuivi est l’engagement de la couche jeune à travers la conscientisation et l’adoption d’un changement de comportement social au sein de la société via les enfants.

Cependant, on ne manquerai pas aussi de remercier le Ministère de l’Education qui nous a donné son accord et ces félicitations en nous mettant en rapport avec l’Inspection Académique de Dakar afin de nous mettre en rapport à son tour avec les IEF concerné dans le but d’étudier la faisabilité de ce concept. Nous tenons aussi à remercier toutes les écoles partenaires de ce concept qui nous ont soutenus dans la réalisation et la mise en œuvre de ce projet dont les bénéficières sont les enfants

Artiste Poète slameur
Marcel Cassien BADJI alias Ksi Apakéna






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