leral.net | S'informer en temps réel

L'Eglise sénégalaise condamne les caricatures sur le Prophète (PSL), fustige le terrorisme et appelle à la paix

L'attaque de Charlie Hebdo et la récidive, par le même journal, des caricatures sur le Prophète (PSL) continuent de susciter indignation et condamnation. Après le Pape François, Le Populaire renseigne que c'est au tour des Evêques du Sénégal de fustiger l'attitude de l'hebdomadaire satirique non sans condamner la violence.


Rédigé par leral.net le Vendredi 23 Janvier 2015 à 09:03 | | 0 commentaire(s)|

L'Eglise sénégalaise condamne les caricatures sur le Prophète (PSL), fustige le terrorisme et appelle à la paix
Face à la presse hier, le Cardinal Théodore Adrien Sarr, en compagnie de Monseigneur Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, André Guèye, évêque de Thiès, entre autres, a assimilé ces événements tragiques que le monde vient de vivre avec l'affaire Charlie Hebdo à une menace grave à la paix sociale, avec des conséquences déplorables, notamment à l'encontre des personnes innocentes. « Nous ne pouvons pas cautionner les caricatures de Mohamed, Fondateur de l'islam. Nous condamnons avec véhémence cette liberté qui se veut illusoirement absolue, sans limite, en offensant et en manquant de respect à l'autre, dans sa dignité d'homme, dans ses choix, sa foi et ses convictions religieuses », a dénoncé Monseigneur Benjamin Ndiaye. L'archevêque de Dakar d'ajouter : « La religion est une fibre très sensible, ne jouons pas avec le feu. C'est pourquoi, sans jamais entrer dans une logique de vengeance et de violence, nous dénonçons le caractère blessant de ces publications ». A ce propos, le guide religieux de préciser que « les auteurs de telles caricatures ne peuvent et ne doivent, en aucune manière, être assimilés à des chrétiens agissant contre l'islam », comme les réactions violentes survenues au Niger. D'ailleurs, fait-il remarquer, « leur idéologie est très souvent dirigée contre la religion chrétienne, et plus particulièrement contre les catholiques. On ne peut pas non plus injustement étendre cette hostilité à toute la nation française qui est composée aussi bien de croyants - chrétiens, musulmans, juifs et autres - que d'autres personnes désireuses de vivre en harmonie avec leurs semblables».

Mais il n'y a pas que Charlie Hebdo qui a été mis au banc des accusés. La conférence épiscopale a aussi condamné, d'après le journal, la violence meurtrière du terrorisme et du fanatisme de tous bords qui, disent ses membres, sous le couvert de la religion, porte atteinte à la vie des hommes, au nom de Dieu. « Ceci est inacceptable et incohérent, car la vie est un don sacré de Dieu. Personne ne peut s'arroger le droit de donner la mort. C'est le cinquième commandement de Dieu. C'est à nous que revient la responsabilité de construire cette paix, à travers nos paroles, nos comportements et nos actions de tous les jours », a indiqué l'ancien évêque de Kaolack.

Aussi, a-t-il salué les prises de position de beaucoup de chefs religieux, d'intellectuels et de tant d'autres personnes qui se sont prononcés en ce sens chez les musulmans et chez les chrétiens. Toutefois, les chefs de l'Eglise catholiques du Sénégal ont lancé un appel, pour préserver le Sénégal de tous les « démons de la division, de la haine et de la violence », telles nous que nous l'ont légué nos chefs religieux, musulmans comme chrétiens. « Ne cédons jamais à la pression des influences extérieures qui pourraient fragiliser cet héritage précieux, remettre en cause les fondements de notre société, et hypothéquer notre développement », a recommandé la conférence épiscopale.






Hebergeur d'image