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L'Union africaine refuse l’idée d’un mandat d’arrêt visant le président soudanais

Rédigé par leral .net le 10 Mars 2009 à 11:37 | Lu 565 fois

Le président de la Commission de l'UA Jean Ping, a souhaité et réaffirmé dans la journée d'hier lundi 10 mars que le Conseil de sécurité des Nations unies interrompe la procédure engagée par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir. Ce souhait de la Commission de l'Union africaine rejoint ainsi celle du président sénégalais qui, mercredi dernier (4 mars) affirmait déjà que cette décision de la CPI contre Omar El Bechir risquerait d'intensifier le conflit au Soudan.


L'Union africaine refuse l’idée d’un mandat d’arrêt visant le président soudanais
Le chef de l'Etat sénégalais, avait également estimé qu'au vu de la manière dont fonctionne la Cour pénale internationale (CPI) elle donne l'impression aux Africains d'être une juridiction tournée essentiellement vers la poursuite de leurs responsables. C'était lors de lors d'une conférence de presse donnée au Palais avec la présidente de Finlande, Tarja Kaarina Halonen, en visite d'Etat à Dakar la semaine dernière

"Assez avec ces gens" de la CPI, a lancé M. Ping au cours d'une conférence de presse à Khartoum, où il s'est auparavant entretenu avec le président el-Béchir.

La CPI siégeant à La Haye (Hollande) a délivré le 4 mars dernier un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Ce mandat d'arrêt est le premier du genre lancé contre un chef d'Etat, depuis l'institution de la CPI en 2002.

En juillet 2008, le procureur, Luis Moreno-Ocampo, avait accusé Omar El Béchir de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, province située au sud du Soudan.

Après la sortie médiatique du président sénégalais de la semaine dernière sur la CPI et le Soudan, de nombreux africains pensent également que le problème est que la Cour pénale internationale (CPI) ne s’attaque jamais à des chefs d’Etat protégés par des puissances politiques ou financières.

Mouammar Kadhafi, selon Radio Canada a déclaré, lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, que le mandat d'arrêt de la CPI « est un grave précédent contre l'indépendance des petits États, leur souveraineté et leurs choix politiques ».

Il a ajouté que la CPI « appliquait une politique de deux poids, deux mesures, en ciblant les États africains et ceux du Tiers-monde ».


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