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L’apologie de la corruption d’Etat.

Dans ce Sénégal où tout est en dessus-dessous, il ne restait que de voir des gens repus faire l’apologie de la corruption d’Etat, à visage découvert. Il faut dire que c’est de cela qu’il s’agit, lorsque certains ont voulu faire dans la rhétorique, user d’euphémisme pour masquer la forfaiture dont sont coupables certains hommes politiques. Les sénégalais ont été horrifiés d’entendre à la Radio, à la Télé, des énormités déversés par des politiciens véreux très embonpoints et des journalistes tordus, défendre l’indéfendable : ‘’Les fonds politiques, fonds spéciaux ou fonds secrets biens appartiennent à Abdoulaye Wade’’. ‘’Les partis politiques doivent etre financés’’. Nous avons entendu ce briscard de la presse, à Walf, dire que le Président de la République dispose des fonds politiques et l’utilise comme bon lui semble. Cela est totalement faux. Cette assertion pourrait être concevable si le Sénégal vivait sous le régime d’une constitution de type monarchique, théocratique ou autre Mais cela n’est aucunement acceptable dans une démocratie qui fonde son système politique sur la légalité et la transparence. Les crédits votés par l’Assemblée Nationale et mis à la disposition du président de la République ne doivent pas servir pour être distribués à des leaders de partis politiques de son camp. De même qu’il est tout à fait illégal d’utiliser ces fonds pour financer, des activités commerciales privées de quelque nature que ce soit. Le président a-t-il le droit de financer, à travers ces fonds, un individu dont sa connexion avec les milieux mafieux sont évidente ? Si la démocratie fonctionnait tant soit peu correctement au Sénégal, les révélations faites honteusement par le Premier Ministre, confirmées, de fait, non moins honteusement, par ses anciens ministres Landing Savané et Bassirou Sarr (soulignons qu’ils n’ont pas nié les faits, mais contesté le montant des 30 millions annoncés par le Premier Ministre et les 10 ans), suffiraient pour mettre en cause le Président de la République devant la haute Cour de Justice. Comme c’est le cas en France avec l’ancien président de la République, Jacques Chirac, au sujet des emplois fictifs, de la Mairie de Paris. De même, pour le délit d’enrichissement illicite, Landing serait sommé de rembourser ou d’être traduit en justice.


Rédigé par leral.net le Mardi 31 Mai 2011 à 11:56 | | 4 commentaire(s)|

Au demeurant, pour paraphraser un ministre de Wade, actuellement ministre de l’intérieur, disons que nous avons un système politique où ceux qui l’animent théorisent la démocratie et agissent en théocrates. Marchant sur la langue de son Premier Ministre, Bass faisant l’apologie du système de corruption d’Etat et pour fortifier ses défenses, s’est fourvoyé en allant jusqu’à rendre public les ‘’confidences’’, faites à lui, par un respectable chroniqueur, en insinuant, de façon insidieuse, que le journaliste en question est aussi victime du ‘’système Wade’’ du fait qu’il n’écrit plus contre lui. Assurément nous avons assisté, à un amalgame honteux, de la part de cet intriguant de cour, d’un autre âge. Mais il s’est fourvoyé car son leader et son parti n’ont pas adopté, au plan éthique, la même position que notre compatriote journaliste, toujours respectable et incorruptible. Car, lui, il n’a rien demandé au Président de la République, en contre partie pour aller se faire soigner en France. Wade, en tant que Président de la République il n’a fait que son devoir devant un cas de force majeur, pour sauver un citoyen en danger de mort. Tout comme il devrait pouvoir le faire pour rapatrier tout émigré en difficulté à l’étranger. Telle est, du reste, la philosophie qui sous-tend l’allocation de ces fonds, en Occident, à un Président responsable, par le parlement. Cela dit, ces considérations entrent dans le cadre stricte de notre droit positif actuel

Maintenant du point de vue politique, démocratique et au regard de la situation économique, social que vit notre pays, peut –on défendre aujourd’hui, le principe même de dotation de ‘’fonds monarchiques’’ (qui charrient toutes les perversions corruptives), au Président de la République et au Président de l’Assemblée Nationale d’un pays pauvre comme le nôtre ? Au moment où tout est prioritaire. Voila les termes du débat que la classe politique s’évertue à biaiser. Pour mesurer la perversion de l’utilisation de l’argent à des fins politiciennes par nos ministres et par le Président de la République, nous aimerions voir les psychologues-cliniciens nous toucher un mot sur l’état mental de cet enseignant resté deux mois sans salaire, qui tombe sur des images de la télé, montrant le président de la République, distribuer de l’argent à des quidams, venus à la salle des banquets du Palais, chanter ses louanges. La ligne politique distributive de billet de banques au palais de la République provoque par ailleurs des drames. Une Dame de la confrérie religieuse des Mbacké en a été victime, ces temps derniers. Informée certainement de cette ambiance, elle est allée voir le ministre chef de Cabinet du président, pour lui soumette ses doléances pécuniaires à l’approche du Magal. Faisant dans la démagogie il accusa la dame de tentative l’escroquerie qui a été jugée et condamnée sans autre forme de procès à une peine de prison ferme de plusieurs mois.
Tout ceci montre qu’il est plus qu’impérieux de mettre fin à ce jeu avec l’argent public qui a fini de faire éclater le parti ‘’And-Jëf’’ (s’unir dans l’action), devenu ‘’And-Jël’’ (s’unir pour la rapine), en plusieurs morceaux.
Pour en revenir à ces fonds, disons qu’au Sénégal on singe tout et tout le monde. Ce qui fait que l’esprit et la lettre des lois sont dévoyés, foulés au pied , tous les jours, par ceux-là mêmes qui sont censés les faire respecter. Les fonds secrets ou politiques, notions nées, en Occident sans doute, dans le contexte des deux guerres mondiales et de la guerre froide, étaient conçues pour faire face à des cas de force majeur qui commandent une action urgente dans le cadre de la défense nationale. Comme nous singeons les colons en tout, nous avons hérité cette ‘’coutume’’ et sa constitution à la France. Aujourd’hui, au Sénégal, le contexte est-il le même ? Devrions-nous faire voter des crédits pour allouer davantage de fonds conséquents à des secteurs économiques et sociaux vitaux ou le faire pour financier des activités privées plus ou moins douteuses, voire crapuleuses. Faisant le saut d’autres proposent le financement des partis politiques qui avoisinent (le nombre de 170), depuis que cette idée de corruption politique d’Etat a été agitée par des ONG publiques et privées qui financent plutôt la ‘’subversion démocratique’’. Comme le soulignait notre ami Moustapha Fall ‘’CHE’’, au nom de quoi devrait-on se lever pour demander le financement des associations, par ce qu’elles font de la politique. Et quelle politique ? Un vrai parti politique, lié aux populations (pour ne pas dire’’ lié aux masses’’, terme banni de nos jours), n’a pas besoin de ‘’fonds souverains’’ pour exister.
Pour tout dire, nous devons admettre que les partis politiques (gauche comme droite), ont raté le coche pour n’avoir pas mené les débats de société sérieux. Et les Assises Nationales n’y ont pas échappé. La réflexion sur la suppression du mandat parlementaire (source en grandement partie, de nos malheurs politiques), à la place de l’indemnité de session, demeure d’actualité. Nous pensons, que seuls le Jëf-Jël et le RTA/S, si nous ne nous trompons pas, défendent ce principe ? Aussi, l’application du principe du paiement ‘’après service fait’’ devrait être mise au goût du jour. Beaucoup de Sénégalais ne savent pas qu’il existe un ‘’corps’’ de personnels appelés conseillers coutumiers, payés à ne rien faire par le budget de l’Etat. Ce chapitre était logé, à l’époque, au Ministère de l’Intérieur.
A qui profite le crime ?

Ababacar Fall-Barros
Ancien contrôleur de gestion à la
Direction du Budget au Ministère des Finances
Dakar.



1.Posté par sido le 31/05/2011 12:20 | Alerter
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Merci, belle démonstration d'un connaisseur.

2.Posté par Burning Spear le 31/05/2011 14:49 | Alerter
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Merci pour cet article. Vous comprez bien la situation du Sénégal où la corruption, la paresse, le mensonge et le manque d'éthique sont les choses les mieux partagées et où on singe, comme vous le dites, les lois et les habitudes euopéennes.Nous avons besoin aujourd'hui d'une conscience nationale et patriotique pour sauver notre pays de ses bourreaux

3.Posté par paco le 31/05/2011 15:12 | Alerter
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je veux des conseils parceque ma femme a le consentement de sa mere de s' epouser à un mbacke mbacke sans mon avis je n'ai pas divorce le numero de la femme est 00221707006453 et mon numero est 00393458153908 .la femme s'appelle AIDA SANE actuellement elle est au senegal pour le mariage mais elle vit aux iles du CAP VERT à SAL SANTA MARIA son num 002382422576 sa mere s'appelle AMINATA DIOP et son pere BIRANE SANE 00221775126548 et son oncleBAKARY DIOD 00221764815038

4.Posté par antivol le 31/05/2011 16:01 | Alerter
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PAD
Nid de scandales.... Suivez mon regard
1. Certificat de sûreté du Port expiré depuis juillet 2009... et non encore renouvelé . Le marché afférent àl'évaluation avant re-certification truqué et filé à un cabinet bidon dirigé par un ancien banquier véreux qui ne connait rien à la sûreté maritime, mais grand ami ou complice du Directeur des Operations Ambroise Sarr.Cet ancien banquier du nom de Denis Ndiaye fait faire les plans à des employés du Port, qui comble de malhonnêteté ont participé à commission technique des marchés. .
2. Navire de de-pollution acheté à coup de centaines de millions, inadapté et non fonctionnel... C'e n'est évidemment pas perdu pour tout le monde!!!
3. Une société qui marche sur la tête: ... plus de cadres et encadrement que de personnel d’exécution...N'est ce pas Docteur en plagiat
4. Un militant et cireur de botte de monsieur 15% à la tête de l'entreprise .... C'est la gage le plus sur pour rester en poste de nos jours!!!
5. DP world, rehabilitation du mole 2, extention terminal à conteneurs....; ça ne vous dit rien???
6. Cauris d'or...sedar achetés, journalistes alimentaires et dirpub grassement favorisé
7. la loge , l'ordre... les frères .... ils se partagent le gâteau !!!!
....LISTE NON EXHAUSTIVE!!!!!! loin de la
Ces messieurs ont perdu tout crédit aux yeux de ceux qui les connaissent, mais ils s'en foutent royalement car ils ont une nouvelle religion qui s'appelle l'argent et un nouveau code de conduite: la trahison à la sauce traître. Le mot DIGNITÉ est inconnu au bataillon. Le larbinisme est leur clé passe partout.......
NOTA: En plus de surveiller les mouvements d'un ancien instituteur Kebemerois, l'IGE et les autres corps de contrôle devraient surtout faire un tour du coté de Dubai, bamako et Ouagadougou......le butin n'est pas loin de la !!!!

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