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L’autre partie de l’histoire sur l’albinisme au Sénégal

En 1996, j’ai fondé avec d’autre albinos, l’Association nationale des albinos du Sénégal. Son but était d’intégrer les albinos pauvres et marginalisés dans la société sénégalaise. Mon objectif initial pour cette organisation était d’aider des albinos à devenir autosuffisants ; s’instruire ; concevoir les services pour eux-mêmes ; résoudre leurs propres problèmes, améliorant ainsi leur style de vie.


Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Novembre 2011 à 20:02 | | 0 commentaire(s)|

L’autre partie de l’histoire sur l’albinisme au Sénégal
J’ai situé le financement pour construire un centre communautaire pour des albinos. Ce fut un effort combiné et généreux. Le Gouverneur de Thiès a fait don d’un terrain à Sampathé et le gouvernement américain a financé la construction. Notre organisation a immédiatement commencé à fournir des services de santé et des causeries, l‘alphabétisation, la formation en couture, etc. Contre ma volonté, les albinos ont nommé le cen­tre en mon honneur, Robinson House Community Center for Albinos.
En mon absence, malheureusement les choses ont radicalement changé. Au fil des années, en raison de mauvaise gestion, les services de programme aux albinos sont devenus inexistants. Pendant les sept dernières années, il n’y a eu aucun apport démocratique pour les activités au centre. On a dit aux membres que le centre est désormais privé. Cette organisation et ses lois n’ont jamais été conçues pour le bien d’un ou deux albinos. Il devait servir tous les albinos au Sénégal, avec leur apport démocratique.

Je suis resté silencieux jusqu’à présent. Je voulais que les albinos du Sénégal essaient de résoudre leurs problèmes internes eux-mêmes. Mais à cause de cette parodie de justice. Je me prononce maintenant.

Il y a une expression en anglais : «Ne croyez pas tout qui rencontre l’œil.» Récemment, il y a eu un blitz médiatique sur l’albinisme. Dans le journal et la télévision, l‘Anas a été discuté et mon nom n’a pas été mentionné comme sa fondatrice et marraine. Pourquoi ? Il y a les forces qui ont repris cette organisation humanitaire, désormais dirigée avec le style dictatorial. Il n’y a plus d’officiers, plus de Conseil d’administration, plus de membres votants. En utilisant le nom de l’Anas, ces mêmes forces refusent de suivre les lois de l’Anas qui appellent aux activités démocratiques, transparentes, res­ponsables, apolitiques. En utilisant le nom de l’Anas, ils cherchent des fonds qui ne semblent jamais profiter à l’organisation.

En attendant, les albinos du Sé­né­gal continuent à souffrir : la mendicité dans les rues, la mauvaise santé, sans formation, aucune opportunité, etc. L’exception inclut seulement un ou deux albinos qui semblent avoir profité de l’Anas, qui assiste à des formations sous le nom de l’Anas, qui ont pu voyager sous le nom de l’Anas, qui a maintenant des emplois et bénéficie d’activités au centre communautaire. Ma­lheu­reu­sement, les albinos qui ont réussi, semblent maintenant marginaliser leurs compatriotes albinos pairs en bloquant leur participation et le développement du programme. C‘est une étude intéressante de la nature humaine.

Après avoir reçu beaucoup de plaintes des membres, j’ai souvent été au centre des Albinos et en ai été témoin il y a peu ou pas de services ou programmes pour la population d’albinos. J’ai été très découragé un jour, un programme de repas gratuit pour les pauvres, organisé par une Ong dans notre centre. Aucun albinos n’était présent pour recevoir ce repas gratuit ! On m’a simplement dit que les albinos ne sont pas admissibles. Ils ne répondent pas aux exigences de résidence. Eh bien pourquoi ne pas organiser des services pour lesquels les membres sont admissibles? Le centre était tellement délabré et mal géré, que j’ai personnellement acheté la peinture et ai aidé à repeindre la pièce pour une réunion du Comité consultatif que j’ai convoqué en avril de cette année.

Les officiers dûment élus et les membres de l’Anas/Fnas ont été bloqués et ignorés à chaque tentative de s’exprimer et d‘accéder a nouveau au Centre communautaire pour les Albinos, pour faire avancer leur programme et services. Même si les albinos sont tout naturellement inexpérimentés, ces membres on édifié une honorable tentative de reprendre leur Centre communautaire et de pousser cette organisation en avant. Ils ont essayé de parler à l’actuel directeur du centre, ont formellement demandé l’accès à leur Centre communautaire, tout comme ils ont officiellement demandé à avoir une marche de solidarité dans Thies. Ils ont aussi tenu une Assemblée générale durant laquelle ils ont réorganisé, voté en officiers et mis à jour des lois. Et ils ont présenté leur problème au gouvernement local de Thiès.

Partout dans le monde, il y a des querelles et la rébellion. Les gens sont fatigués de la mauvaise gestion, l’égoïsme, l’auto promotion. En 2011, les albinos du Sénégal se trouvent précisément dans la même situation.

Au cours des deux dernières d’années, j’ai rencontré les deux factions. Je vois qu’il y a une longue bataille permanente entre les deux factions. Il est un peu compliqué, tant à mon avis le problème est probablement basé sur la mauvaise gestion, le pouvoir et l’argent. J’ai essayé de souligner les besoins d’une gestion transparente et ai essayé de construire un pont pour relancer cette organisation. Ma­lheu­reusement, cela n’a pas été possible.

Je vieillis et aimerais profiter de mon temps au Sénégal, comme je l‘ai fait au cours des années. J’ai seulement essayé de faire quelque chose de bon pour le Sénégal, en servant comme volontaire de Corps de la Paix et plus tard la Fondation de l’Anas. Mon cœur est lourd quand je vois ce qui se passe avec les albinos. Tant d’années perdues, tant d’occasions perdues, tant d’albinos non servis. Je prie que l’Anas devienne à nouveau l’organisation qu’elle a été destiné à être; c’est-à-dire une ressource crédible pour les albinos au Sénégal.

Je crois sincèrement que chaque personne dans ce monde, devra un jour répond à la question de notre Créateur : «Comment avez-vous vécu votre vie ?» Il pèsera nos réponses sur son échelle de vérité et la justice.

Lala Robinson
piccmi.com






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