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L'avocat de Aïda Ndiongue fait la leçon au ministre de l'Intérieur et blanchit sa cliente

Lors du passage du gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a abordé le cas Aïda Niongue, en prison depuis décembre 2013. Répondant à une question de la députée libérale Woré Sarr, Abdoulaye Daouda Diallo a fait savoir que l'ancienne sénatrice était poursuivie dans le cadre des produits phytosanitaires et pour enrichissement illicite présumé. Des déclarations qui ont fait réagir Me Mbaye Jacques Ndiaye, l'avocat de l'ex-mairesse des HLM, qui n'a pas été tendre avec le premier flic du pays.


Rédigé par leral.net le Samedi 14 Mars 2015 à 09:35 | | 4 commentaire(s)|

L'avocat de Aïda Ndiongue fait la leçon au ministre de l'Intérieur et blanchit sa cliente
«Il s'est immiscé dans le fonctionnement de la justice en violant le principe sacro-saint de la séparation des Pouvoirs Judiciaire et Exécutif», regrette l’avocat, selon qui «Aïda Ndiongue attache du prix à ce que (des) précisions soient faites». Qu’ainsi, «ce sont trois procédures et non deux la concernant qui sont actuellement en cours. Il s'agit de celle relative à l'affaire dite des produits phytosanitaires pendante devant le Doyen des Juges d'instruction, celle relative aux motopompes, bacs à ordures, tentes et aux 35 maisons de l'outil, instruite par le Juge du deuxième cabinet». Cette affaire, dit l’avocat, est «renvoyée en police correctionnelle et sera évoquée à nouveau le 17 mars prochain». Enfin, il y a «celle pendante devant la Crei». Et s'agissant de cette dernière, Me Ndiaye renseigne que «le Procureur spécial ne s'est jamais fondé sur un prétendu niveau de richesse qui aurait dépassé les revenus légaux de ma cliente pour la poursuivre». A l’en croire, «le Procureur spécial, en saisissant la Dic demandait aux enquêteurs de voir si Aïda N diongue ne détenait pas la fortune des dignitaires du régime de Wade et si par la même occasion elle ne se serait pas elle-même enrichie ! » Ce qui, tonne Me Ndiaye, est «d'autant plus incongru que (sa) cliente est riche depuis des décennies». «Par conséquent, doit cesser le galimatias», se désole-t-il. Des propos rapportés par Le Populaire.






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