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L’élection présidentielle est-elle menacée ?

L’hypothèse a pris une épaisseur depuis que le Conseil constitutionnel a rendu hier nuit sa décision définitive concernant les candidatures validées, dont celle de Wade, et invalidées. Première conséquence d’une telle décision : l’élection présidentielle de février 2012 est fortement menacée et pourrait ne pas respecter son calendrier républicain. Hier, sur le plateau d’une télé nationale, Amath Dansokho et Ousmane Tanor Dieng, figures de proue du M23, ont récusé le Conseil constitutionnel avant de brandir des menaces pour la non tenue de l’élection présidentielle si le président Wade ne renonce pas à se représenter pour un troisième mandat.


Rédigé par leral.net le Lundi 30 Janvier 2012 à 17:26 | | 1 commentaire(s)|

L’élection présidentielle est-elle menacée ?
Jusque-là, le Sénégal était suspendu à la décision des 5 sages sur la candidature du président Wade. Depuis ce matin, le pays est entré officiellement dans une crise politique et une impasse qui n’augure pas de lendemains meilleurs. Au rythme oû vont les choses, la situation peut dégénérer d’un moment à l’autre et occasionner un climat insurrectionnel. La classe politique sénégalaise a définitivement pris le Sénégal en otage et ne se fera aucun cadeau. Passée la bataille juridique pour l’invalidation de la candidature de Wade, le M23 et l’opposition sénégalaise se rendent enfin compte que c’est un combat avant tout politique. Le président Wade ne cédera pas après avoir conforté une seconde fois par les magistrats. Le M23 appelle à la résistance citoyenne et organise dés demain une marche qui sent le poudre. Pendant ce temps, on semble oublier que la campagne électorale officielle démarre dans moins d’une semaine. Dans ces conditions de chaos perceptible, est-il possible d’organiser une élection présidentielle au Sénégal ? Le M23 a été clair : il n’acceptera d’aller en élection avec ce Conseil constitutionnel qui devra proclamer les résultats du premier tour le 26 février prochain. Un membre influent du M23 a même parlé de coup d’Etat électoral après le coup d’Etat constitutionnel. Il faut se rendre à l’évidence : la démocratie sénégalaise est à genou. Les Sénégalais se sont réveillés ce matin avec un profond malaise après avoir assisté durant le weekend à ce théâtre sombre qu’est devenu le paysage politique. Pour ne rien arranger, Alioune Tine, membre du M23 et leader de la Raddho est entre les mains de la police pour n’avoir pas su éviter les violences qui ont suivi vendredi dernier le rassemblement des Forces vives de la Nation. Ou va le Sénégal ? Le pouvoir libéral et l’opposition sénégalaise sont aujourd’hui face à l’histoire : l’issue de cette tragédie sera politique ou ne sera pas. Un dialogue est-il encore possible ? Le M23 s’est radicalisé depuis ce weekend et ne semble pas laisser le choix à Wade. Sinon celui de démissionner et de renoncer à se représenter. Cette hypothèse est une source de blocage qui n’est pas prêt de se déserter. Le Conseil constitutionnel a pris toutes ses responsabilités. Le M23 entend en faire de même. Le camp au pouvoir, dans le rôle idéal, observe et attend. Le peuple sénégalais lui, pris en otage par autant de politique politicienne, assiste impuissant au festin lugubre de ceux là chargés de changer son destin.

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1.Posté par JeVeuxComprendre le 30/01/2012 22:48 | Alerter
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En droit prime l'autorité de la chose jugée mais l'actualité nous enseigne qu'un tel primat ne vaut qu'en Occident. Le traitement de l'information est fort déséquilibré comme si au Sénégal les citoyens honnêtes n'existent pas ; une certaine presse française n'avait d'yeux que pour Youssou Bolloré-Ndour. Les sensibilités sont convoquées, le fourre-tout pour exiger l'innommable, pour cautionner les dérives qui ne peuvent laisser de plis, pour greffer dans un corps sain des éléments aussi étranges qu'indicibles. Le citoyen est un condensé de sensibilités ; le Sénégal a façonné ses fils dans un ceruset culturel accepté, car discuté dans le temps sous l'empire des invasions négationnistes et ethnicides, somme toute liberticides, et des compromis rédempteurs. NON ! ne convoquez point de choses jusqu'ici ignorées ou tolérées. Un conflit c'est une dérision en puissance et en latence. Vous qui êtes si puissants, si raffinés dans les pratiques et si exigeants du point de vue morale, daignez expliquer pourquoi vous n'avez pas condamné ceux qui ont promis de mettre le pays à feu et à sang! N'auriez-vous pas de armes à faire écouler, n'êtes vous pas tentés de vus positionner ou de repositionner sur le bien sratégique Sénégal ? Soyons clairs et déterminés : le Sénégal refusera l'abject dessein des démons-incendiaires- ou sapeurs-pompiers de la 25 ème heure. Certes, en politique le mot hypocrisie est un aveu de faiblesse mais le cynisme est une arme fatale des lâches... Gardez vos euros et vos dollars ! Mais gardez-nous aussi de vos "avis" fumistes. Le sang versé déjà coûte cher en notre for intérieur ; nous y irons : aux élections, d'un pas décidé sans gloriole mais avec cette promesse de toujours perpétuer une tradition : le vote des citoyens, pour mieux affermir notre patriotisme.

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