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L'émergence en panne à Ziguinchor: 500 patients sont en attente d’être admis au bloc opératoire

Plus de 500 patients sont en attente d’être admis au bloc opératoire de l’hôpital régional de Ziguinchor depuis le 24 juin dernier, en raison d’un dysfonctionnements résultant d’un conflit entre le collectif des chirurgiens et la direction de l’établissement, a alerté, mardi, le représentant du personnel, Jean Niakar Faye.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Août 2016 à 22:14 | | 2 commentaire(s)|

L'émergence en panne à Ziguinchor: 500 patients sont en attente d’être admis au bloc opératoire
"Il y a eu un problème qui persiste au niveau du bloc opératoire depuis le 24 juin dernier, date à laquelle les chirurgiens se sont réunis pour décider d’observer un arrêt du programme réglé. C’est-à-dire à partir d’un temps préréglé, le service ne fonctionne plus", a-t-il expliqué à des journalistes. Représentant du personnel au niveau du conseil d’administration du centre hospitalier régional de Ziguinchor, Jean Niakar Faye a lancé "un cri de cœur" au nom des usagers du service public de l’hôpital régional de Ziguinchor qui attendent qu’une solution soit trouvée à ce problème.

"Il y a plus de 500 patients en attente d’être reçus au bloc opératoire qui est un service transversal. Rien qu’au bloc opératoire, il y a 300 malades qui attendent, sans compter les patients qui viennent d’autres services de soins", a-t-il indiqué.

"Le collectif des chirurgiens ne travaillent plus à plein temps", a-t-il déploré, faisant valoir que la chirurgie est "un domaine transversal qui touche aussi bien la maternité, l’urologie, l’ORL et tant d’autres" services.

Selon Jean Niakar Faye, ce mouvement d’humeur du collectif des chirurgiens vise à dénoncer "le manque du personnel dans le bloc opératoire". "Les chirurgiens ont produit un procès-verbal élargi à l’ensemble du personnel, à la direction et aux autorités. La direction répond toujours par des notes de service’’, a-t-il regretté.

"Personne n’arrive à trouver une solution à ce blocage. Qui a tort ou qui a raison entre les chirurgiens et la direction, ce n’est pas notre problème. Notre souci majeur est comment faire pour débloquer la situation et venir en aide aux populations et aux patients en attente d’être opérés", a insisté Jean Niakar Faye.

Le représentant du personnel en appelle au sens de responsabilité des chirurgiens, de la direction de l’hôpital et des autorités étatiques.

"La situation perdure depuis près d’un mois et demi, mais ni le ministère de la Santé, ni l’appareil étatique ne se sont exprimés sur la question, alors que le gouverneur et la région médicale sont informés depuis le début", a-t-il déploré.

Aussi la situation devient-elle "dramatique pour certains patients", si l’on, en croit Jean Niakar Faye. "Pas plus tard qu’hier, a-t-il rapporté, un membre du personnel a perdu un parent qui devait être opéré mais qui n’a pas pu bénéficier des services du bloc opératoire".

"Si un membre du personnel perd un être à cause de ce blocage, que dire pour les autres patients lambda ?", s’est interrogé M. Faye.

Le directeur de l’hôpital régional, le docteur Abibou Cissé, se disant en phase avec le représentant du personnel, a reconnu les difficultés notées au service du bloc opératoire. "Mais une solution va être trouvée", a-t-il promis, ajoutant : "Une rencontre a eu lieu hier (lundi) avec le gouverneur en vue de procéder à une reprise des activités du bloc".
APS






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