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L’ex-danseuse des Touré Kunda milite pour la mise en place d’un ballet africain

APA - Dakar (Sénégal) – L’ex-danseuse du groupe musical sénégalais Touré Kunda, Seynabou Diop, milite pour la mise en place d’un ballet africain à même de véhiculer la richesse culturelle du continent et de l’imposer au monde.


Rédigé par leral.net le Dimanche 15 Février 2009 à 20:31 | | 0 commentaire(s)|

L’ex-danseuse des Touré Kunda milite pour la mise en place d’un ballet africain
« Mon objectif, ce n’est pas forcément le Sénégal, mais l’Afrique dotée d’une école (de danse) patronnée par les gouvernements ou par les subventions de l’extérieur », confie-t-elle à APA, à Dakar.

Selon elle, la vocation de cette école de danse serait « de reprendre toutes les richesses des danses africaines, d’organiser des stages rassemblant périodiquement les meilleurs danseurs du continent, de partager les diversités culturelles et de monter un ballet africain ».

« Mon projet est énorme, car j’aimerais bien qu’on entende l’Afrique dans le monde comme les ballets russes. Un ballet africain qui joue partout dans le monde et qui véhicule la richesse des danses africaines », poursuit la danseuse sénégalaise.

Pour Seynabou Diop, l’Afrique a une multitude de danses encore inexploitées. « L’Afrique est un continent aux immenses ressources et la danse en fait partie. Malheureusement, nous n’avons pas encore tiré tout le profit que la danse peut nous offrir. Nous devons retrouver nos sources et les valeurs de notre danse qui est loin de la peinture qu’en font certains par la faute de ceux et celles qui restituent à travers les écrans ce côté obsolète qui est loin de refléter la vraie danse africaine », analyse-t-elle, soulignant que « les Africains savent danser, mais n’ont pas la base qui leur permet de s’élever au niveau international. C’est là qu’il faut faire le travail ».

« Il faut qu’on cesse de s’amuser avec la danse qui est une ressource énorme pour l’Afrique », s’emporte Seynabou Diop, aujourd’hui quinquagénaire revendiquant une trentaine d’années d’expérience de danseuse internationale avec, outre le groupe Touré Kunda, les chanteurs Mory Kanté, Salif Keïta et d’autres groupes de par le monde.

A ce propos, elle va en guerre contre les tendances obscènes des danses

« Il faut qu’on rende propre la danse africaine en retrouvant nos sources. Quand on voit, par exemple, ce qui se passe au Sénégal, on se rend compte de l’énorme fossé entre ce qui se fait ici et ce qui se passe au niveau mondial. Pour être un danseur de niveau mondial, il faut plusieurs heures de travail par jour et être passionné. Il faut aussi se faire respecter par les populations qui assimilent souvent les danseuses à des prostituées, vue la façon obsolètes dont certaines dansent », plaide l’ancienne danseuse du groupe Touré Kunda qui nourrit l’ambition d’implanter au Sénégal une école de danse ouverte à toutes les cultures africaines.

« On commence par le Sénégal, avant de s’ouvrir aux autres pays d’Afrique pour monter un ballet constitué de jeunes formés qui pourront devenir des professeurs », suggère celle réclame un statut de « danseuse de dimension internationale ».


NM/mbt/APA






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