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L’honneur de Niasse

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui a commencé la politique à un âge où Macky Sall n’était « pas encore né » (sic), a une singulière façon de s’exclure de l’histoire. Il a convoqué le comité directeur de son parti, en hibernation depuis des lustres, juste pour déclarer sa flamme au président de la République. Son parti, il n’en veut plus. Il est bien au perchoir, avec les honneurs derrière lesquels il court depuis longtemps.


Rédigé par leral.net le Jeudi 14 Février 2013 à 00:24 | | 0 commentaire(s)|

L’honneur de Niasse
Un vrai marathonien ! Normal, il a ôté à l’Alliance des forces de progrès toute sa substance. Peu sûr de sa force électorale, il s’est lancé dans un « Bennoo » qui a laissé le beau rôle à des alliés plus baratineurs que politiques. Sa large coalition s’est classée troisième, derrière le dinosaure Abdoulaye Wade et le néophyte Macky. 55 ans d’engagement politique pour un statut d’éternel faiseur de roi.

En 2000, il avait fait élire Wade. Premier ministre pendant juste 11 mois, il fut obligé de dire à son patron « Au revoir. Merci ! ». Officiellement pour ne pas fondre son parti dans le Pds. Officieusement parce qu’il lorgnait avec des yeux grands ouverts le fauteuil de Gorgui. Il ne veut plus vivre la même mésaventure avec son nouveau bienfaiteur. Deuxième personnalité de l’Etat, ça monte vite à la tête. Alors Niasse distribue ses notes. Idy : qu’il reste dans BBY et qu’il joue à « je t’aime, moi non plus » avec Macky. L’Afp : ils n’ont qu’à se trouver un patron plus jeune, lui n’a plus le temps. Le Pds : des assassins qui ont voulu lui faire la peau il n’y a guère. BBY : une alliance à arroser avec amour pour que les fruits à partager soient encore plus savoureux. Que ne ferait-on pas pour rester au perchoir. Espérons que cette faconde incline ses partenaires de l’Apr à lui consentir un retour aux cinq ans pour le président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’Etat qu’il est.

On se rappelle, pourtant, que pendant la campagne électorale pour la dernière présidentielle, son truculent allié, Me El Hadj Diouf, avait accusé des forces occultes après un accident de la caravane de « Bennoo Siggil Senegaal » à Matam. Quand la présidence se dérobe, on accuse toujours les autres. A Idrissa Seck son « plus grand complot contre un homme politique » et ses « attaques mystiques », à Niasse ses « assassins » et ses jeteurs de mauvais sort. Ainsi va la politique sous nos latitudes : « J’y suis, j’y reste ». Il ne reste plus qu’à demander à Pape et Cheikh de mettre ce slogan en musique.

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