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L’hypertension artérielle : Seules les hypertensions dites malignes nécessitent un traitement médicamenteux d’emblée

Notons que la diminution globale des chiffres de la pression artérielle dans la population en général n’est pas une lubie de quelques chercheurs, mais une nécessité de santé publique. Or la santé coûte cher. Néanmoins, en traitant les personnes hypertendues, on diminuerait le risque de survenue d’accidents vasculaires cérébraux. Mais seulement un quart de la population traitée a des chiffres normaux. Une autre partie non négligeable a des chiffres de pression artérielle dits « limites », et cette frange de la population a un risque élevé d’accident cardiovasculaire.


Rédigé par leral.net le Vendredi 12 Novembre 2010 à 02:30 | | 3 commentaire(s)|

L’hypertension artérielle : Seules les hypertensions dites malignes nécessitent un traitement médicamenteux d’emblée
L’hypertension artérielle, ce monstre caché !

Les effets de l’hypertension sont sournois et lents. Dans le cerveau, c’est plutôt ennuyeux, cela se termine au mieux par des trous de mémoire et au pire par la paralysie d’un bras, d’une jambe, de tout un côté, de la parole. L’aorte, cette grosse artère qui part du cœur et descend jusqu’à l’abdomen, peut voir sa paroi se déchirer, conduisant à la formation d’un deuxième chenal qui entraîne des risques d’hémorragie gravissime en cas de rupture. Dans les reins, les petits vaisseaux sont aussi fragiles que ceux du cerveau. Toute perturbation de la circulation perturbe l’équilibre de la balance sodium/potassium. L’hypertension aggrave l’athérosclérose qui se manifeste par le rétrécissement du calibre des artères. Au milieu du footing occasionnel, c’est la barre qui survient dans la poitrine, douleur atroce qui descend dans le bras : direction l’hôpital, pour cause d’angine de poitrine ! Au cours de la balade en forêt pour ramasser des champignons, c’est « le crabe dans le mollet » au bout de 500nètres (300 mètres si l’on fume !) qui oblige à s’arrêter.

Les médicaments et l’hypertension !

Seules les hypertensions dites malignes qui mettent en jeu l’intégrité de l’organisme nécessitent un traitement médicamenteux d’emblée. Les autres formes d’hypertension devraient d’abord être traités par les moyens naturels (exercice, régime). En pratique, les médicaments antihypertenseurs sont très largement prescrits. • Les diurétiques : Les diurétiques augmentent pour la plupart l’élimination urinaire en sodium. Mais ils ont des effets secondaires non négligeables. Certains diminuent le taux de potassium, ce qui peut entraîner des troubles du rythme cardiaque. Seuls 30¨% des hypertendus sont sensibles à l’action des diurétiques. • Les bêtabloquants : Ils agissent sur le système sympathique, ralentissent le rythme cardiaque et diminuent le travail du cœur pour pomper le sang. Mais il existe de nombreuses contre-indications. • Les bloqueurs de canaux calciques : Ces molécules agissent sur le relâchement des cellules musculaires de la paroi des vaisseaux sanguins artériels. Elles ont des effets secondaires indésirables et ne sont pas efficaces chez tous les hypertendus. • Les inhibiteurs d’enzymes : La découverte des gènes participant au contrôle de l’hypertension a permis de mettre au point ces molécules à l’action très ciblée. Mais elles ont de nombreux effets indésirables.

Qui est prédisposé à l’hypertension artérielle ? Un homme noir et un peu enrobé : le portrait type du candidat possible à l’hypertension. Mais il existe bien d’autres facteurs. Les études épidémiologiques en ont identifié quelques-uns. 1- Les gènes : Les noirs sont plus prédisposés génétiquement à l’hypertension artérielle en cas de consommation excessive de sel. On retrouve plus d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde, plus d’augmentation des chiffres de la tension avec l’âge et de maladies rénales dues à l’hypertension chez les Noirs que chez les Blancs. 2- L’âge : Dans les civilisations qui ont accès au sel, les chiffres de la pression artérielle augmentent avec l’âge. Un phénomène absent dans les populations qui ne consomment pas de sel. 3- Le sexe : Jusqu’à la ménopause, les femmes ont une pression artérielle inférieure à celle des hommes. Mais les valeurs se rejoignent ensuite, et les accidents cardiovasculaires sont aussi nombreux dans les deux sexes. 4- Les maladies : Certaines maladies des reins sont directement responsable de l’hypertension artérielle. Notons que certaines maladies rénales, qu’elles soient héréditaires ou non peuvent se compliquer d’hypertension artérielle. Il faut savoir, par exemple, que l’hypertension artérielle peut apparaître dans les premières semaines de la vie chez un enfant atteint de polykystose rénale récessive autosomique. De nombreuses substances hormonales entrent en jeu dans la régulation de la pression artérielle. L’adrénaline, entre autre, peut être sécrétée en excès et entraîner des maux de tête, des crises de palpitations et de sueurs avec une augmentation de la tension.

Hypertension artérielle, la pilule en cause !

La pilule contraceptive, riche en oestrogènes, entraîne une rétention d’eau, stimule le système rénal de contrôle de la tension, et peut induire une hypertension artérielle. Les oestrogènes des pilules sont des oestrogènes de synthèse. En revanche, les oestrogènes naturels utilisés à la ménopause pour en atténuer les effets néfastes ne sont pas responsables d’hypertension.

Que faire alors ?

En général, c’est surtout en modifiant notre mode de vie que nous pouvons modifier notre pression artérielle : • Le stress : Il est souvent incriminé dans l’élévation des chiffres de la tension, mais aucune étude n’a été conduite objectivement. • Le tabac : Il abîme plus les artères en les rigidifiant qu’il n’a une action directe sur la pression artérielle au long cours. Al a longue, ces artères rigides contribuent à augmenter la pression artérielle. Plus on est en surpoids, plus la pression artérielle est haute. Les autres facteurs de risque, sachant que les obèses mangent en général plus de sel et moins de potassium étant exclus ! • L’effet de l’exercice physique : Son effet est difficile à évaluer dans la population générale, car les personnes qui font régulièrement de l’exercice physique sont mieux portantes, moins en surpoids, mangent mieux avec moins de sel, plus de fruits et légumes, donc plus de potassium, ne fument pas et ne boivent pas beaucoup d’alcool. Cependant, l’exercice physique régulier semble aider l’organisme à maintenir une tension artérielle normale. • Mais c’est surtout le type d’alimentation qui explique l’apparition de l’hypertension artérielle. Les graisses n’ont pas vraiment d’action directe sur les chiffres de la tension, mais elles aggravent indirectement le risque d’hypertension artérielle car elles encrassent les artères. Cependant, la piste la plus sérieuse est celle du déséquilibre entre les apports en sodium et en magnésium. Les chinois observent il y a 3700 ans que « lorsque l’on absorbe de grandes quantités de sel, le pouls devient plus fort et plus dur ». Il faudra attendre 1904 pour faire à nouveau le rapprochement entre la consommation de sel et l’hypertension artérielle. Depuis, les études se sont multipliées, les observations dans certaines populations dites primitives ont été scientifiquement menées, et le débat est aujourd’hui largement alimenté : le sel est-il ce tueur caché que l’on dénonce ?

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien



1.Posté par aliou le 12/11/2010 07:58 | Alerter
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merci pour cet article très intéressant car nous avons besoin de ca

2.Posté par noums le 12/11/2010 18:53 | Alerter
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SUPERBE ARTICLE!

J'aimerai bien correspondre avec Mr Ndiaye,auteur de cet article que je vais copier coller tout de suite dans mes documents.
Mr Ndiaye,si vous lisez ma réaction je vous laisse ma boite à mail, Écrivez moi un mail je suis dans le même domaine que vous,je suis à Paris.
Plus exactement je suis professionnel de santé,sans être tradipraticien,ni phytothérapeute.
Par contre,on pourra établir une correspondance utile.
Mes hommages Mr NDIAYE.
noums.diouf@hotmail.fr

3.Posté par Diaz le 13/11/2010 20:32 | Alerter
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Noums, je te communique le contact de Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute-Tradipraticien. Une personne que j'admire pour sa qualité de travail et son serieux.

EMAILS:

sambamara2004@yahoo.fr

contacts téléphoniques :

00221775550529

00221773181750

00221766846177




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