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L’union fait la force et le M23 est une bonne base pour rassembler les patriotes.

Au vu du bilan du M23 depuis le 23 Juin 2011 soit au bout de 8 mois, on peut noter qu’il est satisfaisant et donne de réels espoirs de croire à ses capacités de réunir tous les patriotes engagés sans exception, de venir à bout du régime libéral. Sa capacité de mobilisation des populations s’accroit progressivement au fur et à mesure que nous avançons dans le temps. Il a réussi l’exploit de fédérer dans une large mesure et en un laps de temps, l’opposition patriotique, des personnalités indépendantes, des mouvements de la société civile, des artistes de tous ordres et de simples patriotes autour de la défense de la constitution et contre la candidature de Wade pour un 3e mandat inconstitutionnel.


Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Février 2012 à 02:57 | | 0 commentaire(s)|

L’union fait la force et le M23 est une bonne base pour rassembler les patriotes.
Il faut le reconnaitre, M23 renferme des lacunes réelles d’organisation, qui sont certes naturelles et compréhensibles parce que, inhérentes à la nature de cette forme d’organisation, qui accueille en son sein, des membres venant d’horizons divers, d’expériences diverses, d’hommes et de femmes politiques et non politiques. Alors, le défi de l’organisation doit être relevé dans les plus brefs délais, s’il veut bien contenir les foules de cette envergure, qui augmentent chaque jour davantage et accomplir avec succès sa mission historique. Il lui faudra divorcer alors avec l’informel et l’anarchie qui se manifestent parfois dans ses rangs, pour épouser des méthodes d’organisation modernes qui s’appuient essentiellement sur une discipline rigoureuse de groupe.

Il faut également malgré tout, reconnaitre qu’il a pu obtenir des victoires décisives sur le plan de la défense des libertés, telle que l’organisation des manifestations du M23 dans l’étendue du territoire. Sans oublier, l’échec cuisant du coup de force de Me Wade, qui voulait instituer une loi relative à un ticket président vice-président avec 25% seulement des voix exprimées. Ainsi au lieu d’un quart bloquant, il allait être celui qui débloquerait le verrou. Mais ces succès-là, bien que réels -ne doivent pas occulter aussi les faiblesses du mouvement-, n’ont pas été suffisants pour nous permettre d’atteindre un de nos objectifs prioritaires à savoir, empêcher la candidature de Me Wade à l’élection présidentielle du 26 Février 2012. Dès lors, nous ne devrions pas faire fi de la réalité, qui nous impose de parfaire et de perfectionner l’organisation du M23. J’entends par là, un appareil de direction homogène, suffisamment doté de tout ce qu’il faut, pour prendre en charge et faire face à toutes les questions organisationnelles.

L’engagement patriotique constant et les nombreux sacrifices consentis depuis lors par les membres du M23 pour leur pays, méritent absolument d’être couronnés de succès. Voilà pourquoi, il ne faut pas s’arrêter à mi-chemin, pour renforcer davantage l’unité et la cohésion dans ses rangs, pour le triomphe de la noble cause du M23, par-delà, du peuple sénégalais sur Abdoulaye Wade et tous ces souteneurs honteux. Le jugement rendu par le Conseil Constitutionnel était prévisible pour beaucoup d’entre nous et c’est d’ailleurs le contraire qui aurait dû nous étonner. En se fondant sur les énormes avantages et privilèges indécents qui leur ont été attribués, à la veille de l’examen de la validité de la candidature de Me Wade et le simple fait qu’ils les aient acceptés sans état d’âme, scellait du coup un contrat tacite entre les cinq et Me Wade. Il est bien établi que les cinq qui étaient déjà couchés sur un matelas offert de 5 millions d’augmentation de salaire plus une voiture de luxe et d’autres avantages en nature, avaient pieds et poings liés. Si on se rappelle bien des propos de Me Wade sur les magistrats, les cinq « sages » font sûrement partie de ces magistrats qu’il traitait d’esclaves, il n’y a guère longtemps. Selon lui, ils sont si attachés aux privilèges économiques, qu’ils préfèrent demeurer esclaves plutôt que des hommes libres. Par conséquent, au lieu que ce verdict nous démoralise ou déstabilise, il doit être plutôt un motif réel pour renforcer la détermination et l’engagement pour cette noble cause, consistant à défendre nos institutions et au-delà notre peuple tout entier sans exclusive.

Ce qui commande de facto, que si toutefois, des divergences crypto-personnelles existaient entre les membres, elles devraient être enterrées aussitôt, au profit de l’intérêt général, pour faire face à l’unique et seul adversaire, Abdoulaye Wade. Le M23 et tous les patriotes de notre pays, n’ont en aucun cas, le droit d’être abasourdis par le verdict des cinq « sages » du Conseil constitutionnel. Verdict qui est en fait un ordre ou plutôt une injonction de Me Wade, qu’ils devaient sans broncher, exécuter, tels des robots.

Me Wade fidèle à sa devise : diviser pour mieux régner, a tout entrepris pour casser le M23, en passant par les intimidations, les accusations fallacieuses, les interdictions, la non reconnaissance, la corruption, la provocation et enfin les arrestations pour couper la tête du mouvement. C’est de bonne guerre, mais insuffisant pour saper la détermination à poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale, c’est à dire dégager Wade. Me Wade disposant de l’appareil d’Etat, de toutes les forces de répression et également de l’argent du contribuable pour corrompre des vermines, utilisera tous ces moyens et mêmes d’autres invisibles contre le M23. Les émeutes du 27 au 31 janvier qui ont fait plusieurs blessés et des morts l’attestent parfaitement. Une riposte efficace résiderait dans une bonne organisation, dans la discipline, le respect mutuel entre membres, la cohérence et la précision dans les objectifs visés, l’unité et la solidarité dans les actions bien muries à entreprendre. Il en est de même que les mots d’ordres doivent être clairs et consensuels pour éviter les dérapages, la cacophonie et les contre-ordres distillaient par des infiltrés et irresponsables. Tout cela, pour dire que la vigilance doit être de rigueur au sein du mouvement, afin de déceler éventuellement, les agents du pouvoir qui ont infiltré le M23. La mission du M23 étant très sérieuse et historique, ne peut tolérer ou s’accommoder de décisions prises au hasard ou après des atermoiements.

Le M23 coiffe effectivement tous les membres du mouvement quels qu’ils soient, par conséquent, l’esprit qui devrait prévaloir au centre de ce combat, c’est de fraterniser au lieu de rivaliser pour telle ou telle raison. A cet effet, les leaders de partis, de mouvements ou de coalitions doivent insister fortement auprès de leurs militants pour qu’ils observent cette attitude de confraternité, de solidarité, de discipline et de respect des consignes donnés par les organisateurs, pour le triomphe d’une juste cause qui nous est commune à tous. L’observation et le respect des recommandations citées plus haut, par tous les membres, renforcerait de manière qualitative, la tenue des manifestations du M23, par voie de conséquence leur succès.

Le respect à la différence doit être un code de conduite des membres du M23, compte tenu de sa nature d’organisation cosmopolite. Le M23 qui est né spontanément, dans le feu de l’action est une union de la diversité, qui a pu rassembler en son sein des organisations qui se regardaient hier en chiens de faïence et où la suspicion était la chose la mieux partagée. Il a permis cependant de vérifier que, quand les citoyens patriotes s’accordent sur l’essentiel pour une juste cause, ils peuvent cheminer ensemble, indépendamment de quelques divergences inévitables que les uns et les autres, doivent accepter et tolérer, afin de pouvoir ensemble faire le chemin nécessaire pour atteindre le but commun. En cela, le M23 est original et rappelle à quelques égards, les Assises nationales. C’est pourquoi, tous ses membres devraient s’accorder et tout faire, pour le renforcer, comme une force sociale dynamique. Sa croissance ascendante de jour en jour, fait qu’il deviendra sous peu de temps, avec une bonne organisation, un interlocuteur incontournable dans la recherche de solution à la crise. Voilà pourquoi, il faut parfaire la qualité de son organisation, le maintenir dans sa forme populaire actuelle avec une structure de direction souple, pour sauvegarder ses acquis.

Par nature, les personnes, quelles qu’elles soient, renferment naturellement en leur sein et à la fois, des vertus et des vices, autrement dit, des valeurs morales et des contre-valeurs morales. Et dans une approche dialectique relative à la lutte des contraires, selon que les vertus ou valeurs morales dominent et l’emportent sur les vices ou contre-valeurs morales, la personne incarne alors une somme de qualités morales et sociales avérées, qui lui imposent une bonne conduite morale en société et, dans le sens contraire, où les vices et contre-valeurs morales possèdent l’individu, c’est la porte ouverte à une conduite qui s’accommode sans état d’âme, de tous les interdits les plus abjectes de la société. Cela veut dire que, les valeurs ou contre-valeurs chez l’homme, précèdent l’activité sociale qui interviendra plus tard dans sa vie. Ces vices et vertus préétablis, déteignent sur l’individu et dans son comportement social et sur toutes les activités qu’il aura à mener dans la vie. Comme on le dit si justement, il n’y a pas de sot métier, mais le sot entache forcément son métier par ses sottises. Par conséquent, nous devons nous référer dans nos jugements, sur des valeurs objectives, telles que celles intrinsèques de la personne, preuves à l’appui, et non, sur les réceptacles qui les accueillent, comme par exemple, les institutions, les professions, les activités, les fonctions, etc…qui sont à priori condamnées d’avance comme malpropres. Autrement exprimé, je trouve que certains font parfois un mauvais procès ou un procès d’intention injustice à la politique. Si nous admettons tous que, la politique, c’est cet art ou cette manière de diriger la cité, ce n’est pas par conséquent, l’art lui-même qui est en cause, mais c’est plutôt l’artiste qui n’est pas apte et à la hauteur des exigences qu’appelle l’exercice de cet art-là. Dans la mesure où aucun pays ne peut exister en dehors de la politique, cela voudrait dire, qu’elle est incontournable dans les sociétés humaines. Il est certes vrai, que la conception de la politique peut-être bonne ou mauvaise. Et si toutefois, ceux qui sont chargés de son exécution, ne sont pas au service des populations pour satisfaire leurs besoins, n’ont pas l’éthique nécessaire pour conduire dans la droiture les charges qui leur sont confiées, évidemment, dans ces conditions-là, le résultat est désastreux comme c’est le cas avec Me Wade et le peuple sénégalais. C’est là la vraie question ! Par conséquent et au regard de ce qui précèdent, on peut bien affirmer que ce sont les valeurs incarnées par les hommes qui déterminent leur comportement et rejaillissent sur leur attitude dans la vie sociale.

Comme dit plus haut, le mal ou le bien réside en l’homme, bien en avant qu’il n’embrasse une activité sociale quelconque, sur laquelle se déteignent les valeurs positives ou négatives de l’individu. Et je n’en veux pour preuve que l’exemple assez illustratif du Conseil constitutionnel, avec ses cinq magistrats, déclarés sages. Comme on dit, le ver était déjà dans le fruit. Il est évident pour beaucoup de Sénégalais que ces magistrats-là avaient déjà un faible sur le plan éthique et un penchant très fort pour l’argent, avant qu’ils n’intègrent leurs fonctions dans cette institution.


Mandiaye Gaye
Gaye_mandiaye@hotmail.com






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