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« L’urgence est de casser les reins de l’Etat islamique en Syrie », selon Bernard Henri Lévy

le 25 Novembre 2015 à 10:57 | Lu 366 fois

L’écrivain et philosophe Bernard Henri-Lévy était l’invité d’Audrey Pulvar sur iTELE ce mardi soir 24 novembre. Il s’exprimait pour la première fois sur une chaîne de télévision française depuis les attentats du 13 novembre dernier.


Pour l’écrivain, l’attentat perpétré ce jour en Tunisie est l’une des preuves que nous ne sommes pas dans une guerre de civilisations « Islam contre l’Occident » mais bien dans une guerre politique, en présence de néo-fascistes s’en prenant aux démocrates, où qu’ils soient, en France ou en Tunisie.

Il a rappelé que Daech, n’est pas comparable à l’Allemagne nazie. L’Etat islamique est beaucoup plus faible que l’on ne le croit. Chaque bataille les confrontant réellement à de vrais soldats, c’est à dire aux combattants kurdes et en particuliers aux Peshmergas, se solde depuis un an par une défaite de l’organisation jihadiste. « Leur force est plutôt notre faiblesse », selon l’écrivain, « nous avons besoin d’une volonté politique » : « il faut aider les Kurdes qui sont la vraie force militaire sur le terrain ». Pour Bernard-Henri Lévy, l’urgence provisoirement principale est de « casser les reins de cette organisation criminelle qu’est Daech ».

Par ailleurs, interrogé sur le bilan de l’intervention en Libye, BHL est resté ferme : « le bilan de l’intervention en Libye est infiniment moins lourd que celui de la non-intervention en Syrie. On a bien fait d’empêcher la Libye de devenir une Syrie ».

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