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LA DEMOCRATIE DES GOURDINS DANS LA REPUBLIQUE DES BRIGANDS


Rédigé par leral.net le Jeudi 22 Mars 2012 à 17:00 | | 2 commentaire(s)|

LA DEMOCRATIE DES GOURDINS DANS LA REPUBLIQUE DES BRIGANDS
Depuis qu’un gourou drapé du manteau/caution d’un Vénéré Guide religieux aimé des Sénégalais, pour sa sagesse, son érudition et son haut sens de la répartie qui fit qu’en presque deux décennies de Khalifat, jamais il n’a prononcé de « NDIGËL SAUVEUR » en faveur d’un Candidat à une quelconque Election, a ouvertement pris faits et causes pour Wade, une situation nouvelle s’est créée au Sénégal. Car le cycle de violences ouvert au Sénégal par un pouvoir minoritaire assumant, ouvertement, son illégitimité, semble s’orienter vers une phase de très forte amplitude et d’une intensité inédite dans l’histoire politico – électorale du Sénégal.
Jamais, durant les douze (12) années pendant lesquelles il a régné sur le Sénégal, le pouvoir de Me Abdoulaye Wade, n’a, autant qu’aujourd’hui, usé et opté pour, la violence institutionnelle et impulsive contre les forces vives de notre nation. Longtemps durant, les analyses politistes du fait électoral en Afrique, de manière générale et au Sénégal, en particulier, subodoraient que les pays africains « brûlent » le plus souvent, au lendemain d’Elections contestées.
Lorsque les Règles du jeu démocratique ne sont pas respectées par le pouvoir ; quand la manipulation politicienne de l’Ethnie transforme le mouvement des masses ameutées en mouvement de confrontations communautaires, la cristallisation des facteurs crisogènes potentiels débouche, inévitablement, sur des dynamiques polémogènes dangereuses. Or, ce qui se passe au Sénégal, durant cette campagne, relève de l’extraordinaire !
Pour la première fois au Sénégal, en effet, un Régime politique joue sa survie dans une bataille électorale, non à partir de ses forces structurées autour du Parti supposé être son socle (le PDS) et moteur de son dispositif d’Alliances stratégiques (dans le FAL 2012), mais bien à partir des Forces de répression de l’Etat. Cette modalité toute nouvelle de stratégie de gestion/conservation du pouvoir ne renvoie point à la notion de Parti/Etat, tellement le PDS est politiquement mort et que de nouvelles forces sociales malaxant Transhumants – Mutants – Jeunes du passé résidus de la « Génération du Concret », confisquent le pouvoir sur la base d’un mode de capture de type mafieux. Toute cette engeance oligarque a pour point « centralissime », le monarque centenaire en quête d’éternité politique. Minoritaire et vorace, hussard et papelard, boulimique et médiocre, ce Clan défigure la République et disqualifie l’Etat de Droit.
C’est précisément, ce qui explique une autre des singularités du cours politique actuel. C’est en amont du processus électoral, que les crispations politiques autour de l’inconstitutionnelle Candidature de Wade à un 3ème Mandat, créent un très lourd et sanglant contentieux politico – électoral qui ébranle l’évolution politique actuelle de notre pays.
Le nombre de morts jamais enregistré à la veille d’une Présidentielle décisive, témoigne, si besoin en était, de l’enjeu capital que représente, pour le pouvoir, le scrutin du 25 mars 2012, au lendemain de la terrible désillusion du 26 février qui vit la perspective hallucinée d’une victoire au 1er Tour se transformer en une hantise cauchemardesque de défaite politique inacceptable !
Effaré par cette sombre hypothèse plus que probable, car quasiment certaine, le pouvoir s’affole, devient nerveux, grincheux, amer et agressif.
Dans un ultime sursaut de survie, il joue son « va – tout » dans la combinaison de deux pratiques : l’usage des techniques classiques d’invalidation du vote oppositionnel :fraudes massives, viol des consciences citoyennes par la corruption qui atteint un niveau jamais vu au Sénégal, attaques au rang de pâquerettes, de caniveaux et de poubelles contre le Candidat de Bennoo BOKK YAAKAAR, affabulations de nature à détruire la cohésion nationale… Tout est convoqué contre le candidat Macky Sall, afin que survive un régime de ruine nationale.
Cependant, les forfaitures du pouvoir se manifestent, également et surtout, aujourd’hui, à travers sa nouvelle arme de destruction massive de la démocratie (ADMD) : le Gourdin !
Ce choix n’est guère fortuit. Il témoigne de l’option du pouvoir de confisquer le suffrage des citoyens, dans la claire conscience que seule cette voie lui garantirait une victoire usurpée, dès lors que celle transparente, libre et démocratique des urnes, lui indique la porte de sortie. La stratégie de la peur, au cœur de l’exhibition et de l’usage abject des Gourdins adoubés par le Ministre de l’Intérieur, est, apparemment, en flagrante contradiction avec le discours électoral du pouvoir centré sur la mobilisation gagnante des « plus de 40% des Abstentionnistes » signalés au 1er Tour. Il ne s’agit, en réalité, que d’une « apparence », dans la mesure où le pouvoir sait bien que le terme « Abstentionnistes » n’est guère approprié pour désigner les Sénégalais qui ne s’étaient pas rendus aux Urnes, le 26 Février 2012. N’est – ce pas lui qui, pour endiguer la volonté citoyenne de le sanctionner, a procédé à une rétention délibérée de la livraison des Cartes Nationales d’Identité, permettant ainsi une forte mobilisation citoyenne (notamment du Mouvement « Y’EN A MARRE ») et politique (particulièrement du Bennoo Siggil Senegaal originel) ? Ne dut – il pas, alors qu’aucun acte de violence majeure n’avait émaillé l’évolution du processus politico – électoral (même s’il faut avouer que le pouvoir usait, comme à l’accoutumée, de la menace et de l’arrestation de jeunes des Organisations citoyennes et des Partis politiques, dans un contexte de rejet ouvert de ses pratiques antidémocratiques), jeter un peu de lest en procédant à l’allongement de la durée de la Campagne d’inscription sur les Listes Electorales ? Pire encore, en opérant des découpages électoralistes du territoire national, dans les Collectivités Locales conquises de haute lutte par le Bennoo, le pouvoir n’a – t – il pas orchestré un sabotage du vote dans ces zones ?
C’est pourquoi, même si, incontestablement, il y a eu comme dans toutes les Elections et dans tous les pays du monde, un taux remarquable d’Abstentionnistes, force est de reconnaître que son niveau très élevé est le fait, principalement, du pouvoir. Celui – ci s’est trompé d’analyse en transformant un constat général en loi politique électorale, dans la mesure où il est souventes fois souligné que l’Abstentionnisme favorise le pouvoir en place. Qu’inversement, toute mobilisation électorale forte des Citoyens, le défavoriserait ! Sonnés et mis KO debout par les populations qui les ont lourdement sanctionnés (aucun Président de la République, dans une Election au Sénégal, n’a eu un score aussi bas que celui obtenu par Wade le 26 février 2012, et qui assez proche de celui de Gbagbo, lors de la dernière Présidentielle ivoirienne!), Wade et son Clan sont contraints au recentrage de leur discours, sans trop y croire. Dès lors, l’espace du pouvoir est confronté à un véritable dilemme. Non pas Cornélien, mais bien Wadien: Abandonné par les populations et ne faisant pas entièrement confiance aux Forces de Sécurité de l’Etat, alors que l’on est déterminé à garder le pouvoir, advienne que pourra, que faut – il faire ? Wade a donné sa réponse. Après avoir exploré la piste des « Mercenaires » qui ont fortement ému les populations, l’arme imparable, à ses yeux, a un nom : le Gourdin.
Manié par des hordes manipulées par un illuminé enivré par les centaines de millions à lui offerts par Wade, le Gourdin intègre une stratégie planifiée dont les éléments structurants sont clairement identifiés : éviter que les agresseurs ne soient point considérés comme des « nervis » ; les différents « comités de bastonnade » sont soudés par cette « arme dissuasive » ; les raids sur les Centres ou Bureaux de Vote sont opérés avec l’arme, de connivence avec les forces locales résiduelles du PDS et avec certaines franges des Forces de Sécurité, aux fins d’y invalider le vote défavorable au pouvoir; l’attaque physique de certains leaders et des membres de leur famille ; enfin, créer un climat insécure permettant au pouvoir d’accomplir sa forfaiture suprême, à savoir la confiscation du suffrage des citoyens !
En somme, le brigandage politique déjà pleinement activé, est en passe d’atteindre sa période expressive maximale. Hélas, pour le pouvoir, sous d’autres cieux, des dictateurs incomparablement plus puissants que Wade usaient d’armes dissuasives autrement plus puissantes que le Gourdin, mais ont fini, pourtant, par être vaincus par l’irrésistible mobilisation de leurs peuples. Les Sénégalais ont décidé de mettre fin au règne du « Monnaie – Théisme » instauré par le Machiavel des Tropiques, qu’est Me Abdoulaye Wade, au brigandage qui disqualifie l’Etat de Droit, invalide la République, aggrave la misère sociale et la pauvreté de l’écrasante majorité de nos vaillantes populations.
C’est pourquoi, le 25 mars 2012, ni les Gourdins, ni les Cartes d’Electeurs achetées, ni les tentatives de faire voter massivement des Etrangers ou des Non – Inscrits sur les Listes Electorales, n’empêcheront les Sénégalais de voter massivement, pour tourner, définitivement, la page des Wade dans le grand Livre de la République au Sénégal.


Pr. Luc Malick SARR
Pôle Veille Riposte/Argumentaire de la Coalition Bennoo BOKK YAAKAAR.





1.Posté par deug le 22/03/2012 22:15 | Alerter
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http://www.dakaractu.com/VIDEO-Dans-l-intimite-de-Serigne-Saliou-et-Cheikh-Bethio-Thioune-Ziars-de-1987-a-2004_a16843.html

2.Posté par joob gey le 23/03/2012 09:13 | Alerter
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BETHIO A COMMENCÉ A DÉVIER DEPUIS QU'IL A CONTESTÉ L’AUTORITÉ DE SERIGNE BARA. IL EST COMPLÉTEMENT IGNORANT DE LA TRADITION MOURIDE OU LA DISSIDENCE N'EXISTE PAS. LES HIZBOU TARKHIA L’AVAIENT ESSAYÉ EN LEUR TEMPS CELA N’AVAIT PAS MARCHÉ

L’AUTORITÉ D'UN KHALIFE QUI N'EST PLUS DE CE MONDE N'EXISTE PAS. QUAND ON N'EST PLUS DE CE MONDE, ON NE DONNE PLUS DE DIRECTIVES C’EST PARCE QU'ON A DÉJÀ UN REMPLAÇANT VIVANT SUR TERRE QUI PEUT EN DONNER.

DONC TOUT CE QU'IL PEUT DIRE N'EST QU'INVENTIONS.

…………………………………………………………..

JE DISAIS QUE LA DISSIDENCE N’EXISTE PAS DANS LE MOURIDISME.

IMAGINEZ QUE LE KHALIFE GENERAL PRENNE LA PAROLE ET DISE CLAIREMENT QUE CE QU’EST ENTRAIN DE FAIRE BETHIO N’A RIEN A VOIR AVEC LE MOURIDISME, ET QUE QUICONQUE ACCEPTANT SERIGNE TOUBA COMME SON SERIGNE DOIT SORTIR DE CE MOUVEMENT, AUTOMATIQUEMENT CE SERA LE VIDE AUTOUR DE BETHIO.

JE NE CONNAIT PAS UN MOURIDE SENSE SUIVRE QUELQU’UN QUI EST EN CONTRADICTION CLAIRE AVEC SERIGNE TOUBA, DUSSE-T-IL S’APPELER MBACKE, A PLUS FORTE RAISON THIOUNE OU GUEYE(c’est mon nom de famille).

ET CE SERAIT LES DESCENDANTS DE SERIGNE SALIOU QUI SERAIENT LES PREMIERS A LE DESAVOUER.

PEUT ETRE QU’IL LUI RESTERAIT ALORS QUELQUES IRREDUCTIBLES POUR LE SUIVRE.

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